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Forum ChoixPC » » Archives : Divers - blabla et le reste - » » ****THE STORY****
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Auteur Sujet : ****THE STORY****
tazandrine
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Dec 27, 2001
Messages: 223
Posté le: 21-09-2002 à 11:29  | N° d'ordre sur la page en cours : 1 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 31 / 44
... D'ailleurs, elle est là, très langoureusement assise sur le canapé en cuir noir, l'air rêveur.

Elégante, sans sophistication, la veste du tailleur qu'elle porte s'entrouve sur un décolleté provocant. Il observe attentivement ce qu'il a simplement remarqué les autres fois : des cheveux longs, épais et naturels, des yeux en amande qui attirent comme un aimant, intelligents et manipulateurs, un visage maquillé d'une main sûre et experte, un corps svelte et harmonieux... Il aime la personnalité contrastée d'Isabelle.

"une liane et une lionne..." pense t-il.

Il frissonne dans l'obscurité et a l'impression que ses cheveux, tous sans exception, se dressent sur la tête. Il la désire avec une vigueur dont il s'étonne lui-même, éprouvant une envie insatiable du grain de sa peau et du parfum de son corps.

Elle se lève, se déplace silencieusement et s'arrête à quelques pas de lui, assez prêt pour le toucher mais n'en fait rien.

D'un geste alangui, elle le regarde droit dans les yeux tout en déboutonnant son chemisier. Elle se glisse sous la couette, s'enroule contre ses jambes, puis s'éloigne lui échappant de justesse. Elle le fait attendre, les lèvres à quelques centimètres de sa bouche et l'oblige à venir chercher les baisers.

Il avance la mains pour découvrir le visage d'Isabelle voilé par les cheveux, ne peut s'empêcher d'en caresser le soyeux... Elle se met à ronronner de plaisir et lui mordille le bout des doigts...

...Une douleur lancinante à la main le réveille en sursaut...

"Oh noooon..."

A ses côtés s'étirant sur le lit, un chat le regarde de ses yeux verts moqueurs, malicieux, de nouveau prêt à jouer de ses petites dents pointues.

"Décidément, cette fille me poursuit jusque dans mes rêves mais elle reste insaisissable... Pour le moment.."


[ Ce message a été modifié par: tazandrine le 22-09-2002 à 17:00 ]


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Deauville
''Prince des sockets''


Inscrit: Dec 07, 2001
Messages: 13859
De: ...Son 36 ème dessous!
Posté le: 25-09-2002 à 07:29  | N° d'ordre sur la page en cours : 2 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 32 / 44
Geoffrey se lève, prend une soucoupe dans le buffet, ouvre le frigo et y verse une rasade de lait, puis pose la soucoupe sur le rebord de la fenêtre à guillotine. Le chat saute sur la margelle, et renifle la soucoupe ; y donne deux coups de langue, puis saute dehors avec un air dédaigneux et s’éloigne en balançant sa queue de droite à gauche, en forme de point d’interrogation.
« Espèce de bourgeois », murmure Geoffrey, « gavé à tous les râteliers, tu ferais moins le fier si tu crevais la dalle ! ».
Puis il se tourne vers la pendule, et remarque qu’elle indique 4H48… Trop tôt pour se lever, trop tard pour se recoucher. Il passe alors vers la salle de bain.
Il en ressort habillé, en jean et tee shirt propre.
Il s’apprête alors à se réchauffer un café quand soudain, le téléphone retentit…C’est Isabelle. La voix est saccadée, angoissée !
-« Ils ne vont pas tarder à débouler chez vous, planquez-vous, ça canarde sec par ici… »
-« Qu’est-ce qui se passe ? »
Une détonation claque dans le combiné.
-« Ah !!! », Puis le bruit d’un corps qui tombe…
« Une porte qui claque, des bruits de pas, des trucs qu’on renverse, ils fouillent partout » ;pense Geoffrey.
-« Raccroche donc ce combiné ! » , C’est une voix d’homme, se dit Geoffrey.
-« Beep…beep…beep… » : Geoffrey raccroche à son tour, paniqué.
Ses neurones s’agitent à toute allure, il a à tout casser dix minutes devant lui pour se tirer d’ici ou élaborer un plan…Il se rue dehors. Le vieux Land Rover orange de Chris MAYRUWE se trouve à cinquante mètres. Chris ne le sort que quand il va à sa « résidence secondaire » comme il se plait à le dire. Orange était sa couleur originelle mais au fil des ans, on peut se demander si la rouille n’y est pas étrangère, presque la couleur d’un vieux cognac « hors d’âge » mais l’antique véhicule ne se bonifiait pas pour autant en vieillissant, pense Geoffrey en courant.
Les clés sont sur le contact, Geoffrey tourne la clé…Rien… pas un voyant qui ne s’allume. Puis il se souvient que Chris MAYRUWE n’a pas pu repartir hier soir faute de batterie, car il était rentré la nuit précédente de son « jardin secret » et avait oublié d’éteindre les codes. Les clés à pipes sur le siège passager et le capot déverrouillé le lui confirment ; il le soulève : la batterie est absente et doit être en charge quelque part. La trouver, la remonter, et en admettant que ça démarre, les « autres » seront déjà sur lui et l’auront tiré comme un lapin à découvert !
Geoffrey panique. Il se cache sous la bâche du pick-up pour cogiter. Ses yeux s’habituent à la pénombre, et il voit alors pleins d’objets hétéroclites, (comme de bien entendu dans la bagnole de ce bricoleur qui monte un rang de parpaings entre deux parties de pêche). Il trouve là du gros fil à pêche digne d’un poisson d’au moins cent kilos, un seau, des clous, un marteau, des briques, des sacs de plâtre et de ciment, des bas de lignes montées d’hameçons, des bottes, un canif, des pots de peinture, du fil électrique, des tournevis, des pinces etc.…
Ne pouvant fuir, il se voit contraint d’attaquer, et un plan commence à germer dans son esprit logique.
Il revient vers sa chambre avec le gros fil à pêche qu’il attache à l’anse du seau. En montant sur la margelle de la fenêtre, il plante un bon clou dans une solive puis y passe le fil et redescend. Il soulève la fenêtre à guillotine et lance à l’intérieur le reste du fil. Il met une brique dans le seau ;se ravise ; en met une seconde. Une fois rentré, il tire le fil jusqu’à monter le seau lesté sous les tuiles, où il devient invisible, pince le fil sous la fenêtre à guillotine et attache une allumette au bout pour maintenir le seau en suspend trois mètres plus haut.
-« Après l’épée de Damoclès, le seau de Geoffrey » ; pense t’il.
Il prend un bout de fil électrique d’environ deux mètres qu’il dénude aux deux extrémités et en introduit l’une dans la phase de la prise de courant la plus proche, puis il ferme la porte, éteint la lumière et attend, accroupi près de la porte, le fil dans la main gauche, le marteau dans la main droite.
Deux, puis trois minutes, (mais qui lui paraissent interminables) s’écoulent avant qu’un bruit ne lui parvienne.
La poignée commence à s’incliner, le penne rentrant silencieusement. Geoffrey pose la seconde extrémité du fil électrique sur la poignée. Un juron étouffé, un bruit sourd sur le sol de la véranda qui craque.
Alors il voit une longue lame luisante qui glisse sous la fenêtre afin de libérer le loquet à l’intérieur. Puis il voit disparaître l’allumette sous la fenêtre, entend le bruit du seau lesté de ses briques s’amortir sur un crâne et la chute d’un second corps sur le bois.
Il sort comme un diable de sa boite, et tombe nez à nez avec un type qui se relève en se frottant la main droite encore endolorie par la décharge électrique qu’il vient de recevoir. Le mec essaye de plonger maladroitement la main gauche vers le poignard situé le long du mollet droit. En une fraction de seconde, Geoffrey voit la Mort en face et blêmi. Il lance alors le marteau vers un endroit du type dont l’anatomie n’a déjà plus de secret pour le genou d’Isabelle. L’homme attrape le manche avec un sourire narquois, qui s’efface progressivement quand la masse d’acier s’enfonce dans ses chairs ; car de la main gauche, il n’a pu qu’amortir difficilement l’impact. Il lâche le marteau puis s’écroule à son tour près de son complice qui dort déjà avec le seau en guise d’oreiller.
« Ils ont tous les deux leur compte ! » se dit Geoffrey, puis il part au pas de course secourir Isabelle.
Quand il arrive là bas, il la trouve étendue près du téléphone, là où elle est tombée…Il cherche les traces de sang, la plaie occasionnée par la balle, mais ne trouve rien quand soudain il voit la cartouche hypodermique au sol. Rassuré, il écoute sa respiration calme, elle dort profondément. Il souri, soulagé, en observant l’endroit comme dévasté par un ouragan.
Il la soulève délicatement dans ses bras et la dépose sur le canapé qu’il a redressé du pied, et la recouvre du peignoir de soie blanche qu’il avait repéré au porte manteau de la salle de bain, le jour ou le lecteur de disquette du portable avait explosé sous ses yeux.
-« Le ménage laisse à désirer, ici » : se dit Geoffrey en observant les coussins gisant épars sur le sol et ayant libéré leur neige de plumes sur les papiers.
Il passe alors dans la cuisine et se met à préparer un café très fort (selon la légendaire recette du « café de cow-boy » qui consiste à mettre de l’eau à bouillir, y jeter un fer à cheval, puis ajouter du café jusqu’à ce que le fer remonte à la surface) afin de réveiller sa « Belle au Bois Dormant ».


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Tian
''Chevalier pourfendeur d'écrans bleus''


Inscrit: Oct 17, 2001
Messages: 7474
De: passage
Posté le: 06-10-2002 à 22:20  | N° d'ordre sur la page en cours : 3 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 33 / 44
Une fois le café prêt, Geoffrey revient vers Isabelle. Il s'assoit à côté d'elle sans la quitter des yeux. Il ne peut s'empêcher de penser à leur relation, si tant est que l'on puisse employer ce mot au sujet de ce qu'il y a entre eux.

Mais il ne peut nier l'effet qu'elle lui fait. Et là il se demande ce dont il s'agit... Une simple attirance physique? Un amour naissant? Il ne le sait pas. Enfin, il doit le savoir au fond de lui, mais ne veut pas se l'avouer.

"Pourquoi est-ce si compliqué les relations homme-femme?" se surprend-il à prononcer à haute voix. Puis poursuivant dans sa tête: "Si seulement ce pouvait être aussi simple que l'informatique! Vivent le binaire et le déterministe!"

Geoffrey n'avait jamais été doué pour le relationnel. Il est capable de decrypter à peu près n'importe quel code secret, mais se trouve impuissant pour comprendre les non-dits et les subtilités de la communication. Surtout lorsqu'il s'agit de personnes du sexe opposé. Et même quand il croit y arriver, il s'avère systématiquement par la suite qu'il s'est trompé. Par conséquent, il ne peut s'imaginer entreprendre une réelle relation avec une femme. Et Isabelle ne faillit pas à cette règle. Il ne voit pas ce que cela pourrait donner, comment gérer au quotidien une vie à deux.

Et puis il ne sait rien de ce qu'elle pense réellement.

"Toujours à me poser des questions stupides! Impossible de le deviner! Il faudrait qu'elle me le dise réellement au lieu de distiller des indices incompréhensibles. Mais bon... Mieux vaut me taire comme d'habitude et continuer à rêver d'elle."

Et pourtant...

Et pourtant, il ne peut s'empêcher de la regarder étendue sur le canapé. Elle bouge légèrement, indiquant qu'elle ne va pas tarder à se reveiller. Que va-t-il lui dire quand elle se reveillera? Il se sent pris d'une irresistible envie de tout lui dire. Lui faire une déclaration? Ca il ne le sait pas.

Isabelle ouvre doucement les yeux. Geoffrey commence à prendre son souffle, ainsi que son courage...

Mais il n'en a pas le temps. Elle se redresse alors brutalement, le coupant dans son élan.

"Que s'est il passé? On m'a attaqué! Et que fais tu là? Ils pourraient revenir à tout instant! Il ne faut pas rester ici! Allez vite, enfuyons nous, allons ailleurs!"

"Ailleurs?" se demanda Geoffrey "Où donc? Et tant pis pour mes aveux alors. On verra ça une autre fois"

De toutes façons, il ne peut faire autrement que la suivre. Etourdi par la surprise de son réveil brutal, l'esprit encore occupé par ses précédentes pensées, il tient plus de l'automate que de l'être humain. Un pas après l'autre, il suit Isabelle.


[ Ce message a été modifié par: Tian le 07-10-2002 à 00:06 ]


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Pierre
''Prince des sockets''


Inscrit: Jul 02, 2001
Messages: 11043
De: The White Tower of Ecthelion
Posté le: 13-10-2002 à 22:59  | N° d'ordre sur la page en cours : 4 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 34 / 44
Le portable de Natacha sonna.

<< Ils ont raté. On reporte tout. Tu les suis mais sans les toucher ni te faire repérer. >>

Ivanka venait de recevoir des ordres clairs. L'homme en noir commençait à en avoir marre d'être secondé par des incapables.

<< Oui, monsieur, j'ai envoyé Natacha, aucun risque de les perdre.
- Je vous le souhaite. Igor a fait assez de bourdes pour qu'on en rajoute, et la perte de deux de nos espions va être assez difficile comme ça à compenser. Avez-vous fait suivre Natacha ?
- Non, nous manquons de personnes, depuis que Vigo s'est fait prendre.
- Je le ferais sortir alors, mais nous n'avons plus le temps pour les erreurs. >>





Plusieurs jours s'étaient déjà écoulés depuis que Geoffrey avait accepté de travailler pour Isabelle et de surveiller Igor. Il apparaissait clairement que Sauron avait été mis au courant qu'il avait été repéré. Geoffrey suspectait qu'Igor n'y soit pour quelque chose, mais tout restait encore trouble dans son esprit. Il ne lui avait strictement rien dit de ce qu'il avait appris au sujet du génôme humain, comme promis à Isabelle. Il avait cependant remarqué une certaine sympathie qu'Igor avait pour deux ou trois personnes travaillant avec eux. Après intrusion dans la machine de l'un d'entre eux durant la nuit, grâce à l'aide d'Isabelle et de ses relations, il s'était avéré qu'il avait lui aussi des textes en morse traitant du génôme humain... L'homme s'était aussitôt vu retiré son accès aux dossiers confidentiels, comme Sauron. C'était à partir de ce moment qu'Igor avait commencé à être plus distant avec Geoffrey et tentait de moins laisser paraître ses "affinités"... Isabelle était fière de la progression de son travail, et les rapports le soir étaient les moments les plus attendus de sa journée. Ahhhhh, Isabelle...

Soudain tout en courant il fut stoppé net par un choc à l'épaule.

<< Eh bien alors Mr Dupré on ne sait plus courir ? >>

Il était tellement absorbé par ses pensées sur Isabelle qu'il n'avait pu esquiver le poteau... Il rougit de honte et continua de la suivre, mais elle ne courrait plus.

<< Ainsi "on" nous en veut à ce point. Il va donc encore nous falloir déménager. Rendez-vous à votre travail, faites comme si rien ne s'était passé. Je vais m'arranger pour que nous soyons dans le même appartement cette fois, et surtout que personne ne connaisse son emplacement. >>

Geoffrey frémit à cette idée, mais elle était déjà partie.





<< Ils se séparent. Qu'est ce que je fais ??
- Suis-le lui. Elle, est surveillée de haut.
- Je m'en débarasse ?
- Non. Il peut encore servir Igor. >>





Igor était comme les jours précédents. Comme il ne savait jouer la comédie que par écran interposé, Geoffrey se dit donc que son ami ignorait sûrement ce qu'il venait de se passer, et cela le rassura. Igor lui demanda tout de même pourquoi il était en sueur. Goeffrey répondit qu'il s'était réveillé "à la bourre", mais n'eût le temps d'en dire plus : le téléphone de son bureau sonna, il était convoqué dans le bureau du Directeur de la NSA.

Geoffrey se présenta à nouveau devant le bureau de la secrétaire qui appuya comme l'autre fois sur son interphone. L’armoire à glace lui ouvrit à nouveau la porte. Geoffrey revit les répliques du garde extérieur aux trois portes du bureau ovale, puis s'étonna de la présence du colonel.

<< Bonjour, Mr Dupré. >> lui dit-il.

Il y avait dans la pièce le Directeur, le colonel, Isabelle, et le même homme chauve toujours en train de fumer.

<< Isabelle vient de nous mettre au courant pour ce qui s'est passé. >>

Silence.

<< Et ???? >> Pense-t-il.

<< Ces hommes devaient récupérer vos données, d'après leur attitude, mais ils avaient aussi de quoi transporter des corps, vivants ou morts. >>

Nouveau silence.

<< J'étais si bien en prison. >> pensa-t-il en voyant le chauve se rallumer une cigarette...

<< Dorénavant vous aurez un appartement avec Mlle Malone, toujours dans la zone de sécurité. Cet appartement ne sera pas surveillé de l'intérieur, mais les contrôles seront intensifiés de telle sorte que quiconque n'appartenant pas à la sécurité ne pourra approcher. >>

<< Wawwwww !! Finalement c'est pas mal ici aussi !! >>

<< Aujourd'hui vous prétexterez une migraine pour vous y installer. Personne ne sera au courant. >>

<< Nous sommes déjà 5 dans la pièce il me semble pourtant... >> pensa Geoffrey.



Geoffrey et Isabelle quittèrent ensemble les hauts gradés (ou HG comme ils étaient appelés) pour regagner leur nouveau logement. Ils passèrent devant la secrétaire qui finissait sa dernière part de tartiflette, enpruntèrent l'ascenseur puis sortirent du bâtiment... Lorsqu'il estima qu'ils n'étaient plus filmés, c'est à dire lorsqu'ils furent arrivés, Geoffrey osa demander à Isabelle qui était le mystérieux homme en noir.

<< Étrange bonhomme, hein ? >>

Elle semblait amusée par cette question.

<< Il est responsable du Département qui avait pris en charge toute cette affaire de contre-espionnage au départ. Mais elle lui a été retirée parce qu'ils n'allaient pas assez vite : c'est ainsi que nous avons commencé à faire appel à d'autres personnes plus compétentes comme vous... et Igor...
Igor a été recruté par cet homme, comme beaucoup d'autres car il a continué tout de même à jouer un rôle essentiel. Vous avez été choisi par le colonel. Le colonel s'est vu confier cette affaire lorsque le temps commençait à trop nous presser, il a d'abord choisi son équipe d'expert mais elle s'est avérée elle aussi trop lente par rapport au... "camp adverse" bien que plus loyale apparement... C'est ainsi que nous avons pris le risque d'engager des hackers.
- Mais que fait cet homme exactement ?
- Il organise la sécurité et coordone la seconde équipe, celle d'Igor. L'interrogatoire est terminé ? >>

La question n'en était pas une, et Geoffrey sentit qu'il valait mieux garder là ses questions et sa curiosité...



...

[ Ce message a été modifié par: Pierre le 13-10-2002 à 23:00 ]


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kheldar
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Jan 10, 2002
Messages: 265
Posté le: 21-10-2002 à 23:17  | N° d'ordre sur la page en cours : 5 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 35 / 44
Isabelle poussa la porte de leur nouvel appartement et ils pénétrèrent à l'intérieur. C'était un logement fonctionnel, lumineux mais assez impersonnel.

" Votre chambre est celle en haut de l'escalier à gauche.
" Nous pourrons aménager cette après-midi, toutes nos affaires seront bientôt livrées" dit elle tout en lui faisant visiter l'appartement.

Ce dernier paraissait tout à fait normal, si ce n'était les gardes que l'ont voyaient déambuler au loin sur le seul chemin d'accès.
Geoffrey se sentit bien pour la première fois depuis quelques jours, il appréciait cette visite et ce nouvel endroit…
" MONSIEUR DUPRE !!"
Aïe il rêvait tout haut…

" JE VOUS DISAIS DONC qu'il ne faudra pas oublier votre badge pour pénétrer dans l'enceinte. Aujourd'hui tous les contrôles ne sont pas encore installés mais à partir de ce soir, toute personne qui se dirigera vers l'appartement sera contrôlé. Est-ce bien clair ???

- Hummmm" répondit Geoffrey. Il n'appréciait guère ce brusque retour dans la sordide réalité qui leur imposait cette proximité.

Confirmant qu'elle était bien capable de lire dans ses pensées Isabelle enchaîna:
" Et surtout n'oubliez pas que nous ne sommes pas là pour une partie de plaisir. L'adversaire a durci le ton et il faut se préparer à d'autres tentatives, même si les nouvelles mesures devraient les décourager de s'attaquer directement à nos petites personnes". Ils arrivèrent à la salle de bain, située au premier étage entre la chambre de Geoffrey et celle d'Isabelle.

Celle ci le regarda sévèrement et dit:
" Je vous dit tout de suite que je ne supporte pas les hommes qui ne rincent pas le lavabo après leur rasage ou qui ne nettoient pas la baignoire après utilisation; alors essayez de modérer vos penchants de célibataire endurci envers le laisser aller."
Geoffrey était partagé entre l'émoi du au sentiment d'intimité que faisait naître ces remarques anodines et l'exaspération à l'idée de devoir se surveiller et de ne pas pouvoir vivre comme il l'entendait.
L'exaspération l'emporta:

"De toute façon je ne me douche qu'une fois tous les deux mois…"

Isabelle eut un sourire:"

" Allons je ne voulais pas vous vexer" elle posa la main sur son bras,
" je suis sûr que notre cohabitation se passera très bien… mais maintenant je dois vous quitter, vos affaires arrivent, vous avez tout l'après-midi pour vous installer et il y a tout ce qu'il faut dans la cuisine pour manger… à ce soir".
Elle s'éloigna d'un pas rapide.

Geoffrey s'assit sur le confortable canapé en cuir Bartley and Bartley (modèle Spring, Buffle pleine épaisseur (1,3/1,5 mm) Possibilité de 50 coloris dans 6 finitions de buffle Mousse polyuréthanne Bultex® bi-densité Sur-mesure gratuit) et dit aux militaires apparemment peu satisfaits de devoir jouer les déménageurs:

"Veuillez déposer toutes mes affaires dans la première chambre à gauche en haut de l'escalier, et faites attention c'est fragile…". Ils le regardèrent d'un air mauvais tout en faisant ce qu'il avait dit.

Il s'installa confortablement dans le canapé, laissant ses pensées dériver:

Les attaques, Igor, L'homme en noir, tous ces personnages dansaient devant ses yeux, tourbillonnaient sans qu'il puisse trouver des liens, des pistes. Il continuait cependant à les voir, et son esprit logique ne lui étant plus d'un grand secours, son subconscient s'en donnait à cœur joie, mélangeant les situations, les personnages. Il voyait Igor lui crier "Qu'est ce que c'est que cette baignoire dégueulasse !", il voyait l'homme en noir qui disait à Isabelle "méfiez vous de lui, il n'est pas très stable", et ce n'est que quand il entendit sa mère (accompagnée d'Emilie) lui dire "Mon chéri tu ne pourras jamais te marier si tu n'apprends pas à faire la cuisine convenablement" qu'il su qu'il était en train de rêver tout haut.

"Toutes vos affaires sont installées…Euhhh… M.dupré…..toutes vos affaires sont installées"
Il ouvrit les yeux:
"Euh oui merci !"
Les militaires s'en allèrent.

Geoffrey monta dans sa chambre. Tout sentiment de bien-être l'avait à présent quitté et il avait l'impression d'étouffer dans l'atmosphère vide et pleine de menace de son nouveau logement.
"Allons "se dit-il, "Je suis ici en sécurité habitant avec la femme la plus désirable que j'ai rencontré, pourquoi est-ce que je me sens si mal ?"

Il s'allongea doucement sur son lit MATELSOM Equinoxe
(Matelas en 336 ressorts biconiques avec un fil d'acier de 23/10 ème pour un soutien ferme. Double face de couchage en ouate anallergiqe traité sanitized, anti-acariens, couleur écru) , et respira un grand coup.

"Vivement qu'Isabelle revienne"
"Je dois arrêter de ramper devant elle, les femmes comme elles détestent ça, il faut que je sois sarcastique, que je lui réponde, que je ne cède en rien" il s'imaginait déjà en conquérant, homme mystérieux et provocateur et il voyait une lueur d'intérêt poindre dans les beaux yeux verts d'Isabelle"…

"Toujours en train de flemmarder à ce que je vois…"
Geoffrey se réveilla brutalement:
"Mais je..quoi…que …quelle heure….pourqu…"

"Je suis revenu pour vous amener votre portable, je ne voulais pas le confier à la sécurité"
"Aha…oui…bonne idée et…quelle heure…"
"Il est deux heures dix, et l'heure de ce mettre au travail, le temps est de plus en plus l'élément déterminant dans cette histoire alors arrêter de faire l'enfant."

Elle lui tendit son portable.
"Ne m'attendez pas pour manger ce soir je rentrerais très tard."
Elle partit.
Geoffrey gémit…


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kirin
''Enchanteur de config''


Inscrit: Jun 04, 2001
Messages: 79282
Posté le: 31-10-2002 à 17:28  | N° d'ordre sur la page en cours : 6 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 36 / 44
Le mieux est de s’y mettre, au moins je ne verrai pas la journée passer se dit Geoffrey.

Le temps de descendre à la cuisine, d’attraper des barres de céréales ainsi qu’une cannette de Coca et son portable avait fini de booter à son retour.

Il croqua machinalement dans la première barre de céréale pour réaliser que c’était sa préférée ! Une Milka au lait avec du riz soufflé : une délicate attention d’Isabelle ?

« Mais comment diable peut-elle savoir cela ? » se surprit-il à prononcer à haute voix.

...

Il se secoua et regarda sa montre : 14h45… hum… 3 emballages de barres chocolatées sur le bureau, l’écran du portable en veille… et toujours rien de fait… Bon sang, il faut que j’arrête de rêvasser à Isabelle !

Il se connecta grâce au login qu’Isabelle avait laissé à son attention : pouah, AOL et en RTC !

« Mais justement rien ne vaut l’anonymat d’un si gros FAI ! »

avait-elle rétorquée tout en ajoutant qu’il serait sage de ne pas trop traîner en ligne pour autant.


Geoffrey y resta le minimum : le temps de récupérer une table morse, cet utilitaire de conversion morse inespéré ainsi qu’un peu de documentation illicite à propos de dernières clés et outils de désencryptage.

Avec cet utilitaire tout ira plus vite pensa-t-il dans un premier temps. Il isola la partie qui lui semblait correspondre à du morse, et après avoir appliqué un de ses outils persos de désencryptage pour en récupérer le morse il lança l’utilitaire de traduction. Quelques millisecondes plus tard, les GHz de son portable buttaient sur une partie du document manifestement encryptée différemment ou ne correspondant pas à du morse...

« Hum… je ne suis pas rendu à ce rythme ! Zut ! Mais je n’ai pas le choix et ce sera toujours mieux qu’entièrement à la main.»

Quelques milliers de copier/coller et quelques astuces de décodage plus tard (ou devrions-nous dire quelques barres chocolatées plus tard ?) Geoffrey disposait de plusieurs pages de texte.

En les relisant de nouveau attentivement il se rendit compte que cela ressemblait à un mémoire de thèse ou un rapport scientifique bien dense. Ce qui manquait et ce sur quoi l’utilitaire morse tout comme lui-même bloquaient semblait être un langage de description moléculaire … en tous cas, au vu des zones de texte entourant ces passages. Tout ceci restait cependant particulièrement obscur à Geoffrey car la génétique n’était pour le moins pas son fort… il était question de séquençage, d’enzymes mutagènes, de simulations …

Il se retrouva, porté par ses réflexions, dans la salle de bain en train d’assouvir un besoin ô combien naturel, lorsqu’il réalisa soudain ce qui l’avait tant intrigué dans ce texte ! Entre autres bizarreries, il y était par deux fois mentionné « le calculateur de Churchill » comme ayant apparemment permis, grâce à sa puissance de calcul, à certaines simulations d’aboutir dans un délai raisonnable.

Absorbé dans cette pensée il se retrouva nez à nez avec Isabelle à la sortie de la salle de bain :

« Geoffrey … mais que… »

A la direction de son regard interrogateur et surpris Geoffrey réalisa l’inconfort de sa posture et de son ridicule : il n’avait pas pris le temps de finir de se rhabiller avant de sortir de la salle de bain !

« hum… prenez le temps de vous rhabiller, voire même éventuellement de tirer votre chasse d’eau et retrouvez moi ensuite : vous m’expliquerez alors ce qui vous fait jaillir de la salle de bain de manière si… disons… prématurée… » ajouta Isabelle avec une pointe caustique mais manifestement amusée dans la voix.

Trois minutes plus tard, Geoffrey avait eu le temps de se rhabiller, de se maudire par 10 fois, de tirer sa chasse d’eau et même de se laver les mains tout en maugréant :

« Je ne suis pas prêt de la séduire à ce rythme là ! Zut ! »


Isabelle était penchée sur son portable quand il entra et elle vit sa grimace :

« Je n’ai touché à rien et je n’ai pas farfouillé dans votre machine. Je sais combien les spécialistes comme vous ont cela en horreur : je me suis contenté de lire ce que vous avez traduis et qui était à l’écran.»

« De toutes manières je pourrais le vérifier » … avant que Geoffrey n’eut pu finir de le penser Isabelle ajouta :

« Et puis avec ce superbe utilitaire résidant vous pourrez vous en assurer plus tard ». Ses yeux brillaient de malice quand elle vit que Geoffrey en resta interloqué :

« Mais… il n’est même pas dans la barre des tâches ? Elle l’a donc trouvé et reconnu dans la liste des résidents en mémoire ! Et en si peu de temps ? Bon sang, elle cache bien ses compétences ! »

Isabelle quitta son sourire amusé et son regard devient plus perçant et bien plus sérieux lorsqu’elle coupa court une nouvelle fois aux réflexions de Geoffrey :

« Alors, Geoffrey, dites moi tout : qu’avez-vous découvert lors de votre excursion par la salle de bain ? »

« Et bien… laissez moi vérifier encore quelque chose ». Joignant le geste à la parole, Geoffrey lança la connexion à AOL et accéda à Google.

« Churchill puissance calcul » … zut ! Rien ! hum…

« Churchill supercalculateur » … là ! Les archives de ce site mentionnaient que la société Cray affichait fièrement 9 mois auparavant avoir livré un supercalculateur à la succursale principale de l’union des banques soviétiques, basée à New-York et bizarrement dénommée la « Churchill Associated Banks ».

« Voilà ! » s’écria Geoffrey ! Comme Isabelle semblait ne pas le suivre il s’empressa d’ajouter :

« Ce type de calculateur n’est pas utile aux banques qui utilisent d’autres systèmes… je… euh… disons que je le sais.»

« Je me doute bien que vous connaissez très en détails les systèmes informatiques bancaires » répliqua Isabelle en levant les yeux au plafond…« Bon mais là n’est pas le sujet ajouta-t-elle : si ce supercalculateur a servi aux travaux du professeur Dingalo il contient peut-être encore des traces voire des informations relatives : c’est une de nos meilleures pistes depuis longtemps ! Bravo Geoffrey !»

Engaillardi par ces félicitations ce dernier se surprit à proposer :

« Je pourrais peut-être… »

« Non, n’en faites rien : l’ennemi est très compétent et il vous serait certainement impossible de vous introduire avec certitude sans vous faire repérer ou du moins sans laisser de traces ».

le coupa Isabelle tout en pensant :

« Le pire c’est que peut-être y arriverait-il, quel danger que ce jeune homme : si seulement nous pouvions le gagner à notre cause avec certitude ! Il a de grandes qualités malgré les apparences ! Bon sang mais je divague … ? » réalisa-t-elle.

« Je vais rendre compte au Colonel et nous aviserons. Entre nous je ne serai pas surpris qu’il y ait de l’action avant longtemps et que vous soyez de la partie !»

« Que… »

« Le meilleur moyen d’accéder à ce supercalculateur sans avoir à passer les sécurités informatiques et sans laisser de trace informatique étant d’y accéder depuis l’intérieur de la banque… » ajouta-t-elle avec un sourire. « Et la vérité c’est qu’il faudra être vraiment sur de supprimer toute trace des ces recherches s’il s’en trouve là bas et pour cela être sur place » Mais elle ne fit que penser cette dernière réflexion et la garda habilement pour elle.

« Mais… »

« Evidemment vous aurez à vous entraîner un petit peu, physiquement notamment, afin d’intégrer l’équipe mais cela vous fera le plus grand bien somme toute. Et vous verrez que l’équipe au complet est charmante : Escozi, Dubar et … Rolof… »

« Quoi ! Moi avec ces fous furieux ? » pensa Geoffrey.

Avant qu’il ait eu le temps de rétorquer Isabelle était sortie en lançant qu’elle serait de retour un peu plus tôt qu’initialement prévu, et avec une pizza en sus des directives du Colonel.


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le mérou
''Exorciseur de PC''


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De: mon coin de paradis..
Posté le: 09-11-2002 à 20:32  | N° d'ordre sur la page en cours : 7 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 37 / 44
" non mais alors là j'en reviens pas...
Fonder une équipe de bras cassés pour une mission aussi casse gueuele... que dis je...suicidaire oui!!"

" Je m'appelle pas Bruce Willis ni Sean Connery!!" cria-t-il dans sa direction.
Il avait envie de lui courrir après, histoire de la calmer tout de suite dans son délire de petit soldat.

Soudain, la trouille l'envahit. Un sentiment de panique irrespressible, une peur diffuse qui s'engoufrait dans tout son être, comme si on lui injectait une multitude de source de stress en même temps. Partir...

Les risques ne lui faisaient pas peur...dans la mesure où ils étaient identifiables sur un écran, et donc gérable avec quelques clics de souris...mais là...se transformer en G.I., en paramilitaire-espion, se faufiler dans un bâtiment inconnu, avec des zèbres envers qui il n'a aucune confiance, ou presque, non merci!! C'en était trop pour lui...

Geoffrey se rua sur son sac à dos qu'il extirpa de l'armoire pour le jetter sur le lit.
il fallait aller vite.
" A mon avis, étant donné ce qu'elle m'a dit en partant, je n'ai plus beaucoup de temps devant moi si je veux me sortir de ce mauvais cauchemard..."

Il ne savait pas où partir, mais qu'importe. Un tas d'affaires grossissait autour du sac, les vêtements volaient d'un bout à l'autre de la pièce, ...quelques barres chocolatées, son portable, deux ou trois gadgets qu'il jugeait utile de prendre en cavale..il se surprenait presque à prendre plaisir dans ce coup de tête totalement déraisonnable...

Il enfila une veste, tout en tassant du pied toutes ses affaires dans le sac, il tremblait.

" Bon sang, mon gars c'est pas le moment de tout lâcher, tiens le coup!"

Il était prêt. Sac au dos, jettant un rapide coup d'oeil dans la pièce pour vérifier qu'il n'avait rien oubli...la disquette!!!
Elle trainait, comme pour le narguer, bien en vue sur le bureau, à côté de son disque de sauvegarde qu'il mis aussi dans sa poche.

"oublier son assurance-vie, c'est pas très malin..."

Et il referma la porte...a clé. Histoire de gagner d'hypothétiques secondes...



Dans l'hélicoptère, le colonel hurlait dans son casque pour faire comprendre au chef de la section Alpha qu'il devait stoper ses vacances aux bahamas afin de rappliquer illico presto à la base, en vue d'une mission de la première importance:

" J'ai besoin de vous, MAINTENANT sergeant Barnes! C'est bien compris? Il faut que vous secondiez une équipe de novice pour une mission top secret, et personne d'autre que vous ne serait capable de les former, dans le laps de temps qui nous est impartit!"

" C'est à dire Colonel? De quels délais parlons nous exactement?? Et puis c'est quoi votre problème pour que vous me preniez la tete alors que je trinque une Daikiri peinard avec deux créature de rêve??? Contactez le FBI! "

Le colonel vira au rouge.

"Ecoutez moi bien sergeant. Vous allez jeter votre verre et lacher vos deux créatures, ou l'inverse si vous préferez, MAIS VOUS ALLEZ MONTER DANS L'HELICO qui s'approche de votre petite plage paradisiaque de ***** sans poser de question, c'est bien compris??????"

Le colonel jeta son casque dans le cokpit, en insultant ce coupable insolent en vacance, la mission, les créatures de reve et finalement le pilote qui le regardait interloqué:

" QUOI ???? Contentez vous de piloter et d'arriver aussi vite que possible, incapable!!"

Son téléphone sonna.

" QUOI ENCORE ???" Hurla-t-il.
- Colonel, c'est Isabelle. On a un pépin.
- Je vous écoute...
- C'est Geoffrey. Il est partit.




Cela faisait 1 heure qu'il courrait, après avoir franchit les différentes portes, déjoué la rotation des caméras, évité les gardes..il finissait par se dire qu'il aurait pu la faire cette satanée mission!
Mais cela était trop fort. Même le souvenir d'Isabelle, la perspective de ne plus la revoir, probablement...A mesure qu'il avancait, son esprit torturé prenait le dessus: croyant échapper à sa peur, il ne faisait que se rapporcher d'elle.

Il luttait contre ses sentiments qui ne faisaient que grandir dans un gigantesque paradoxe, où la culpabilité et l'orgeuil se mélangeaient inéxorablement...il finit par en pleurer dans sa course folle puis, épuisé, découragé, perdu, il s'écroula après avoir trébuché sur plusieurs branches.

La nuit était sombre, sans lune, mais les étoiles étaient magnifiques. Il resta comme cela, inerte, allongé sur son sac à dos les bras en croix, à regarder cette voute celleste qui semblait être la seule entité capable de le calmer dans sa folie passagère... Même le bruit sourd et mécanique qui se rapprochait de lui ne pu le sortir de sa torpeur contemplative. Car il était bien, il n'avait pas été aussi bien depuis des semaines, des mois même...

Il s'endormit.


_________________
I'm dazed and confused, so?

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riwann
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Posté le: 17-11-2002 à 14:46  | N° d'ordre sur la page en cours : 8 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 38 / 44
L’éblouissement d’une lune, d’un phare, ou d’une torche, tout était trouble dans sa tête et il ne parvenait à le distinguer. Tout était coton. C’était définitivement la ouate qu’il préférait. La sensation de bien être, le souvenir de se sentir bien, profondément bien, une certaine forme de béatitude. Dans cet état second, il crût saisir les branchages d’un arbuste, il s’enroula autour, se recroquevilla dans une position fœtale confortable et réconfortante, serrant ces branchages contre lui avec un sourire satisfaisait. Ce sourire finit par s’estomper au fur et à mesure qu’il ressentit une légère irritation désagréable… il prit ce contact incommodant pour un frottement de ronces, il se mit à pester et à grogner avant d’ouvrir finalement les yeux pour apercevoir une immense armoire à glace à la peau couleur d’ébène, au crâne lisse comme une boule de bowling et au bouc hirsute façon épines. Il tenait fermement contre lui la tête de ce géant habillé d’un pantalon et d’une chemise blancs… l’uniforme de l’infirmier typique.

L’air perdu et égaré de Geoffrey se lisait aisément sur son visage. Le rouge lui était aussi monté aux joues lorsqu’il s’aperçut qu’il tenait fortement la tête de Edwin contre son cou. Constatant l’inconfort de la situation, il écarta vivement les bras en marmonnant un vague cousin d’un pardon inaudible.

« Bonjour monsieur Dupré, et merci de m’avoir relâché prononça le malabar en se massant la nuque…

« Bonjour Geoffrey , comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Vous semblez avoir fait un délicieux rêve en tout cas… ces mots venaient d’être prononcés par une femme d’une quarantaine d’années à l’allure stricte et sévère, mais au visage amical et au sourire rassurant.

« Je… c’est à dire que je… enfin, se grattant la tête avec la main, je crois que ça va… et en inspectant la pièce dans laquelle il se trouvait, il ajouta, mais au diable où suis-je ? Qu’est ce que je fais dans ce… lit d’hôpital ?

« Un membre de notre personnel vous a trouvé par hasard dans le bois jouxtant notre clinique, au milieu de nulle part, vous étiez endormi sur votre sac à dos en pleine nuit. Et votre transport jusqu’à notre établissement ne vous a nullement réveillé… tout au plus avez vous prononcé des bribes de phrases incompréhensibles

« Ah ? repris Geoffrey, et déliré comment ? prononça t’il d’un air inquiet.

« Rien de bien clair, des mots étaient répétés plusieurs fois, comme le prénom d’Isabelle, une histoire de disquette et de manipulation génétique. Je reconnais que vous avez une imagination débordante, sourit Ingrid Parker.

« Oui, il paraît que je me laisse souvent aller à raconter n’importe quoi dans la vie de tous les jours, alors dans mes rêves ce doit être une belle salade mixte.

« Vous savez Monsieur Dupré, comment voulez-vous que nous prenions au sérieux les délires d’un homme inconscient ? »

Le rictus qui suivit cette dernière remarque ne rassura pas un instant Geoffrey. Elle quitta la pièce suivie de son malabar barbu.

Geoffrey quitta sa blouse de patient d’hôpital, fit une minutieuse toilette, enfila les vêtements disposés sur le portant de sa chambre, constata avec étonnement que les tailles étaient toutes parfaitement les siennes et s’assit dans le large fauteuil installé devant un modeste poste de télévision. Il tenta de faire le point dans sa tête, en cherchant à comprendre ce qui lui était arrivé. Il se leva une heure plus tard et se dirigea vers la fenêtre opaque pour l’ouvrir ou tout au plus l’entrebailler. Mais les poignées étaient absentes. D’abord surpris, il se rappela que c’était chose courante dans les hôpitaux pour éviter les tentatives de suicide. Il se dirigea alors vers la porte, en saisit la poignée qui resta figée. L’énervement et la panique le gagnèrent, il était prisonnier !

Il tambourina à la porte jusqu’à obtenir une réponse. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne se décida enfin à s’entrouvrir, laissant apparaître la silhouette monumentale de Edwin. Il était encore plus grand qu’il ne l’avait constaté plus tôt dans la matinée, devant même se courber pour passer la porte.

« Voulez vous me suivre Monsieur Dupré s’il vous plait… » la voix était profondément calme, grave et chaleureuse, mais toute autre réponse que l’affirmative semblait impossible, et en tout cas plutôt déconseillée. Geoffrey ne discuta pas, ne rassembla pas ses affaires puisque son sac à dos ne lui avait pas été rendu, et suivit, l’air soucieux, l’infirmier. Un infirmier qui n’avait d’ailleurs peut être d’infirmier que le nom. Les évènements qui se succédaient depuis sa sortie de prison le poussaient à une paranoïa déjà presque naturelle chez lui. Ils empruntèrent un long couloir à l’éclairage violent, une personne qui se serait trouvée devant eux, Edwin marchant devant Geoffrey, n’aurait pu apercevoir qu’Edwin, celui-ci masquant totalement la carrure de Geoffrey. Au bout du couloir, Edwin introduisit sa carte magnétique dans l’emplacement de la commande d’ascenseur prévue à cet effet et enfonça le bouton L0. Arrivés à destination, Edwin enficha une autre clé magnétique dans une fente située sous les boutons de niveau d’étage ; une porte s’ouvrit alors à l’opposé de celle qu’ils avaient franchie pour monter dans la cage d’ascenseur. Ils avancèrent dans un sas sombre, Edwin s’immobilisa, une lumière blanche aveuglante emplie la petite pièce suivie rapidement d’une lumière rouge. Une nouvelle porte coulissa, Geoffrey emboîta le pas de son « geôlier ». Ils pénétrèrent dans un nouveau long couloir à l’éclairage bleu cette fois. Edwin ouvrit une porte et engagea Geoffrey à entrer dans la pièce.

Geoffrey s’exécuta sans un mot. Il découvrit alors une large pièce au bout de laquelle trônait un bureau au design moderne. Une magnifique femme à la chevelure rousse coupée au carré se tenait assise derrière ce bureau. Devant elle il y avait quatre sièges dont un seul était libre. Geoffrey sourit à Isabelle sans parvenir pour autant à cacher sa surprise.

« Bonjour Monsieur Dupré, je vous en prie asseyez-vous, prononça la femme rousse en montrant de la main le siège vaquant. Tandis que Geoffrey s’avançait et remarquait la présence de son ancien camarade Igor Evtich sur l’un des sièges et celle de Sauron sur le dernier, la femme à la chevelure rousse poursuivit. Je me présente, mon nom est Ivanka Youvé, et je suis la directrice d’un service spécial de la sécurité nationale appelé Surveillance. Je crois que vous connaissez déjà mes collaborateurs ici présents, non ?

Geoffrey était groggy et s’il avait été debout, il en aurait probablement perdu son équilibre. Il ne comprenait pas tout ce que tentait de lui expliquer cette Ivanka qui reluquait « son » Isabelle d’une manière qu’il jugea un peu trop insistante.

« … vous ne courrez pas pour la bonne équipe Monsieur Dupré… vos employeurs actuels sont des assassins qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. Il ne s’agit nullement du gouvernement, et d’ailleurs, vous êtes officiellement évadé de prison depuis plusieurs mois maintenant. Ces hommes qui se prétendent de la NSA, du Fbi ou de la CIA selon que cela les arrangent ne font absolument pas parti d’un organisme gouvernemental… il s’agit plutôt d’un conglomérat de puissances financières privées qui oeuvrent pour leur propre compte.

Alors que Ivanka poursuivait son discours incroyable, Geoffrey assemblait certains éléments auxquels il n’avait jusqu’alors jamais porté attention… les bureaux, les uniformes, les lieux, les personnes et le matériel, rien ne disait vraiment qu’ils appartenaient effectivement à ce qu’ils se prétendaient être… le discours d’Ivanka paraissait si juste, si vrai, et tout collait si bien avec ce qu’il venait de vivre depuis sa sortie de prison… il n’avait rien vu, alors que tout s’emboîtait parfaitement maintenant. Mais il en perdait tout repère, il ne savait plus que croire ni qui croire. Isabelle aperçu le désarroi de Geoffrey et lui posa une main amie sur le genou. Main qu’elle retira aussitôt en croisant le regard tueur d’Ivanka.

« Les agents Malone, Sauron et Evitch font partie de notre équipe. Ils sont ce qu’on appelle des agents doubles, et nous savons déjà que Sauron a été trop négligent et finit par se faire repérer, en partie à cause de vous d’ailleurs. C’est Isabelle Malone qui a appuyé votre dossier en nous assurant de votre soutien dès lors que vous auriez été mis au courant de toute l’histoire. Nous attendons donc de vous que vous rejoigniez notre service en tant qu’agent double. Sans changer vos habitudes actuelles mais en nous rapportant tout ce qui doit l’être dans les meilleurs délais, Mlle Malone pourra vous expliquer nos procédures dès lors que nous aurons eu votre accord. En contre partie, nous procèderons à une véritable amnistie vous concernant, mais sachez qu’il s’agit d’un métier très dangereux, et que vos employeurs actuels sont loin d’être des enfants de cœur… »

Ivanka poursuivit son propos mais Geoffrey était déjà ailleurs…


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Julien
''Exorciseur de PC''


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Posté le: 25-11-2002 à 19:18  | N° d'ordre sur la page en cours : 9 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 39 / 44
... XK ... ces deux lettres martelaient sa tête déjà si lourde... tout était flou, du bruit, de la nausée, la disquette ... Tous ces événements s'étaient enchaînés presque abracadabrantesquement...
"-... ma proposition vous semble-t-elle honnête, Geoffrey? insista Ivanka.
- Votre proposition, oui. Vous, par contre, je ne saurais dire, se plut-il à rétorquer Geoffrey".
Il avait le cynisme des âmes damnées, celles qui n'ont plus rien à perdre et peuvent tout risquer.
"- Ne prenez pas la peine de me raccompagner, je retrouverai mon chemin! ajouta-t-il avec la classe du matador qui porte l'estocade."
Et sur ce, il sortit, avant même qu'Edwin n'ait eu le temps de décroiser ses bras hypertrophiquement musclés. Il avait été engagé car son cerveau présentait l'étonnante faculté de pouvoir shunter les zones cognitives responsables de ce qu'il est convenu d'appeler la réflexion, de sorte qu'il était capable de prendre des décisions de manière incroyablement rapide. La contrepartie de cette faculté était, bien entendu, que ces décisions étaient impulsives et nullement mûries ; mais cela correspondait parfaitement au profil de son poste. Cependant, étourdi par l'incongruité de la scène -ou par le généreux décolleté qu'il dominait du haut de son mètre quatre-vingt dix-sept -, il ne bougea pas. Vite conscient de sa faute, il hasarda :
"-Dois-je le...
- Il reviendra, coupa Isabelle !"

L'intuition féminine avait parlé.

"Je sais qu'il reviendra.", ajouta-t-elle, comme pour influencer la Fortune.





*****





Geoffrey n'avait eu aucun mal à sortir de l'hôpital -ce qui, en d'autres circonstances, lui aurait paru grossièrement suspect - : il marchait, sans but, essayant de faire le point sur la situation. A qui faire confiance? Qui croire? Ses bas instincts et sa raison l'incitaient à croire qu'Isabelle était du bon côté, mais il ne comprenait pas son rôle dans cette affaire. Une main ferme saisit son épaule, qui l'arracha à ses méditations :
-" Bonjour Jeoffrey, dit une voix monocorde".
Il se retourna et vit un homme de sa taille, le visage maigre, et l'oeil impassible.
"-J'ai le plaisir de vous connaître!? s'enquit l'interpelé.
- Non, mais je serais flatté du contraire.
- Et vous me voulez quoi? reprit Geoffrey, passablement irrité.
- J'ai coutume de dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Je voudrais donc vous inviter à manger, si vous le voulez bien."

L'énervement avait fait place à la curiosité.

-" Mais vous êtes qui?
- Au cours de ma vie, j'ai appris à paraîte. Pour vous je serai Albin Crichenat, diplomate français."

La curiosité avait fait place à la fascination.

"- Allons, suivez-moi", invita le diplomate.




*****




Le trajet avait été bref et muet. Albin Crichenat ouvrit la porte de ce qui devait être sa résidence - une sompteuse demeure aux jardins impeccablement taillés - , et l'émerveillement, à mesure qu'il entrait, envahissait l'ex-prisonnier. Un grand vestibule. Sur la gauche, deux pégases d'argent trônaient sur un guéridon sans âge. Les étoffes les plus fines pendaient aux murs et, alors qu'il pénétrait dans la salle de réception, il ne put s'empêcher de remarquer que la table était déjà dressée. Une vaisselle somptueuse, des verres du cristal le plus pur : tout ici transpirait le luxe et l'abondance.

"-Prenez place, Geoffrey", pria l'hôte, alors qu'on apportait déjà le vin et les mets.
Geoffrey était abasourdi. Il ne tenait plus.
" - Mais qui êtes-vous à la fin? attaqua-t-il.
- Ma démarche doit vous paraître quelque peu singulière, veuillez m'en excuser. Je suis la tour qui doit vous permettre d'aller à dame. "
Ces mots avaient sonné comme une victoire. L'informaticien était médusé.
"- Et pourquoi devrais-je vous croire vous, plus qu'Ivanka Youvé, et plus encore que ce colonel de mes deux? Hein !? On se fout de ma gueule depuis le début, et je commence à en avoir...
- Allons, allons, mon cher Geoffrey. Je vais tout vous expliquer. Enfin, je vais vous en expliquer juste assez pour que vous ne couriez pas trop de risques. Comme vous le savez maintenant, la délicieuse - il avait prononcé ce mot avec une tendancieuse malice - Isabelle Malone est un agent double. Elle a la confiance du Colonel qui lui, après avoir voué sa carrière à la patrie américaine, a jugé qu'il serait plus salutaire de vouer le reste de sa vie à la patrie Suisse, de sorte que si les exactions qu'il avait fait commettre de son vivant le conduisaient en Enfer, il aurait déjà la satisfaction d'avoir connu le Paradis fiscal. Ivanka Youvé est une valeur sûre, et c'est pourquoi elle s'est vue confier la direction du projet Surveillance.
- Et c'est quoi, ce truc?
- C'est un iceberg. 10% de sa masse est visible : cela représente les activités liées à la Défense Nationale, espionnage et contre-espionnage, fichage, et caetera. Les 90% restant sont la partie immergée : elle est indissociable de la première, et en est le socle.
- Et en quoi ça consiste? s'impatienta Geoffrey.
- Disons que le projet central est de construire une nouvelle génération d'ordinateurs, qui supportera une nouvelle architecture logicielle, totalement révolutionnaire."
Geoffrey eut un flash. Comme l'inspiration qui frappe alors qu'on ne l'attend pas, comme une révélation qui frappe alors qu'on ne l'attend plus. C'était dans le morse, sur la disquette, comme un leitmotiv.
- " XK !!! Qu'est-ce que ça veut dire !? s'enthousiasma-t-il.
- Vous êtes perspicace, mon ami. XK... il rit. Ces deux lettres ont été choisies parce qu'elles sont porteuses. Interrogez-vous à l'occasion sur le nombre de produits que vous avez acheté et qui contiennent ces lettres. Enfin, pour en revenir à notre affaire, XK signifie eXtensible Kernel, "noyau extensible" : c'est précisément le nom du système qui est développé par Surveillance. Et vous l'imaginez, c'est là que vous intervenez. Le Colonel, ou plutôt devrais-je dire ses employeurs, ont eu connaissance de ce projet, et cherchent par tous les moyens à mettre la main sur le code d'XK. Et c'est tout naturellement qu'ils ont fait appel à vos services. Nous espérions dans un premier temps vous faire passer pour mort, afin de pouvoir vous récupérer, mais le plan a échoué. La mort du Professeur Nikolaï Evitch, il y a de ça plusieurs années, avait failli ruiner le projet. Heureusement, il a survécu et est aujourd'hui inscrit dans une dynamique vraiment encourageante, même si la mort du Professeur Dingalo vient aussi compliquer les choses.
- Mais, je comp/, enfin euh, je veux dire euh... Quel est le rapport avec...
- Je vous avais dit que je ne vous expliquerais que ce qu'il fallait pour que vous ne courussiez aucun risque, lança-t-il d'un ton pédant et emprunté. Considérez que vous en savez assez. Pour le moment.
- Mais... insista Jeoffrey, dont l'excitation culminait à son paroxysme.
- Il suffit. Je suis une tour, certes, mais je ne suis pas invulnérable. Si je fais le moindre faux pas, nous tombons tous les deux, et la partie est perdue. Mais il est déjà tard, et vous devez être las."

D'un geste presque amical, le diplomate reconduisit son hôte.
"- Un dernier mot, mon cher, vous savez ce que veut dire bios, n'est-ce pas?"
Geoffrey prit cette question comme une insulte : lui, le hacker, on lui demandait ce que voulait dire BIOS. Il réussit malgré tout, dans un effort démesuré, à avancer une réponse neutre :
-" Ca veut dire Basic Input Output System. Il s'agit d'un programme...
- Allons, allons, je sais tout cela. Mais vous comprendrez vous-même que vous n'en êtes qu'au début. Bios est un mot grec qui signifie "vie". Au revoir mon cher."

Geoffrey resta coi tandis que la porte se refermait derrière lui.

[ Ce message a été modifié par: Julien le 26-11-2002 à 08:39 ]


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LN
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Posté le: 03-12-2002 à 09:18  | N° d'ordre sur la page en cours : 10 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 40 / 44
Geoffrey prend le temps de réfléchir ou aller et finalement opte pour l’appartement qu’il partage avec Isabelle, il se sent le besoin de lui parler.

Une fois arrivé là bas, dépité il trouve l’appartement vide mais son estomac se rappelle à son bon souvenir et il se dirige vers la cuisine pour se restaurer et part s’asseoir dans le canapé du salon.

La tête vide il mange machinalement un reste de pizza réchauffée laissant venir les idées et peu à peu les choses se mettent en place. On le considère comme un pantin et ce depuis le début ! C’est une certitude. On le ballade à gauche, à droite sans jamais vraiment lui expliquer
ce qu’il en est…

« C’est une chose de sortir de prison et de travailler pour le gouvernement mais si c’est pour qu’on me prenne pour un imbécile, autant retourner en prison pour en sortir ensuite et pouvoir reprendre une vie tranquille et normale car là c’est l’enfer ! Même la prison était mieux, pour tout dire…. »

Comme toujours, depuis son emprisonnement, dans des situations embrouillées, Geoffrey se met à réfléchir posément. Il prend le temps d’une grande inspiration et expiration et commence à mettre les choses au clair :

1°) Tout part des recherches du Pr. Dingalo sur le génome humain. Ces recherches demandent apparemment l’utilisation d’un super calculateur pour pouvoir avancer plus vite. J’ai retrouvé la trace de celui-ci sous le couvert de l’union des banques Soviétiques.
Les américains cherchent à récupérer les dernières notes de ces recherche afin d’éviter toute utilisation qui pourrait être catastrophique pour l’humanité.

2°) Les américains ne veulent pas détruire ces notes car elles peuvent aider considérablement la science malgré leur potentiel destructeur.

3°) Une nation (américains ou soviétiques ? ) met en place un système « eXtensible Kernel », cela semble lié aux recherches du Pr. Dingalo, certainement pour accélérer le décodage du génome humain.

4°) Deux nations travaillent à récupérer ces recherches mais qui est qui ?

5°) Tout le monde est agent double ! L’agent Malone, I. Evitch, J. Sauron. Le colonel ? Qui est Albin Crichenat où quelque soit son nom et pour qui travaille-t-il ? Et la rousse I. Youvé ?

Geoffrey boit une gorgée de sa bière, quel imbroglio… Et que fait-il, lui, au milieu de tout cela ? Il pensait avoir compris ce qu’il en était dernièrement mais là c’est le pompon !

Les coudes sur les genoux et la tête entre les mains Geoffrey reprend sa réflexion.

=> Le professeur Dingalo a manifestement eu besoin d’un supercalculateur pour ses recherches. Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas été fourni par sa nation ? Car l’union des Banques Soviétiques ne peut pas appartenir aux U.S quand même !
Dans ce cas, le Pr. Dingalo a-t-il été réellement été tué pas des soviétiques ? Et cachait-il vraiment des dossiers chez lui ?

De ce qu’il en sait, le Pr. a très bien pu être assassiné par sa propre patrie car il avait un marché avec une autre nation. Le supercalculateur contre une partie de ses travaux ?

Qui croire bon sang !

=> En ce qui concerne le système xK, il est là manifestement pour pouvoir étudier les recherche du Pr. et les utiliser entre autre et c’est l’équipe d’I.Youvé qui gère sa progression.

Encore une nouvelle pièce du puzzle, pour qui travaille-t-elle exactement ?

Geoffrey se rappelle alors la phrase d’I.Youvé : « Vous êtes officiellement évadé de prison depuis plusieurs mois maintenant » Voilà quelque chose qu’il peut vérifier !

Il se lève d’un bon, court vers son ordinateur. Rien de plus facile pour lui d’entrer dans les fichiers de la police sans se faire remarquer et de remonter derrières toutes les sécurités existantes… Après deux heures de recherches, la découverte d’un dossier trafiqué… Geoffrey découvre qu’il a bel et bien été libéré sous condition de se mettre au service du gouvernement.

I.Youvé ment donc sur ce point précis…

Geoffrey s’adosse à sa chaise, enfin une piste pour savoir qui croire. Il travaille donc bien pour le gouvernement et I.Youvé pour la partie adverse. Il se sent soulagé car il ne voyait pas Isabelle comme un traite.

« Maintenant qui travaille pour qui ? Voyons ce qui est en jeu.

D’un côté les travaux du Pr. Dingalo, de l’autre un supercalculateur et un système XK.

I.Youvé s’occupe du système XK (volé aux EU ?), le supercalculateur semble également être du côté soviétique.

Les premiers veulent récupérer le système XK pour terminer au plus vite les travaux du PR Dingalo, les second veulent les travaux pour avancer dans leur études car ils ont le matériel pour »

Après réflexion, Geoffrey penche pour l’hypothèse suivante : Isabelle travaille bien pour le gouvernement avec le colonel, lui aussi agent double.
Youvé, Evitch, Sauron et très certainement le fameux diplomate français pour l’autre camp.

Et lui au milieu de tout cela est là pour récupérer le reste des travaux du Pr. qui circule encore et éventuellement le système XK.

Quel bins !

A ce moment, il entend la porte d’entrée s’ouvrir, il a tout juste le temps de se lever qu’Isabelle se précipite sur lui et le tire dehors sans autre explications que « vite, suivez moi ! » (Comme d’habitude…).

Ayant décidé de lui faire confiance, il la suit sans discuter. Cela devient vraiment un mauvais pli...

Dans sa voiture, elle lui dit précipitamment :

« Vous êtes du bon côté Geoffrey, je suis effectivement un agent double tout comme votre ami Evitch mais je travaille pour le gouvernement ainsi que le colonel. Nous allons rejoindre ce dernier et l’agent Barnes qui nous aidera à préparer notre entrée dans la banque Churchill et vous permettre de chercher dans ce supercalculateur des traces des dernières recherches du Pr.
Ne me posez pas de questions, faites-moi confiance, je vous emmène dans un lieu sûr et tout vous sera expliqué. »

Geoffrey n’avait même pas ouvert la bouche sachant d’avance qu’Isabelle lui aurait coupé la parole.

De toute façon, au point où il en est, cela ne peut pas être pire…



[ Ce message a été modifié par: LN le 03-12-2002 à 20:35 ]


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tazandrine
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


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Posté le: 22-12-2002 à 19:50  | N° d'ordre sur la page en cours : 11 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 41 / 44
*****************


Un quartier résidentiel mais une maison simple à l'aspect accueillant...

Assise sur le pas de porte dans un fauteuil à bascule, un café à la main, la mère de Geoffrey est inquiète. Ses yeux parcourent à peine la pelouse entourée de buissons, les plate-bandes de fleurs avec quelques chrysanthèmes dispersés, la mare avec les poissons rouges alimentée par une fontaine artificielle.

Elle observe le portique et revoit son fils, jeune garçon insouciant et téméraire, le sourire taquin, les cheveux ébouriffés, les joues rougies par les jeux en plein air et les yeux malicieux.

"Pourquoi ne me donne t-il pas de nouvelles ?" murmure t-elle.

Bien que d'une nature optimiste, elle se sent perturbée par une impression qu'elle ne parvient à définir que comme pesante.

"C'est ma chair et mon sang". Il y a quelque chose d'anormal mais elle ne sait dire quoi.

En levant les yeux, elle voit une voiture luisante et d'aspect officiel s'approcher. Les deux occupants sont vêtus de costumes sombres, lunettes aux verres teintés "comme dans le filmmen in black" pense la mère de Geoffrey avec une légère grimace.

Elle s'aperçoit qu'ils s'avancent vers elle...

"Madame Dupré ??"

"Oui, qui êtes-vous ?"

"Nous sommes des agents du gouvernement madame".

"Oui et que venez-vous faire ici ?"

"C'est au sujet de votre fils. Il est l'auteur de transactions financières informatiques frauduleuses et nous avons la preuve de malversations qu'il a effectué..."

Elle fixe ces visages d'hommes qui soutiennent son regard et sent ses cheveux se hérisser sur la nuque.

"Nous avons besoin de vous poser quelques questions et nous vous demandons de nous suivre".

"Demander ou imposer ?" ose t-elle dans un excès de bravoure.

Deux visages contrariés l'encerclent...

"Dans l'intérêt de votre fils, madame, je pense que vous devriez rapidement nous suivre" dit l'un des deux.

"Où est mon fils ? Je ne vous suivrai pas tant que je n'aurai pas des explications détaillées et puis, montrez-moi votre badge officiel".

L'air franchement patibulaire à présent, les deux hommes s'approchent doucement d'elle. Avec un signe de connivence à l'autre, l'un sort une arme. Les yeux écarquillés, emplis d'effroi, elle n'a pas le temps de se réfugier dans la maison qu'un coton chloroformé s'abat sur sa bouche. Elle parvient juste à articuler un "non" étouffé tandis que ses genoux se dérobent sous elle et qu'elle sombre dans l'inconscience.

"Vite, embarquons-la discrètement dans la voiture avant que les voisins ne s'aperçoivent de quelque chose...".



**************



"Il y a des moments ou j'aimerai être monsieur tout le monde" se dit Geoffrey. "Rencontrer simplement une femme au coin d'une rue, la séduire, l'épouser, avoir des enfants et tout ce petit monde m'attendrait à la maison, devant un bon feu de cheminée le soir, lorque je rentrerai d'une journée harassante du bureau. Nous nous retrouverions tous ensemble autour d'un bon petit plat...

Au lieu de ça, me voilà dans ce véhicule, parti je ne sais où... Dans quelle galère me suis-je encore fourvoyé... Certes, en charmante compagnie... Quelle plastique elle a cette fille..." pense t-il en regardant Isabelle, quand son téléphone portable se met soudainement à sonner.

Il a à peine le temps de décrocher que son interlocuteur ne lui laisse pas dire un mot.

"Monsieur Dupré, nous tenons votre mère. Il ne lui sera fait aucun mal à partir du moment où vous suivez nos consignes à la lettre et que personne n'ait connaissance de cet appel"...


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Deauville
''Prince des sockets''


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De: ...Son 36 ème dessous!
Posté le: 25-12-2002 à 00:42  | N° d'ordre sur la page en cours : 12 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 42 / 44
Geoffrey raccroche le portable déjà muet, et reste figé de stupeur, blême d’effroi. La plastique de sa voisine ne lui fait plus aucun effet …Envolée, la vie de « monsieur tout le monde », c’est pas « Bobonne » qui conduit à ses côtés…C’est une espionne, une professionnelle, qui joue dans la cour des grands, alors que lui ne sait rien de ce qu’on attend de ses réactions…Il se sent maintenant comme un gosse sans sa Môman qu’on a kidnappée !
Il regarde la route qui défile vite, très vite, trop vite même à son goût. Il en a marre maintenant de tous ces agents doubles qui se dédoublent, et se redoublent sans cesse. Qui est qui, qui fait quoi ; Là, y’en a vraiment MARRE !
La voiture arrive en ville, Isabelle ralenti, rétrograde, rétrograde encore, puis s’arrête au feu.
-« Ils ont décidé de vous faire chanter, on dirait »
Geoffrey reste interloqué ! Elle a donc deviné.
La voiture redémarre, alors, Geoffrey attrape brutalement le volant en serrant le frein à main, et la voiture part en crabe pour s’immobiliser contre une autre en stationnement, bloquant la portière côté conducteur.
Geoffrey bondit hors de la voiture qui crache la vapeur par le radiateur, puis s’enfui dans la ruelle à droite.
Il se retourne pour voir Isabelle qui s’extrait alors, mais il a déjà cinquante mètres d’avance.
Sortant de la ruelle, il tombe en face d’un arrêt de bus, et justement un bus s’apprête à démarrer ; il s’y engouffre avant la fermeture des portes. Il éteint son portable de peur d’être repéré, (on a retrouvé des gens en montagne comme çà).
Le bus roule ainsi deux ou trois kilomètres et Geoffrey ne voit rien d’inquiétant par la vitre arrière ; alors quand il aperçoit un fast food il en descend ; il y entre, commande un hamburger et un coca puis déambule en réfléchissant à la condition dans laquelle il se trouve. C’est alors qu’il retombe sur la première avenue, qu’il avait emprunté en voiture avec Isabelle. Par curiosité, il décide alors de reprendre un bus dans l’autre sens pour repasser devant l’accident. Aux loin, Il aperçoit les gyrophares des véhicules de police. Une dépanneuse est là aussi.
Le bus s’arrête au feu en face de l’accident. Les fenêtres entrouvertes lui permettent d’entendre des conversations entres les agents, et le propriétaire de la voiture emboutie.
-« Un jeune type qui s’est enfui en courant par la ruelle, que j’ai vu de ma fenêtre, et aussi une fille qui est sorti ensuite en clopinant »
-« Et ensuite ? » Demande le flic.
-« Quand je suis arrivé en bas, un taxi démarrait en trombe ».
Deux types en costard sombres avec des lunettes de soleil, discutent avec l’inspecteur, et celui-ci a l’air de leur parler avec déférence.
-« Viens ! elle arrive, on y va ! » Dit le plus mince à son complice, et ils traversent la rue à la rencontre d’un taxi qui arrive derrière.
Le bus redémarre ; le taxi s’arrête, les deux types y montent, puis le taxi fait demi-tour.
Geoffrey est abasourdi :
« Qu’est ce que c’est que ces mecs sortis d’un film de l’époque d’Al Capone ! Et dans le taxi, c’est Isabelle qui était dedans et qui m’a suivi ? »
« Non, ils n’auraient pas fait demi-tour dans ce cas, ils auraient suivi le bus pour me cueillir à la descente ou même au terminus»


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Pierre
''Prince des sockets''


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De: The White Tower of Ecthelion
Posté le: 02-01-2003 à 02:48  | N° d'ordre sur la page en cours : 13 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 43 / 44
« Bordel... Calme toi, caaaaalme. T'arriveras à rien si tu t'excites. »
Il jeta un coup d'œil vers les deux hommes, puis détourna le tête aussi rapidement qu'il pouvait se le permettre pour éviter de croiser leur regard. "Elle", qu'il avait pris pour Isabelle tout d'abord était en réalité tout simplement la conductrice du taxi.
« Donc elle n'est pas avec eux. Et je fais quoi maintenant ? »
Geoffrey était entièrement déboussolé, il ne savait plus que faire. Mais il avait choisi son camp, après tout. Il avait décidé de faire confiance à Isabelle. Mais sa mère...
Il n'eut pas le temps de se poser plus de questions, car sa poche intérieure vibrait.
« C'est quoi ça, qui m'a foutu un portable dans ma poche ?? »
Mais il connaissait la réponse : ce ne pouvait être qu'Isabelle. Il décrocha.
« On ne s'en sort pas si mal, Geoffrey. Non seulement ils pensent que nous vous avons perdu, mais en plus ils pensent pouvoir faire désormais ce qu'ils veulent de vous.
- ...
- Car vous restez avec nous, n'est-ce pas ? C'était un très beau stratagème que de faire croire à votre fuite.
- Euuuh...
- Et puis, vous vous doutez bien que même si vous leur obéissiez votre mère ne serait pas mieux traitée, malheureusement.
- Comment avez-v...
- Déjà à l'expression de votre visage, mon cher Geoffrey. Et vous ne pensiez pas que vos appels n'étaient pas plus surveillés que cela ? Dans deux arrêts descendez, changez de bus et allez jusqu'au terminus. Je vous y attendrai et je vous exposerai la suite des évènements, quelque peu... modifiée avec cette nouvelle - assez inattendue, je dois l'avouer. Au fait, ne vous inquiètez pas, ma jambe va mieux... »

« Cette fille est incroyable, se dit-il, elle a un de ces crans ! »
Mais sa voix avait été douce et non pas autoritaire.

Une fois remis de sa surprise, Geoffrey se demanda s'il devait appuyer sur le bouton "Arrêt demandé" ou aller à l'hôtel en attendant les instructions suivantes, comme l'homme en noir le lui avait demandé au téléphone. Au dernier moment il appuya dessus : « Misons sur la constance sinon on ne s'en sortira jamais de cet histoire qui est bon/qui est méchant"... ». Il ne sut pourquoi mais il eut l'impression en descendant qu'il avait fait le bon choix, pour la première fois.

Il prit donc l'autre bus et se laissa endormir, assis sur la banquette arrière. Il se réveilla en sursautant lorsqu'Isabelle le secoua doucement et l'appela.
« Hein ? Heu, beuh, on doit descendre ? »
Elle sourit.
« Non, je vous accompagne durant le dernier arrêt.
- Vous n'aviez donc pas confiance ?
- Et vous ? »
Il ne sut que répondre.

« Voici notre nouvelle voiture, tout ce qu'il y a de plus commun.
- Qu'allez-vous faire pour ma mère ?
- Je suis désolée, Geoffrey, très sincèrement. Je... Je ne pense pas être autorisée à vous le dire, mais nous ignorons où elle est, je tenais à ce que vous le sachiez.
- Merci de me l'avoir dit...
- Soyez sûr cependant que nous avons tout mis en œuvre pour le savoir.
- Ça n'avance pas grand-chose, ça...
- Si si nous avons déjà progressé depuis votre coup de fil. L'agent Barnes et le colonel vont vous expliquer. »

Sa voix, encore une fois, n'avait pas été autoritaire, mais pleine de compréhension.
« N'empêche qu'elle sait très bien jouer la comédie et taper là où il faut, et qu'il y a que des connards qui savent où est ma mère... »

Ils arrivèrent devant un bâtiment d'habitations, tout ce qu'il y a de plus courant. Il faisait déjà noir.
« Désormais la discrétion sera notre point fort. J'imagine que vous avez remarqué les deux hommes qui enquêtent sur nous... »
Geoffrey et Isabelle montèrent au quatrième étage de l'immeuble. Le colonel et l'agent Barnes était dans la salon, les volets étaient fermés.

« Bonsoir. Asseyez-vous, je vous en prie. »


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kheldar
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Jan 10, 2002
Messages: 265
Posté le: 22-01-2003 à 11:18  | N° d'ordre sur la page en cours : 14 / 14 | N° d'ordre sur le topic : 44 / 44
Geoffrey regarda devant lui d'un air morne.
Le colonel prit la parole: "les récents événements précipitent un peu les choses vous vous en doutez. D'abord soyez assuré de notre sympathie.
Même si nous ne savons pas où est votre mère, nous pouvons en revanche anticiper leurs actions grâce à une taupe infiltrée", il regarda Isabelle en souriant.
"Nous savons donc qu'ils croient vraiment à votre évasion et nous avons décidés de jouer à fond là-dessus.
Voilà notre plan: vous allez infiltrer l'équipe adverse !"
Geoffrey ouvrit la bouche, la referma, la rouvrit... " Euhhh, ben ... mais..."

"Ce n'est pas la peine de protester dit l'agent Barnes, nous en avons plus qu'assez de vos enfantillages. Vous comprendrez aisément que l'enlèvement de votre mère ne vous laisse pas le choix. Vous allez donc faire semblant de coopérer avec eux et vous en profiterez pour récupérer les travaux du Professeur Dingalo qu'ils semblent avoir reconstitués en entier. Vous aurez aussi comme mission de saboter leur nouveau système XK pour qu'ils ne puissent pas utiliser leurs informations."
Geoffrey pensa à par lui " en somme l'enlèvement profite autant si ce n'est plus à vous qu'aux autres..."

Il dit: " bien sûr quand est ce que je commence ?"

Isabelle s'adressa au colonel: "Ce n'est pas ce qui était prévu, et c'est beaucoup trop dangereux !
- Ce n'est pas la peine de protester répondit le colonel, vous savez tout aussi bien que moi que c'est notre dernière chance.
S'adressant à Geoffrey : ne nous laissez pas tomber nous avons vraiment besoin de vous !

Evidemment repris l'agent Barnes, nous ne vous laisserons pas sans rien, suivez moi nous allons vous donner des outils de travail."

Ils sortirent du salon et passèrent à une pièce remplis d'objets dont l'existence serait pour les gens moyens rien de plus qu'un fantasme.

Geoffrey était comme hypnotisé: " Wooahh ! Incroyable, c'est encore plus dément que dans James Bond"

Le colonel lui montra une montre: "Ceci est votre moyen pour communiquer avec nous. Il n'est evidemment pas question que vous ayez des contacts trop visibles avec l'agent Malone. En revanche vous aurez le tout le loisir de lui transmettre des informations par cette montre relais. ELle est aussi équipée d'un localisateur GPS qui nous permettra de savoir à tout moment où vous êtes. Evidemment si vous la retirez un systéme automatique qui détecte la chaleur humaine le saura immédiatement et nous avertira en moins de 2 minutes."
Geoffrey déglutit.

"Vous n'avez donc plus le choix.
Vous serez aussi équipé de ce porte clef USB révolutionnaire qui intégre un algorythme de décryptage qui devrait vous permettre de passer outre toutes les protections concoctées par votre ami Igor. Vous garderez cette clef à cette ceinture qui intégre un modem GPRS qui enverra toutes les informations contenues dans la clef dans notre ordinateur central."

Le colonel lui tendit ses nouveaux gadgets.

"Voilà, maintenant c'est à vous de jouer !
Vous allez sortir par la porte n°15 qui donne sur le centre commercial, voici du liquide (il lui tendit un portefeuille remplit) ainsi qu'une American Express.
Balladez vous, allez au cinéma, faites ce que vous feriez si vous étiez libres, prenez une chambre dans un hôtel et attendez qu'ils vous contactent.
N'utilisez votre montre qu'en cas d'extrème nécessité.
Bonne chance !"

Il tendit la main à Geoffrey et sortit suivit de l'agent Barnes.
Geoffrey restait seul avec Isabelle.

"Euuhh... je voulais..
- chut..."
Isabelle l'interrompit et l'embrassa longuement sur les lèvres.

Geoffrey sentait comme dans un rêve le contact chaud et humide de sa langue contre la sienne. Il émettait plus d'ondes calorifiques qu'une cheminée. Incapable de réagir il se contentait de savourer ce baiser comme le condamné sa dernière cigarette.

"Allez y maintenant, vous ne devez pas rester trop longtemps ici, soyez prudent!"

Les lèvres de Geoffrey reprirent contact avec la froide réalité du sous-sol menaçant où ils se trouvaient.
Geoffrey était encore suspendu au baiser d'Isabelle, il ne pensait plus.

Elle le guida le long d'un couloir jusqu'à un ascenceur.

"Allez, dépéchez vous !"
Elle le regarda en souriant et s'en alla.

Comme un automate Geoffrey appuya sur le bouton de l'ascenceur, ouvrit la porte et sortit.
Il était dans un grand centre commercial bondé, qui sentait autant la sueur que la rage froide et désesperée de ceux qui ont peur de rater les meilleures occasions.

"Les Soldes..." pensa Geoffrey.
Il se fraya un chemin vers la sortie, s'arreta sur le trottoir, et petit à petit son cerveau se remit en marche.


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