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Forum ChoixPC » » Archives : Divers - blabla et le reste - » » ****THE STORY****
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Auteur Sujet : ****THE STORY****
baccara
''Décrypteur de manuels informatiques''


Inscrit: Feb 03, 2002
Messages: 72
Posté le: 05-04-2002 à 09:12  | N° d'ordre sur la page en cours : 1 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 16 / 44
Il se dépêche d’aller voir, tout a coup il a un moment de recul restant figé à réfléchir sur ce qu’il allait faire, et dans sa tête surgit le mot routine et questions, depuis combien de temps je vis cette malheureuse vie dépourvue de bon sens et de joie ? Cet écran me sort par les narines.
Autant que je me sens fort et unique sur ce que je fais, autant j’ai l’impression d’être inutile et ringard.
Mais malgré toutes ces questions il ouvre son message avec un léger recul toujours un dans ces cas la ce recul cette peur de l’imprévu et de la surprise, hanté par les messages et les coups de téléphones. La prison a du être dur mais la suite et encore plus cruelle, a quand le répit et la sérénité.
Il commence par lire son message a sa grande surprise le voilà, le message, ce massage qu’il a tant attendu et espérer.


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NeoDertal
''Apprenti dompteur de configuration''


Inscrit: Jan 17, 2002
Messages: 789
De: mes rêves
Posté le: 08-04-2002 à 18:20  | N° d'ordre sur la page en cours : 2 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 17 / 44
"Salut à tous, John organise la fête vendredi à 16h00. Beaucoup d'invités, de la bonne humeur, temps magnifique. Pour la musique, T.E. s'occupe de tout comme d'hab. Retrouvez-vous à l'entrée Nord de l'ancienne station du WTC. Contacts sympas garantis. Moi j'ai hâte d'y être, chez nous on sait s'amuser.
Free and happy
Jim Rinf."

Geoffrey n'en croyait pas ses yeux. Il avait reconnu immédiatement son style et sa signature. Il resta un moment pétrifié, éberlué par ce message et décontenancé par la joie qui l'envahit brutalement et intensément, comme un coup de foudre. Il avait attendu désespérément de ses nouvelles avant d'apprendre sa disparition.

Puis il retrouva ses esprits et décoda ce mél selon la bonne vieille technique qu'ils avaient mis au point tous les deux, il y a si longtemps. Retenir le premier mot après chaque signe de pontuation et les initiales pour la signature : "Salut John, beaucoup de temps pour te retrouver. Contacte moi chez free. Jr". John était le pseudo de Geoffrey à une époque. Free alias http://www.freejunky.com, était l'un des sites qu'ils utilisaient autrefois pour communiquer. Jr était l'une des signatures de Jalrov, qu'il n'avait utilisé qu'une seule fois dans le passé ! Personne d'autre que Jalrov ne pouvait connaître ces détails.

"C'est lui, c'est bien lui ..." Cette fois, il était sûr que son meilleur pote était bien vivant. Geoffrey bondit de sa chaise et ne put contenir un cri de bonheur "yyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh". Après avoir fait plusieurs fois le tour du bureau dans tous les sens, il se rassit "calme-toi, calme-toi ... surtout ils ne doivent pas le savoir" pensa t-il.

Il ne fallait pas que le FBI apprenne que Jalrov était vivant, si tant est qu'il l'ignorait, et qu'il avait contacté Geoffrey. Il envoya une réponse factice destinée à tromper la vigilence des mouchards en tous genres qui trainaient sur son poste et sur le réseau.
"Ravi d'être invité, de faire partie des privilégiés. T.E. ou John connaît pas. Savoir à qui on envoit son courrier c'est le minimum ! Vivant et fier de l'être. A+".
Mais c'était aussi un message codé de la même manière ... "Quels paranos !" pensa t-il amusé, "si seulement j'avais pu l'être assez pour ne pas me faire choper ...".

Geoffrey ne pensait plus qu'à sortir du bureau, se pointer dans un cybercafé où il pourrait discrètement reprendre contact avec son alter ego. Il réussit à contenir son envie pendant une petite heure pour donner le change. Il fouinat sur le Web pour sa mission en cours comme si de rien n'était. Puis il sortit du bureau et au rez-de-chaussée le gardien amusé, lui lança :
- "Alors l'artiste, on fait des heures sup ?"
- "Quand on aime on ne compte pas" lui répondit Geoffrey.

Dehors le soleil réchauffait timidement cette matinée, une brise soudaine le fit frissonner un peu. "Il fait très beau aujourd'hui ..." se dit-il, souriant.

[ Ce message a été édité par: NeoDertal le 2002-04-08 18:29 ]

[ Ce message a été édité par: NeoDertal le 2002-04-08 18:31 ]


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LN
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Jul 20, 2001
Messages: 433
Posté le: 22-04-2002 à 16:56  | N° d'ordre sur la page en cours : 3 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 18 / 44
Geoffrey se dirige vers le cybercafé au coin de la rue tout à la joie de reprendre contact avec Jalrov. L’heure du repas approchant, il décide d’aller d’abord acheter un sandwich et de le manger dans le parc tout proche comme tous les midis. Cela lui permettra de réfléchir. Geoffrey sourit, sa mère a coutume de lui dire « réfléchi toujours avant d’agir », il ne l’avait pas fait quelques années auparavant et on sait ce que cela lui avait coûté, il était temps de s’y mettre. Pendant une heure il avait pensé à Igor, repassant tous leurs moments heureux mais avant de reprendre contact avec lui, il lui fallait faire attention. En y réfléchissant de plus près cela faisait beaucoup d’un coup. Geoffrey commence à mordre dans son sandwich tout en récapitulant ce qu’il lui est arrivé durant ces derniers jours : nouveau poste, nouvelle mission, hackers et enfin la réapparition d’Igor.
Ses pensées n’arrêtent pas de tourbillonner. Il lève la tête pour profiter du soleil et ferme les yeux sous les chaudes caresses de cet astre.

« Ah, la liberté ». Arrivé à son banc, il s’assoit face au bassin central du parc et commence à réfléchir tout en mangeant. L’éducation donnée par sa mère le rattrapait, qu’avait-il à ressasser toutes ces pensées au lieu de courir prendre contact avec son meilleur ami ? Son cœur se gonfla à la pensée qu’Igor était vivant. Mais tout de suite son humeur s’assombrit en repensant aux différents événements qui lui étaient arrivés dernièrement.

Igor était vivant, c’était un premier point pourtant il était censé s’être suicidé dans une prison du Delaware. Il ne s’est par conséquent pas pendu, c’est une évidence : deuxième point. Toutefois, il n’a jamais été question d’évasion or on ne sort pas d’une prison comme cela sans que les journalistes s’emparent de l’affaire. On a donc caché sa sortie mais pourquoi et comment ?

L’eau du bassin est calme, un petit garçon s’amuse à faire avancer son bateau en papier tout fier de le montrer qui vogue à sa maman. Geoffrey le regarde distraitement.

Non, s’il y avait eu évasion, la télé en aurait parlé… Igor n’a pas pu sortir comme cela de la prison sauf si… Geoffrey fronce les sourcils sauf si… on avait fait comme pour lui ! Il se lève d’un coup,

« Les co.. ! Ils ont encore essayé de m’avoir ! » Geoffrey commence à marcher d’un bon pas vers son bureau.

« Les m..deux, ces satanés bâtards ! »

Fou de colère, il accélère le pas pour s’arrêter net quelques mètres plus loin.

« Réfléchis Geoffrey, réfléchis… » Il fait demi-tour et va se rasseoir sur le banc. Le petit garçon le regarde d’un œil curieux et sa mère le rappelle, il doit avoir l’air bizarre.

Geoffrey inspire une ou deux fois à pleins poumons pour se reprendre.

« Bon, récapitulons :


1) Igor est vivant.

2) Il m’envoie un message censé venir des hackers libres dans lequel il est question de la banque internationale du séquençage du génome humain.

3) Ils ont fait semblant de me tester avec l’histoire de la souris optique et du morse.

4) Desmote m’a soutenu face au colonel en faisant semblant de ne pas lire mon petit papier avec les soi-disant codes.

5) Isabelle m’a demandé des infos à la soirée d’Antoine. Elle ne m’a jamais précisé lesquelles.

A ce stade de sa réflexion Geoffrey sent de nouveau la moutarde lui monter au nez. Il se reprend avec de grandes inspirations.

« Quel merdier, dans quoi me suis-je encore fourré ! »

Bon, je reprends dans l’ordre :

1) Ma réponse à Isabelle a du les convaincre de tenter le coup avec moi. Si je me souviens bien, je lui ai répondu que je pouvais éventuellement l’aider si ce qu’elle me demandait ne m’envoyait pas en prison. Il ne fallait donc pas que ce soit illégal.

2) Ils m’ont tendus un piège bidon pour me faire croire qu’ils me testaient.

3) Ils me testaient vraiment avec le message d’Igor

4) Igor est vivant et travaille pour eux !

5) La mission dont ils m’ont fait part sur les vols de banques n’est pas tout a fait exacte, il y a autre chose…

6) Que vient faire le séquençage du génome humain dans tout ça, encore un truc bidon ?


Cette fois ça y est, il est calme. Il est temps d’aller demander des comptes au colonel. Geoffrey part d’un bon pas vers son bureau.

Arrivé devant la porte du colonel, la colère a eu le temps de remonter, il frappe et entre de suite sans attendre de réponse.

Ce dernier le regarde sans aménité, Isabelle est près de lui.

« Que désirez-vous Mr Dupré ? »

Geoffrey le foudroie du regard ainsi qu’Isabelle.

« Il serait temps que vous me disiez la vérité mon colonel ! Et que vous arrêtiez de me promener avec vos salades ! Ou est Igor et qu’elle est cette fichue mission ! ? » Son ton était monté petit à petit.

Le colonel le regarde fixement et commence à sourire.

« Enfin ! Je me demandais si vous arriveriez jamais à sortir de vos mauvaises habitudes de hackers »

Geoffrey serre les dents et le regarde toujours d’un œil noir mais ne répond pas.

Le colonel le regarde et désigne Isabelle.

« I. Malone est bien un agent de la communication mais travaille pour la section spéciale. Elle va vous dire ce qu’il en est. Moi, je m’en lave les mains désormais, je suis heureux de me débarrasser de vous, cela ne me plait pas de travailler avec d’anciens hors la loi ».

Isabelle se tourne vers Geoffrey qui est prêt à bondir sur le colonel.

« Suivez moi Mr. Dupré, je vais vous expliquer ».

Ils sortent du bureau du colonel et se dirigent vers les ascenseurs ou Isabelle sort une carte lui permettant d’accéder aux étages supérieurs jusqu’ici interdits à Geoffrey.







_________________


[ Ce message a été édité par: LN le 2002-04-22 17:56 ]


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Mégalo
''Exorciseur de PC''


Inscrit: Sep 05, 2001
Messages: 2324
Posté le: 30-04-2002 à 12:24  | N° d'ordre sur la page en cours : 4 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 19 / 44
Ils patientent devant l’ascenseur, silencieux.
C’est alors que Geoffrey commence à en ressentir les effets.
Il a déjà vécu maintes fois ce genre de symptômes quand il était jeune.
Il sait exactement ce qui risque d’arriver.

Cela commence par une crise d’angoisse qui allant crescendo, vous dévore jusqu’à la tétanie.
La tension nerveuse de ces derniers temps, jusque là contenue, semble désormais vouloir se manifester.

Isabelle le prie de pénétrer dans la cage d’ascenseur.
Elle ne s’aperçoit pas de la fièvre qui gagne son compagnon.
Geoffrey à apprit à dissimuler son mal à son entourage.

Il réagit mécaniquement aux sollicitations d’Isabelle.

D’instinct, il a déjà replongé dans l’univers Mythique de CentPourCent, le monde imaginaire de son enfance.
La seule parade qu’il ait découvert afin de verrouiller ces crises au stade embryonnaire avant qu’elles n’atteignent une intensité plus importante.

Les héros de CentPourCent lui reviennent au hasard à l’esprit:

Le dieu Quinine, (époux D’Elle-Laine, elle-même demi sœur D’Elle-Tricott) qui tisse des mondes sur la grande toile de l’univers.
Riz-one le grand céréalier d’Ontebenne.
Caesar le fidèle défenseur des nains de l’Octet face au Néo-Fenestrage agressif des hordes expansionnistes des Portes Billiennes.
Tiank le bras armé de CentPourCent. Juché sur ses redoutables Pinux, volatiles polymorphes en quête de leçons de vol, il épaule parfois Caesar dans son combat.
Tavern, le grand régulateur des débits de boisson.
Sansprime, cinquante pour cent de Tax de Fongecif.
Triste-cyan, l’alchimiste des mots millénaires (ou bien l’alchimiste millénaire des mots, on n’a jamais bien su). Dépité de la bêtise des hommes, certains affirment qu’il redonna un jour au bandit Etrique-Jean sa forme initiale de pelote de coton.
Pire-Hier, le jeune roc optimiste , Raidfrime le messager hurlant…
El mérous, Grand Prédateur des mer d’Anis, fier descendant de Neptune et d’une sardine espagnole.

...

Une brève secousse le tire brutalement de ses rêveries.
L’ascenseur vient de s’immobiliser.
Grâce à cette furtive évasion, il se sent mieux.
La crise semble provisoirement enrayée.
L’angoisse a cédé la place à la curiosité.
Tandis qu’Isabelle l’observe, impassible, les portes de la cage s’entrouvrent.


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tazandrine
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Dec 27, 2001
Messages: 223
Posté le: 12-05-2002 à 22:10  | N° d'ordre sur la page en cours : 5 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 20 / 44
Les portes de l’ascenseur lambrissé d’acier s’entrouvrent dans un doux gémissement.
- « suivez-moi » lui dit Isabelle, « nous sommes attendus ».
- « Par qui ? »
- « Il va falloir patienter encore un peu pour les questions, monsieur DUPRE. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez rapidement toutes les réponses... » .

Geoffrey ne peut s’empêcher d’être exaspéré par l’attitude autoritaire d’Isabelle, mais en regardant de dos la plastique de la jeune femme, il la trouve malgré tout très sexy. Au-delà de son tailleur strict, elle a une classe et surtout des jambes... interminables qui ne le laisse pas indifférent.

Ils arrivent en haut de l’immeuble, sur une terrasse ou ils entendent au loin les clameurs de la ville et les klaxons... Mais ce qui frappe le plus Geoffrey, c’est l’hélicoptère... énorme... imposant.

- « Venez, je vous emmène faire une balade, monsieur DUPRE ».
- « ou la là, pas si vite ma belle. Je ne monte pas dans ce monstre volant, si vous ne m’expliquez pas le pourquoi du comment ».
- « Arrêtez de faire l’enfant. Vous devez me faire confiance. Je ne peux rien vous dire pour le moment ».
- « Secret défense ? ».
- « Exact. Aller venez. »

Tout en montant dans l’appareil avec réticence, Geoffrey dit avec ironie : « j’espère que le pilote connaît tout du décollage et de l’atterrissage ».

Sans un regard, Isabelle s’installe en face de lui dans l ‘appareil. Le voyage ne semble pas interminable à Geoffrey, qui prend le temps d’observer discrètement la finesse des traits de sa voisine, sa bouche généreuse, ses yeux d’un vert profond... si profond qu’il aimerait s’y perdre.

- « Regardez sur votre gauche monsieur DUPRE. Nous survolons le désert de l’Arizona et le peu que vous pouvez en apercevoir est votre nouveau lieu de travail. Dorénavant, oubliez le FBI, vous allez travailler pour la NSA : la National Security Agency qui a pour mission d’assurer l’interception et le décryptage dans le domaine de l’espionnage électronique. Les Etats-Unis ont un département d’état qui travaille sur l’intelligence artificielle. Nous sommes en avance dans ce domaine par rapport au reste du monde, ce que certains pays que nous croyons plus ou moins endormis convoitent.

Je crois que nous allons vous faire plaisir, monsieur DUPRE. Vous allez pouvoir travailler avec d’anciennes relations perdues... et nous avons créer autour de vous ce que nous pensons être la meilleure équipe dans le piratage informatique. Ne croyez pas que vous soyez le seul que nous ayons sorti du néant...

Vous ne pouvez voir la structure, temple de la recherche informatique, enfouie sous terre. Seules apparaissent les cheminées d’air conditionné dont la fonction est de protéger les ordinateurs de la surchauffe.

Je vous en dirai davantage dès que l’équipe sera au complet. Mais nous voici arrivés, monsieur DUPRE...


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Deauville
''Prince des sockets''


Inscrit: Dec 07, 2001
Messages: 13843
De: ...Son 36 ème dessous!
Posté le: 14-05-2002 à 21:58  | N° d'ordre sur la page en cours : 6 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 21 / 44
Pendant que l’hélicoptère amorçait sa descente, elle lui décrivit succinctement le secteur. Le village, à deux kilomètres du centre de la NSA, un drugstore, un pompiste, un saloon, un cybercafé et quatre cents habitants. « Des ploucs, mais ici tout est disponible… dans la semaine et sur commande, bien sûr ! », ajouta t’elle.
« -C’est paumé, mais sûrement nécessaire contre l’espionnage ». Se dit il.
« -Le NSA vous a réservé une chambre avec kitchenette au motel que vous apercevez à la sortie du village à gauche, une Jeep vous y conduira ce soir » et elle ajouta avec un sourire appuyé : « j’ai fait prévoir pour vous deux T-shirts, deux caleçons, et un jean’s, qui sont déjà là bas, j’ai oublié de vous prévoir un pyjama, mais vous ferez sûrement un tour au drugstore dans la soirée, non ? »
Geoffrey, rougit légèrement : « -vous connaissez donc mes mensurations ! ».
« -Nous avons votre fiche anthropométrique, et je connais aussi votre casier judiciaire…Mais sont-ce vos mensurations qui vous gênent le plus ? ». Reprit-elle en lui lançant un regard noir.
« -C’ est étrange, tantôt elle m’allume, et l’instant d’après elle me jette un seau d’eau glacée pour maintenir les distances ».Pensa t’il.
« -Ah ! Je dois quand même vous prévenir que votre mission ici consistera à repérer la « Taupe », la démasquer, et nous la livrer. En fait nous le soupçonnons mais nous manquons de preuves, ses dossiers sont codés, son PC comme tous ceux qui sont ici, sont protégés par mot de passe et nous ne savons pas où se trouve ce que nous cherchons, il faudrait que vous perciez ses codes d’accès à notre avis. Il se trouve dans votre futur service, où vous serez sous l’autorité de Mr SEBKHIRINE et de sa femme Ellen, qui travaillent conjointement sur le projet, mais lui, vous ne le verrez que demain, car il rentrera tard ce soir, étant en maintenance sur un autre site pour la journée ».
L’hélicoptère s’était posé, et le bruit du moteur baissait crescendo pendant qu’un grand type sportif s’approchait baissé, pour leur ouvrir la porte, « voici Christopher MAYRUWE, un de vos collègues, grand pêcheur devant l’Eternel, si vous vous retrouvez avec un hameçon planté dans la main, il lui appartient certainement, comme des plombs de pêche, ou un bas de ligne, et vous n’aurez aucun mal à reconnaître son bureau encombré de ce genre d’accessoires ! », dit elle. Christopher sourit sous le portrait qu’Isabelle avait brossé de lui.
Quand ils furent dans le bâtiment , elle lui présenta Ellen SEBKHIRINE, Joël SAURON, puis quelques autres personnes, et enfin un jeune homme en blouse blanche, « Je vous présente Peter LAUBYTE en contrat formation ; ici il met en pratique ses études de technicien en maintenance informatique ».
« Je vais devoir changer ce disque dur, mais je ne désespère pas de récupérer les données ! », bredouilla celui ci.
Geoffrey s’installa au seul bureau qui se trouvait de libre en face de SAURON. De toutes façons, il lui fallait aussi débusquer le responsable des fuites d’informations confidentielles, et son petit doigt lui disait qu’il l’avait juste en face de lui. Il se mit à se repasser le déroulement de la journée dans sa tête, depuis ce matin.
Au bout de plusieurs jours, il était persuadé de la culpabilité de SAURON mais il fallait qu’il trouve un stratagème pour le coincer. Et la providence vint presque à son secours sans le vouloir…
A l’angle opposé de la pièce, Peter LAUBYTE, de plus en plus énervé, jeta rageusement la boite et son CD sur le bureau où le tout atterri bruyamment. La « Taupe » reposa son gobelet de café tiède, et se retourna pour voir ce qui se passait. Geoffrey se leva vivement en bousculant volontairement son bureau collé dos à dos, à celui de son ennemi supposé; ce qui eût pour conséquence de renverser le gobelet sur le bloc multiprise où étaient raccordés leurs deux micros.
Il poussa alors un « Oh *****, alors !», juste pour attirer le regard de SAURON, afin qu’ il puisse constater l’étendue des dégâts, et il coupa instinctivement le bloc d’alimentation, pour éviter un court-circuit. SAURON haussa les épaules et blêmi :
« -Aussi maladroit qu’imbu de lui même, et débarquant avec ses grands airs ! Tu va me faire le plaisir de me remettre tous ça en état et proprement…Y’a de l’essuie-tout aux toilettes, fais gaffe qu’il ne reste pas de café dans le bloc électrique, avant de rebrancher et estime toi heureux que je ne te demande pas de me rembourser mon café ! D’ailleurs, j’ai maintenant le temps d’aller m’en servir un autre, car à vue de nez, t’en a bien pour un quart d’heure à faire la boniche, alors bon courage ! »
Et il sortit du bureau en claquant la porte. Il la rouvrit aussitôt en disant : « d’ailleurs, vu l’heure qu’il est, autant que je rentre chez moi, je ne vais pas m’y remettre pour dix minutes, bonsoir tout le monde ! » Et tout en jetant un regard haineux vers Geoffrey, il ajouta à son intention : «Et puis d’ici demain, ça aura eu le temps de sécher ! »
Geoffrey se mit alors en quête d’une éponge et d’une cuvette, ainsi que de papier, et se mit au nettoyage de sa maladresse (Oh, combien volontaire de sa part), sous les regards amusés des autres occupants des lieux. MAYRUWE lança à la volée :
« -Bah, t’inquiète pas, c’est un ours mal léché, vieux avant l’âge, célibataire endurci et aigri par voie de conséquence, mais il est surtout en pétard parce que tu lui a coupé son film porno qu’il était en train de mâter sur le Web! »
Il débrancha les câbles secteurs des unités, ceux des écrans, les souris, et les claviers des deux bureaux maculés de café froid et à présent poisseux. Il rinça bien à l’éponge, puis essuya avec le papier. Enfin il entreprit de remonter le tout en ayant grand soin d’intervertir tous les câbles entre les deux PC, afin de pouvoir scruter le contenu du disque dur, du PC de son vis à vis, et le tout à l’insu de tous les témoins présents.
Enfin, il ralluma le bloc-prises et le PC se ralluma après un scandisk presque normal après un arrêt aussi sauvage.
Il pouvait argumenter de faire un peu de rab ce soir, et après son quart d’heure de ménage, aucuns ne s’en étonneraient.
Il commença donc d’étudier les documents cryptés de la « Taupe » qui se précisait au fur et à mesure de ce qu’il découvrait.
Aucun cryptage, d’aucun dossier, ne lui résistait plus de trente secondes…Non seulement, c’était bien lui la taupe, mais en plus il n’était vraiment pas doué pour le dissimuler face à un des meilleurs hackers mondiaux comme Geoffrey.
Enfin il tomba sur ce qu’il cherchait : Evidemment, c’était crypté mais en plus, c’était en morse. Il cherchait à se rappeler ses souvenirs du peu de morse dont il avait usé, il y a bien longtemps. Des bribes lui revenaient mais insuffisamment pour traduire la page de lettres écrites…
Il déchiffra quand même : « --- -- --- … --- -- . -.-- » correspondant aux lettres « omosome y » .
Car c’était les lettres parmi les plus simples à retenir de l’alphabet morse. Chromosome Y ! C’était ça, et ça confirmait bien la piste du génome humain.
Tous le monde était parti progressivement sans qu’il s’en rendit compte, tout absorbé qu’il était, il était maintenant seul dans le bureau, et la nuit commençait à tomber, il jeta un oeil vers la pendule dans la pénombre qui lui confirma son impression. Il n’allait pas passer la nuit ici, et de toutes façons il butait sur sa traduction de morse.
Il lui fallait enregistrer ce fichier pour l’étudier ultérieurement, chez lui et à tête reposée, et il prit alors une disquette neuve dans la boite posée sur le bureau pour le recopier dessus. Ce lecteur de disquettes, avait la particularité d’être brutal à l’éjection, et il savait volontairement faire en sorte qu’elle tombât sur le sol, quand ça l’arrangeait, ce qui en l’occurrence était bien le cas à présent.
Il étira ses jambes en reculant son fauteuil à roulettes, (ce qui eut pour effet de faire remonter son jean’s à hauteur du mollet, et sa disquette de secours était donc à présent bien visible, maintenue en place par l’élastique de sa chaussette) tout en étirant les bras en arrière, avec un profond et bruyant bâillement pour les caméras de surveillance toujours en activité. Puis il éjecta la disquette du lecteur qui tomba évidemment par terre.
Il se baissa alors pour la ramasser et…ce n’était bien sûr plus la même, qu’il reposa en évidence sur la boite du bureau, et il sourit intérieurement (tout en se mordant les lèvres), en pensant à l’étonnement des équipes de surveillance qui l’éplucheraient car elle ne contenait qu’ « une liste de commissions en format bloc-notes ».
Il se leva, les jambes du pantalon retombèrent sur les chaussures, la disquette disparût dessous.
Il se posait à présent le problème de savoir comment intervertir à nouveau les câblages des deux PC, les écrans, claviers, et souris intervertis finiraient par être découvert, et il ne pouvait pas décemment, devant les caméras de surveillance et sans le prétexte d’un gobelet de café ré-intervertir les câblages, surtout sans attirer l’attention des surveillants du bunker qui visualisaient les circuits de télévision interne.

[ Ce message a été modifié par: Deauville le 2002-05-15 00:04 ]


                           --> Fct Warning : lire la FAQ svp.
Tian
''Chevalier pourfendeur d'écrans bleus''


Inscrit: Oct 17, 2001
Messages: 7474
De: passage
Posté le: 20-05-2002 à 18:28  | N° d'ordre sur la page en cours : 7 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 22 / 44
Il y réfléchit... Mais commence alors à ne pas trouver de solution. Et comme dès qu'une situation le dépasse, l'angoisse monte alors en lui. Insidieuse, sournoise, petit à petit elle prend possession de son corps. Tout d'abord sa respiration se fait difficile. Puis petit à petit des picotements dans le visage et les doigts. Et cela remonte ensuite dans les mains puis les bras.

S'il se laisse aller, il finit incapable de faire quoi que ce soit, si ce n'est agiter frénétiquement ses membres engourdis.

Il doit s'occuper l'esprit et se concentrer uniquement sur des moyens de remettre tout en place. Tout en y réfléchissant, il efface tout trace de son passage sur l'ordinateur qu'il vient d'infiltrer. Etant directement sur la machine en question, cela est d'une facilité déconcertante pour lui.

"Ca y est, je sais!" se dit-il intérieurement "mais encore quelques instants à attendre pour mettre ce plan en pratique"

Effacer toutes traces des commandes tapées dans les historiques stockés. Modifier les dates d'accès aux fichiers. La routine lors d'une intrusion.

La structure du bâtiment lui permet de voir le couloir à l'opposé. Lorsque celui-ci s'éclairera, deux des vigiles présents dans le bâtiment feraient leur ronde dans cette partie. Cette ronde ne se fait bien sûr pas à heure fixe pour des raisons de sécurité, il faut donc observer et attendre. Et quand cela se produira, une seule personne sera présente dans le centre de surveillance à scruter les écrans.

Ca y est la lumière envahit le couloir opposé. Geoffrey commence alors à prendre à prendre sa veste qui est posée sur le dossier de sa chaise. Il regarde alors avec effroi le mur opposé! De peur, il tombe à la renverse, sa veste tombant "par mégarde" au milieu des câbles au sol. Il reste au sol, fixant un point imaginaire.

"Il ne devrait pas tarder"

Etant donné que le poste de surveillance est plus prêt de son bureau que le lieu où se trouvent les deux autres gardiens, c'est celui qui observe les écrans de contrôle qui devrait arriver.

Les néons du couloir s'allument.

"Il est à 100 mètres. J'ai peu de temps"

Tout en ramassant sa veste, il remet en place les différents câbles. Il sait que sa manoeuvre n'est pas très discrète, mais si personne ne s'aperçoit ensuite d'un quelconque problème, les enregistrements vidéos seront ensuite archivés tout simplement. Il fallait simplement que personne ne soit témoin direct de la scène.

La gardien entre alors dans le bureau:

"Que se passe-t-il?"

"J'ai... j'ai... j'ai vu... une énorme araignée sur le mur!" balbutie Geoffrey.

"Pfff. Je retourne à mon poste". Et en grommelant il ajoute: "Ca fait partie de l'élite ça? N'importe quoi!"

"Excusez moi" ajoute Geoffrey. "Bonne soirée. Je vais rentrer, des fois que cette araignée soit toujours par là"

"C'est ça, bonne soirée"

Il était à présent temps de rentrer pour examiner le contenu de cette disquette.


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Pierre
''Prince des sockets''


Inscrit: Jul 02, 2001
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De: The White Tower of Ecthelion
Posté le: 28-05-2002 à 01:30  | N° d'ordre sur la page en cours : 8 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 23 / 44
Il se dirigea donc vers le couloir. Il dit bonsoir au garde de la surveillance qui lui jeta un regard maussade et lui adressa un signe de tête ; les deux autres qu’il croisa dans le couloir ne lui prêtèrent guère plus d’attention, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Une fois arrivé au rez-de-chaussée, une main lui tapota l’épaule.

Il se retourna. C’était Isabelle, qu’il n’avait vu depuis plusieurs jours déjà, trop absorbé qu’il était par son travail, mais avec qui il était resté en contact par Internet pour faire chaque soir son rapport en rentrant. Ainsi avait-il eu droit à un portable avec modem.

<< Bien joué. >> lui dit-elle avec un clin d’œil et un sourire. << Suivez-moi. >>

Un bref instant il tenta de prendre un air innocent et de n’avoir l’air de rien, mais le sourire de cette si charmante demoiselle lui fit comprendre que c’était peine perdue. Ils s’installèrent dans une limousine, l’un en face de l’autre. Elle approcha d’elle un portable déjà allumé.

<< Je suis fière de vous. Nous avons d’autres moyens que ceux de la simple sécurité, comme vous pouvez vous en douter, et j’ai un écran spécial pour vous. Ce furent vos premières heures supplémentaires de la semaine, vous ne pensiez tout de même pas que cela allait passer aussi facilement ? Mais je ne doute pas avoir été la seule à m’en être préoccupée…
Puis-je faire une copie de ce que vous avez obtenu ? >>

Dans cette phrase, elle avait mis tant de charme qu’il ne pût la quitter des yeux pendant qu’il prenait sa précieuse disquette et la lui tendait.

« Elle fait la toute gentille pour que je la lui donne, et la prochaine fois que je la vois, elle m’allume à coup sûr dans l’autre sens du terme... »

Elle sembla deviner ses pensées et parût amusée, comme pour confirmer.
La disquette tomba par terre. Il allait se baisser mais elle fût plus rapide. Elle la ramassa gracieusement. Au passage le regard de Geoffrey tomba sur son décolleté (« Glups »).

Elle effectua la copie comme si de rien n’était.

« Voila, j’en ai un double, merci beaucoup. Ne vous inquiétez pas, je n’ai rien effacé. D’ailleurs j’ai vu que vous avez eu le réflexe de la protéger en écriture.
Surtout n’en parlez pas, bien entendu. Sauf peut-être à une certaine personne… travaillant avec vous en parallèle… mais nous en reparlerons une autre fois, il n’est pas encore temps. De toute manière vous ne l’avez pas encore vue. »

Elle lui tendit sa disquette et lui souhaita une bonne soirée de travail, car ils étaient arrivés devant son habitation à la sortie de la ville (le NSA ayant préféré finalement qu’il ait le moins de contacts possible avec l’extérieur).

Il prit une douche et s’assit à son bureau, alluma son portable, se connecta à Internet : trois nouveaux mails, dont deux contenant des virus, très peu de nouveaux messages sur son propre forum.

« Logique, c’était sensé être férié aujourd’hui. Je vais vraiment devoir bosser on dirait, tout se ligue pour. » pensa-t-il.

Il venait d’insérer la disquette lorsque le téléphone sonna. Il le regarda d’un air plus que suspicieux. Personne n’a son numéro. Pas même lui-même : il doit rester secret. Seule Isabelle doit l’avoir normalement. Est-ce elle ? Ils ne sont sensé communiqués que par mail s’ils ne sont pas ensemble.
Ce téléphone ne servait en réalité qu’à rassurer sa mère, avec qui il était resté très vague, il lui avait dit avoir été muté ‘’de manière provisoire mais indéterminée’’, ce qui était vrai.

Il se décida à décrocher. Il entendit quelques mots. Les mots habituels du code pour dire : « on est écoutés ». Un code que seul lui et Igor connaissent. S’ensuivirent alors quelques phrases, toujours dans leur code secret, que personne ne pouvait comprendre. Personne ne pouvait non plus discerner l’excitation des deux, qu’ils tentaient chacun de dissimuler. Le lieu de rendez-vous ayant déjà été préalablement décidé par Igor, la conversation se termina rapidement en excuses, c’était une « regrettable erreur ».

Il se dirigea aussitôt vers le lieu donné, à quelques centaines de mètres de là, un endroit de pleine nature avec plein d'arbres au cas où pour se cacher, Igor était toujours aussi prévoyant. Ils se retrouvèrent et s'étreignirent.

« Igor !
- Geoffrey !
- Heureux de te retrouver, vieux frère !
- Moi aussi ! Ne t'inquiète pas, on ne risque rien ici. Ils pensaient décider du moment de nos retrouvailles… Hahahaha ! Viens par là, on va faire un tour et discuter… On a pas mal de choses à se raconter, je crois. »

...


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uuvvww
''Exorciseur de PC''


Inscrit: Oct 27, 2001
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De: Vous ne m'aurez jamais vivant !
Posté le: 12-06-2002 à 10:32  | N° d'ordre sur la page en cours : 9 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 24 / 44
Ils avancent de quelques pas dans la pénombre.
Geoffrey est volubile, depuis le temps qu'ils ne s'étaient vus, il se met à raconter tout ce qui lui est arrivé ces cinq dernières années, en insistant sur les évènements des derniers jours quand soudain Igor se retourne vers lui et lache :

"-Geoffrey, tu es dans la panade. Tu ne roules pas dans la bonne écurie. Je ne peux pas t'en dire plus pour le moment, mais sache que je vais faire tout pour te sortir de ce merdier.
- ...
- Tu dois me faire confiance.
- ...
- Geoffrey, la disquette, donne-la moi !
- Quel disquette ? De quoi parles-tu, pourquoi ne suis-je pas dans le bon camp ? Igor, expliques-moi !
- La disquette qui contient les données que tu as piqué à SAURON et que "l'autre" a copiée ... tu dois me la donner !"

Geoffrey regarde son ami incrédule. Il lui semble que le sol s'ouvre sous ses pieds. Est-ce bien son vieux frère d'armes Igor qui lui parle ainsi ?
Lui toujours si désinvolte, toujours si confiant, toujours si insouciant ... alors que Geoffrey est toujours si nerveux et sujet à de terribles crises d'angoisse. Est-ce bien Igor qui se trouve en face de lui, le regard dur et de grosses perles de sueur dégoulinant sur son visage ...

"- Pourquoi veut-tu cette disquette ? Que veux-tu en faire ?
- La détruire ! Faire disparaître les traces de l'appartenance de SAURON à ...
-A quoi ?"

Igor marque une pause, il semble vouloir parler, se ravise, tourne le dos à Geoffrey puis le regarde à nouveau.

" - Disons que ... c'est comme une partie d'échecs, il y a le camp blanc et le camp noir.
Tu es un pion, je suis un pion, SAURON est un pion et même un mauvais pion qui laisse des traces derrière lui.
Note que peu de personnes auraient été capable de retrouver ses traces. Toi, moi et quelques autres, pas plus !".

Une pause, et puis

" - Une gigantesque partie d'échec, Geoffrey ! Des milliers de pions ! Chaque camp se bat sur plusieurs fronts.
Chaque camp est aussi fort que l'autre ... pour l'instant ! Mais toi et moi et les "quelques autres" ont peu donner à un camp un arme décisive. Le contrôle de net, le contrôle du virtuel, les médias électroniques !
Tu ne vas pas rester toute ta vie à faire le larbin pour ces gens, quand même ?
Tu sais ce qu'il t'arrivera le jour où ils n'auront plus besoin de toi ? Au mieux tu retourneras en prison ...".

Encore une pause ...

" - SAURON est une taupe, mais une taupe qui doit encore rester enterrée quelques temps ...".

Une nouvelle pause, puis

- ... donne la moi !" reprend Igor d'un ton dur.
" - Elle ne te servira à rien ... puisque Isabelle en a une copie.
- Oh Isabelle ! Elle n'est déjà certainement plus une menace à l'heure qu'il est ...
- Que veux-tu dire ?".

Mais le regard d'Igor est suffisamment explicite ...

----------------------------------



Vigo a un physique passe-partout. De taille moyenne, plutôt rondouillard, une moustache, un début de calvitie... un vrai physique d'américain moyen.

A une exception, son regard, froid comme la glace, froid comme la mort.

Vigo est un semeur de mort. Pas de ceux qu'on voit dans les films, qui débarque en tiraillant et font disparaître leurs victimes dans l'acide.
De tel "professionnel" ne resterait pas en liberté ou en vie très longtemps.
Non, la discrétion est la meilleure assurance-vie du tueur.

Vigo paye son loyer dans les chambres meublées qu'il prend avec ponctualité. Il ne fait jamais de bruit, ne dérange jamais ses voisins, ne boit pas.
Si une bagarre doit éclater dans un bar où il se trouve, il est déjà loin quand le premier coup est donné. Il paye son parking, traverse dans les "clous" et ne commet jamais d'écart de quelque sorte. Vigo est anonyme, passe-partout, invisible...

Il regarde les deux photos posées sur le bureau, ses deux prochains contrats. La première représente un femme, une femme d'apparence autoritaire, vêtue d'un tailleur stricte mais dotée d'une paire de jambes interminables et d'un regard vert émeraude. L'autre photo représente un homme de grande taille, un informaticien à ce qu'on lui en a dit.

Ancien taulard reconverti en agent secret.

Igor ...


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kirin
''Enchanteur de config''


Inscrit: Jun 04, 2001
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Posté le: 21-06-2002 à 18:42  | N° d'ordre sur la page en cours : 10 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 25 / 44
Le regard de Geoffrey se teinte d’inquiétude face au silence d’Igor lorsqu’il ose enfin demander :
"
- Elle n’a déjà plus la disquette ? Ou...
- Si tu veux...
- Bon sang !
- Mais que...
"


Geoffrey, ventre à terre, est d'ores et déjà parti en direction de la zone des bungalows où il sait trouver celui d’Isabelle. Il faut dire que c’est bien une des premières choses qu’il s’est empressé d’apprendre en arrivant ici.

Le départ inattendu et en trombe de Geoffrey laisse Igor interdit plusieurs longues secondes avant qu'il ne réalise et s’élance à son tour, tout en pensant :

" Satané Geoffrey ! Il me faut cette disquette ! "

Bien décidé à le rattraper et pensant que ce sera vite fait, sa stature et son entraînement lui donnant un avantage qu’il estime certain, Igor accélère. Mais à sa grande et déplaisante surprise, Geoffrey semble plutôt voler que courir ! Finalement, au bout de 3 longues minutes, Igor commence sérieusement à reprendre du terrain lorsqu’il se rend compte qu’ils seront bientôt en vue du bungalow d’Isabelle...


" Bon sang la zone sécurisé ! Tout est filmé ici, cet idiot va nous compromettre ! " pense-t-il à toute vitesse.

Igor pile à un angle de Bungalow, hors du champ de vision des premières caméras et crie à Geoffrey, entre deux respirations sifflantes :

" La zone est sous vidéosurveillance idiot ! "


A ces mots, Geoffrey ralentit presque jusqu’à s’immobiliser avant de repartir d’un footing nonchalant.

" ***** ! Tant pis, il faut que je sache... "


Geoffrey sonne avec inquiétude et insistance depuis déjà près de dix secondes, lorsque qu’enfin lui parvient le :

" J’arrive !"

d’une voix féminine exacerbée mais au son de laquelle Geoffrey pousse un soupir de soulagement malgré lui. Isabelle ouvre la porte, vêtue d’un peignoir de bain et portant une serviette autour de la tête. Sa voix cingle lorsqu’elle demande :

"
- M. Dupré, que me vaut cette visite nocturne et impromptue ?
- C’est que...
"

Un silence gênant s’installe durant lequel domine surtout le bruit de forge des poumons de Geoffrey. Isabelle ne le lâche pas du regard et ce dernier n’a rien de bienveillant !

" Alors je vous écoute ? " reprend-t-elle d’un ton sec.

Finalement, Geoffrey arrive à balbutier :
"
- Vous... vous allez bien ?
- Très bien à part une méchante migraine. Mais je suppose que vous voyez exactement ce que je veux dire.
"

Avant que Geoffrey n’ait le temps d’essayer de comprendre le sens de sa réponse et le pourquoi de son ton particulièrement glacial, un crissement de pneus et le bruit d’un moteur emballé se fait entendre.

" La sécurité. Laissez-moi faire et surtout, taisez-vous Geoffrey ! "

lui ordonne-t-elle en lui saisissant vigoureusement le bras. Mais déjà deux MP sautent de leur Jeep, arme au poing, devant le bungalow d’Isabelle et les yeux surpris de Geoffrey.

" Que se passe-t-il ici ? Monsieur que faites vous ici et pourquoi arrivez-vous dans la zone de sécurité, la nuit en courant comme un dingue ? "

Isabelle toise les 2 MP de son regard le plus glacial. Silence : seul le moteur au ralentit de la jeep se fait entendre. Le soldat s’apprête à reprendre la parole, mais Isabelle ne lui en laisse pas l’opportunité :

" Merci de votre sollicitude Messieurs, mais vous pouvez ranger vos joujoux préférés et retourner à votre casemate. M. Dupré est simplement venu de toute urgence, à ma requête, et a estimé nécessaire de faire diligence. Erreur de communication, il n’y avait rien de vraiment si urgent, mais ce n’est pas grave. Entrez Geoffrey, nous serons plus à l’aise pour parler. "

Et avant que le MP ait eu le temps de réagir, elle tourne les talons et rentre chez elle, suivi par Geoffrey qui ne se fait pas prier, surtout qu’il a remarqué que dans le feu de l’action Isabelle vient de l’appeler par son prénom !

" Fermez à double tour derrière vous, vous serez gentil M. Dupré, on n’est jamais trop prudent de nos jours... même dans la zone sécurisée... "

Arrivé dans le salon Geoffrey constate qu’Isabelle a échangée sa serviette contre un sac de glace qu’elle maintient contre sa nuque, grimace aux lèvres. Le bruit de la jeep s’éloignant laisse à peine à Geoffrey le temps de se rassurer lorsque Isabelle déclare :

" Il va falloir vous expliquer M. Dupré, car je trouve votre sollicitude et présence ici, pour le moins opportune ! "

Zut ! Finis les Geoffrey pense-t-il...

" Euh... et bien... "

Geoffrey mal à l’aise se dandine, à la recherche mentale d'un échappatoire. Ce faisant, il détourne son regard, qui embrasse alors le salon, et distingue alors un mouvement furtif dans l’obscurité du jardinet du bungalow...


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buzzz
''Chevalier pourfendeur d'écrans bleus''


Inscrit: Jul 09, 2001
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De: ux point zéro
Posté le: 27-06-2002 à 03:15  | N° d'ordre sur la page en cours : 11 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 26 / 44
Geoffrey hésita un court instant :
"-Heu, en fait... je pratiquais mon loisir prefere.
- C'est à dire ?
-L'entomologie.
- ?
- Oui j'ai repere un Dorcus titanus palawanicus male
- Pardon ?
- Ca vaut une fortune sur le marché, 200 euros piece et je vous raconte pas si j'arrive à trouver un couple !!!
- Mais geoffroy qu'est-ce que vous me racontez ?
- Sisi je vous assure.
- Mais cet insecte n'est-il pas originaire d'Afrique centrale ?"

"Ah non !!" pensa Geoffroy, tenter le coup de l'expert en entomologie, se rappeler le nom de l'insecte qui avait servi de fond d'écran durant toutes ses années lycée, tout ça pour tomber sur une spécialiste du Dorcus titanus palawanicus !! Non c'etait trop dur. C'est la loi de Murphy, ca doit arriver. Dans un élan de désespoir il s'exclama tout à coup :

"- Il a du tomber d'un avion !"

Oups, non la je m'enterre, pensa Geoffroy, je ne vais pas tarder à etre cuit tout cru.

C'est alors que sans s'y attendre il entendit Isabelle prononcer ces mots :

"-Vous savez cher Geoffroy que le Dorcus titanus est un insecte qui se reproduit uniquement deux fois dans l'année, mais que par contre son accouplement dure une nuit entière. "

"Plait-il ?" s'ecria Geoffroy.


[ Ce message a été modifié par: buzzz le 2002-06-28 02:37 ]


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Lhetre
''Prince des sockets''


Inscrit: Jul 10, 2001
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De: Tralfamadore
Posté le: 11-07-2002 à 14:12  | N° d'ordre sur la page en cours : 12 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 27 / 44
"Je plaisante. Je ne connais rien en entomologie, en tout cas pas plus que vous. Votre dossier est très précis à ce sujet." Elle continuait à se masser la nuque, "Savez vous faire des massages ?"
Je n'y comprends plus rien moi, à quel jeu joue-t-elle ? Se demande-t-il.
"Vous ne voulez vraiment pas m'aider ?" insiste-t-elle en indiquant son cou qui demande qu'a être embrassé.

Panique à bord ! Geoffrey se laisse tomber dans un fauteuil et se replonge dans le monde de CentPourCent mais sans succès. Sur le pied d'Isabelle, maintenant assise en face à lui, se balance nonchalant son chausson. Oublié la fenêtre. Oublié la disquette. Il cherche avec désespoir de ne pas lever les yeux. Raté. Il cherche à s'arrêter au genoux. Rien à faire. Il cherche alors un défaut quelconque dans ses jambes parfaites, peut-être au microscope ? Il a la tête qui tourne, il s'aperçoit qu'il a oublié de respirer depuis un moment.
"Mr Dupré, savez-vous que votre tête se balance au même rythme que mon chausson ?" lui demande-t-elle doucement.
"Non, je ne savais pas." répond-il sans pouvoir l'arrêter.
La disquette ... Igor ... la fenêtre ... il saute debout brusquement "Vous êtes en danger !" il arrive à dire.
"Vous croyez que le Dorcus puisse m'attaquer ?" ses yeux s'écarquillent pour mieux le regarder comme dans le petit chaperon rouge.
"Non ! Il vont venir chercher la disquette et vous tuer !"
"Ils ? Vous semblez au courant. Asseyez vous ici et racontez moi tout." sa voix aurait liquéfié un bloc de béton précontraint. Sa main avait tapé sur la canapé à côté d'elle. Il croit voir au même endroit comme de la fumée qui se lève. Une odeur de soufre. L'enfer qui s'ouvre sous ses pieds, et la damnation éternelle à la clé. Il se jette sur elle pour l'embrasser.

Isabelle, aucunement surprise par le geste, soulève le genoux droit de quelques centimètres juste ou se trouve l'entre-jambes de Geoffrey, bloquant net son élan.
"Encore un troglodyte pour qui les préliminaires sont une perte de temps ? Et qu'est-ce qui vous fait croire que je suis disponible ?" dit-elle à la forme ratatiné qui gît au sol devant le canapé. Geoffrey émet un son raque. Puis, comme pour éclaircir son point de vue, il en émet un autre. Au moins l'angoisse a complètement disparu, se dit-il.

"Savez vous quel est mon rôle dans les affaires courantes ? Faire parler les mâles. J'ai une certaine expérience dans la branche. Et beaucoup de bouteille, comme on dit. Vous êtes tous pareil. On voit vos hormones bouillonner dans vos yeux. Vous êtes incapables de vous retenir. Quelle pitié. Je dois dire que vous êtes un sujet particulièrement sensible, ce qui ne vous excuse nullement. Maintenant, si vous vous êtes calmé, j'aimerais revenir sur la menace qui pèse sur ma personne."
A l'extérieur des sirènes retentissent, deux 4x4 passent à brève distance l'un de l'autre devant la maison, en illuminant le jardin au grand jour, pour disparaître derrière le virage. Puis on sonne à la porte. Un militaire au physique moyen demande à entrer.
"Bonsoir madame, on m'envoie pour vérifier l'identité de l'homme qui est arrivé chez vous ce soir. Nous avons eu une alerte de l'autre côté du camp, vous avez entendu les sirènes j'imagine, et au poste ils commencent à se posent des questions."
"Je ne crois pas vous connaître, soldat."

"Bien possible," dit Vigo en sortant son pistolet, "et maintenant pas de gestes brusques et retournez dans le salon tout doucement." Isabelle s'exécute, pour une fois Geoffrey en savait plus qu'elle. Il la suit en fermant la porte derrière lui.
"Donnez moi les disquettes, et pas de blagues, je n'ai pas de temps à perdre" Isabelle tente sa chance, ouvre un peu plus son peignoir et avance vers lui, "... et après vous nous laisserez tranquilles finir notre soirée ? ..." elle lui demande de sa voix la plus suave. Geoffrey se mets debout lentement en se tenant par l'appuie-bras du fauteuil. Il se demande comment elle fait pour changer d'attitude si rapidement.
Le pistolet de Vigo porte un silencieux au bout du canon, qu'il pointe au front d'Isabelle : "Les putes comme toi je les bute dès qu'elles s'approchent à moins d'un mètre, compris ? Les disquettes, et vite."
Tiens, elle ne lui fait pas d'effet, on ne doit pas être du même côté de la rivière, se dit Geoffrey. Il se décide.
"C'est bien vrai que c'est une pute, regardez ce qu'elle m'a fait !" il baisse son pantalon et son slip et indique l'endroit douloureux. Vigo reste interloqué pendant un dixième de seconde de trop. La main gauche d'Isabelle est déjà partie, elle pousse le pistolet vers le haut, puis prend le poignet à deux mains, fait une torsion sur elle même tout en le tenant, un coup étouffé retentit, le coussin Squädra (15,15€, déhoussable, mousse polyuréthane, plusieurs coloris) meurt sur le coup. Le pistolet tombe au sol. Vigo tente un crochet gauche qui passe à côté de la tête de la femme et mord le vide. Il est en déséquilibre sur son pied droit, Isabelle profite de l'ouverture et fait passer un splendide coup de genoux qui soulève le tueur d'un centimètre et vide ses poumons de toute l'air qu'ils contenaient. Isabelle l'achève en lui écrasant sur le crâne le cendrier Borgäfjallen (25,58€, simil-marbre décoré à la main, avec appuie-cigares, existe en deux tailles).
"Mais vous êtes une vrai brune !" s'écrie Geoffrey, en admirant tout ce que le peignoir enfin défait de la belle laisse entrevoir à la lumière du plafonnier Göteborg (45,35€, pour cuisine et salle de bain, existe aussi en noir et bleu marine).

"Mr Dupré, cachez votre misère et sachez je ne me suis jamais teintée les cheveux de ma vie, ils sont noirs depuis ma naissance et ..." et elle croise son regard, en déduit la direction par un savant calcul trigonométrique et referme son peignoir d'un geste brusque. "Pas de commentaires et tenez ce type à l'oeil pendant que j'appelle la police."
Geoffrey finit de remonter son froc. En se tenant d'une main à l'appuie-bras il tapote gentiment Vigo de l'autre, "Merci d'être venu, je croyais qu'elle en avait seulement après moi, ça me rassure de voir qu'elle traite tous les hommes de la même façon." Vigo ne répond pas, il doit être d'accord.
La sonnerie de la porte retentit à nouveau. La police était déjà là.

"N'ouvrez pas ! Avec la chance qu'on a, c'est soit un autre tueur soit un inspecteur du fisc." dit Geoffrey encore dans son rêve.
Isabelle regarde par le judas et ouvre, c'était un des deux gros bras de la police militaire.
"Bonsoir à nouveau madame, nous avons trouvé ce type qui se cachait peu loin de votre maison. Il dit connaître le gars qui courait tout à l'heure. On voulait vérifier avant de lui filer une bonne raclée comme il se doit. C'est le règlement. Vous l'avez déjà vu ?"
"C'est Igor, un bon ami à moi." intervient Geoffrey du fond de l'entrée.

"Vous tombez à pic, c'est à dire trop tôt ou trop tard, comme d'habitude. Laissez-le ici et prenez c'est autre ordure en uniforme : il a essayé de nous tuer juste après votre départ mais avant votre arrivée, n'est-ce-pas, alors que vous étiez occupés à maltraiter un pauvre diable dont l'unique faute est d'avoir des amis trop géniaux pour être intelligent." Elle m'enfonce à nouveau, un sacré sale caractère cette Isabelle, elle doit manger du pitbull enragé matin-midi-soir, se dit Geoffrey.

"Bon, moi ça me va", dit l'agent, "taper l'un ou l'autre quelle différence, du moment qu'on ne manque pas au règlement ..." il entre et soulève Vigo comme un sac de patates, "tentative de meurtre, hein ? Déguisé en police militaire en plus ? Très très vilain ça mon pote, tu vas voir ce que tu vas voir au poste," et il lui met une grande claque dans le dos, "en plus t'as du pot, le commandant est furax, sa femme vient de lui rayer sa berline neuve. Je sens qu'on va te faire dire tout ce que tu sais avant demain matin six heures. Tu sais, c'est zone militaire ici, on fait ce qu'on veut et on répond à personne, veinard va !" Il le balance à son coéquipier à travers la porte, puis il prend Igor, le balance dans l'entrée et se retourne "Vous viendrez faire votre déposition des que vous aurez fini avec ces deux gars ?" il ne peut pas s'empêcher de sourire en le disant. Isabelle sent le pitbull lui remonter à la gorge.

"Mais mon cher agent, il n'y a pas deux sans trois, vous savez ?" lui dit-elle en souriant et en s'avançant d'un pas félin. L'agent regarde et additionne Geoffrey à Igor puis se rajoute au résultat et le compte lui sembla bon. Il sourit encore plus. Geoffrey compte soi-même, Vigo et l'agent, et il fait la mine souffrante de qui vient de recevoir un coup. Isabelle est maintenant à la bonne distance, lance son très expérimenté genou et fait deux pas en arrière pour contempler le spectacle.
"Bonne nuit l'agent" elle pousse dehors les quatre-vingt-quinze kilos de l'agent par le bout des doigts et ferme la porte avant qu'il s'écroule.

[ Ce message a été modifié par: Lhetre le 16-07-2002 à 13:51 ]


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le mérou
''Exorciseur de PC''


Inscrit: Jul 29, 2001
Messages: 3985
De: mon coin de paradis..
Posté le: 23-07-2002 à 10:36  | N° d'ordre sur la page en cours : 13 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 28 / 44
« Qu’est ce que vous en pensez colonel, mmmh ?? Vous…vous n’avez pas l’impression que certaines choses commencent à … vous échapper ?»

Le ton sarcastique de cet homme vêtu de noir agaçait profondément le colonel. Impassible, un sourire narquois glissant sur son visage, cet homme d’à peine 35 ans, bien propre sur lui, continuait de tirer à grosse bouffées sur sa cigarette.

« Non mais de quel droit ce petit *****ux se permet-il de… » songea le colonel.

Les deux hommes se tenaient dans la lumière d’un néon hésitant, face à quelques écrans de contrôle. Ils venaient d’assister à la scène, dans son intégralité.

« Vous êtes conscient que mon département est en droit de reprendre les rênes de cette affaire, vu les ébats nocturnes peu discrets de vos protégés ??? »
« Oui. J’en suis bien conscient. Mais bon sang de bois, je vous l’avais bien dit !! Avec de tels énergumènes, on peut s’attendre à tout ! Vous auriez pris parti de laisser le Labo s’en occuper, comme il avait si bien commencé, on en serait pas l…. »
L’homme en noir l’interrompit brusquement en jetant son mégot à terre.
« Ca suffit ! Je ne suis pas venu pour entendre vos jérémiades ! Nous avions décidés cela d’un commun accord, vous saviez que le temps nous comptait ! Il FALLAIT que ça aille plus vite, et donc prendre les meilleurs, au risque d’avoir ce genre de petits soucis ! Maintenant , si vous n’êtes plus capable d’en assurer le bon déroulement, nous allons reprendre les choses en main… »

Il se dirigea vers le magnétoscope, sortit la cassette de la scène et dit en sortant de la pièce :
« Je vais leur montrer. Ils prendront une décision. » Et il claqua la porte.
« Bougre de petit salopiaud de tordu d’intello de ***** !!! » le colonel était furieux, et son pied gauche atterrissant violemment sur le coin de la table le remarqua aussi.
Le colonel finit par saisir le téléphone et composa hâtivement un numéro :
« Passez-moi Isabelle, Vite ! » lança-t-il à la standardiste.


Igor dévisageait Isabelle avec un air plus qu'insistant :
« Eh ben elle est plus coriace que je ne l’aurait cru, n’est ce pas Geoffrey ? Un tempérament de braise celle là, une panthère, une tigresse ! J’aime ce genre de nana…ça m’exci..» Il ne put terminer sa phrase, Isabelle le gratifiant d’un de ses célèbres coup de genoux.
Il en tomba à terre, les mains portées vers le bas ventre, mais esquissant un léger ricanement qui rendit Geoffrey perplexe…

« Vous avez des relations tout à fait sympathiques M. Dupré… »

« Je suis désolé, je ne comprends pas…je ne comprends plus … » tout en disant ces mots il vit un ordinateur portable, encore allumé, trôner sur la table de la salle de bain. Des lignes de codes défilaient, il pouvait les distinguer de là où il se trouvait.
« La solution est dans ces lignes… »pensa-t-il.

A cet instant, le téléphone retentit. Isabelle se dirigea vers le combiné et Geoffroy en profita pour se rapprocher de la salle de bain.
« La solution est dans ces lignes … mais pourquoi y-a-t-il du morse dedans, ça paraît tellement absurde d’utiliser cela aujourd’hui… il y a 50 ans, je veux bien…mais aujourd’hui… ?» Il se rapprochait,… en continuant à se parler à lui même,… il distinguait de nouvelles lignes de code, dépourvues de morse cette fois-çi, dépourvues aussi des langages utilisés et connus depuis qu’il faisait de l’informatique… quelque chose de nouveau qui le poussait au fur et à mesure qu’il se rapprochait à chercher dans sa poche pour en sortir ses lunettes et se laisser doucement hypnotiser par ces lignes qui défilaient sans cesse… « la solution est dans ces ligne » se disait-il…

Soudain, , un coup sourd retentit, la vitre de la salle de bain vola en éclats, et l’ordinateur explosa dans un volute de fumées et d’étincelles aveuglantes.
Geoffroy, maintenant à terre, regarda le PC fumer, le lecteur de disquette percé d’un trou pas plus gros qu’une bille.

« la solution ETAIT dans ces lignes… »


_________________
I'm dazed and confused, so?

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riwann
''Seigneur des chipsets''


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Posté le: 31-07-2002 à 14:33  | N° d'ordre sur la page en cours : 14 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 29 / 44
Ce n’était pas dans les habitudes d’Ivanka de laisser un chasseur unique sur une proie. Sa grande expérience lui avait appris à toujours doubler la sécurité d’un contrat. C’est ce qui faisait sa très grande force. Son autre atout de taille était sa capacité à savoir s’entourer des meilleurs ; quitte à devoir supprimer ceux qui refusaient ses offres. Prendre le second lorsque le premier disparaît tragiquement revient à prendre le premier.

Elle n’avait pas été assez rapide pour recruter ce Dupré, mais au moins Evitch courrait pour elle. Igor Evitch devait tenter de persuader son ami de la rejoindre, sans quoi il ne serait plus. C’était sa mission de ce soir.

Mais rien ne se passait décidément comme prévu durant cette longue nuit étoilée. Murphy étant très généreux, elle en avait récolté également les effets. Qu’importe. Tout devait être prévu, elle se faisait fort de tout prévoir.

Natacha venait de la prévenir que Vigo s’était fait prendre bêtement et qu’elle était maintenant en position pour intervenir. Le fusil à lunettes à détecteurs de chaleur installé sur le toit d’un bungalow voisin, allongée sur le ventre, son émetteur à l’oreille, elle attendait ses instructions. Elle vit une forme se rapprocher du micro ordinateur en travail dans la salle de bain. Elle reçut l’ordre de détruire celui-ci.

«Et pour l’homme ?…» demanda t’elle.
«Pas ce soir, c’est trop tôt…» reçut-elle pour réponse à l’oreille.

Son travail accompli, elle enfila son arme sur le dos et descendit sans un bruit de son poste de surveillance. Avant que la première sirène se fit entendre, elle était hors de la zone de sécurité.

………………………………………

Geoffrey commençait à en avoir plus qu’assez de ces multiples dangers. Il ne cherchait pas une petite existence tranquille, mais ce qui lui arrivait depuis sa sortie marchandée de prison n’était pas du tout à son goût.

Ni Isabelle, ni Igor ni lui-même ne virent ce qui s’était passé. Le bruit d’une fenêtre brisée, un impact sourd puis un portable parti en fumée. Il faudra prévenir que les i-book ne résistent pas aux balles songea t’il pour se détendre… avec Isabelle il rejoignit Igor déjà à terre après la délicate caresse de la propriétaire des lieux… Isabelle rampa jusqu’à son téléphone et sonna la sécurité :

« On nous tire dessus !» s’écria t’elle.

Ils finirent tous les trois la nuit à l’infirmerie du camp.

La convocation dans le bureau du Directeur de la NSA le matin même ne surprit personne. Geoffrey se présenta devant le bureau d’une secrétaire qui appuya sur son interphone pour prévenir de son arrivée. Quelques minutes plus tard, l’armoire à glace qui gardait l’entrée lui ouvrit la porte. En pénétrant dans la pièce, Geoffrey sourit en constatant que les répliques du garde extérieur se trouvait aussi aux trois portes du bureau ovale. Les stores vénitiens occultaient partiellement une lumière qui donnait l’illusion de celle du jour. A aucun moment on aurait pu deviner qu’ils étaient sous terre.

Isabelle était assise à côté d’Igor sur ce qui semblait être la table de réunion. Un homme vêtu exclusivement de noir fumait cigarettes sur cigarettes à l’une des extrémités de la table. Sa calvitie totale et précoce contrastait avec l’uniformité sombre de ses vêtements. Le Directeur de la NSA était la quatrième personne assise.

Il demanda à Geoffrey de les rejoindre, et aux trois gardes du corps de quitter la pièce. De petits écrans plats étaient placés au centre de la table face à chaque fauteuil, mais c’est sur le grand écran mural que les images de vidéo surveillance furent projeter. Le Directeur conduisait la discussion, l’homme en noir ne faisait que pomper ses cigarettes.

« Vous n’avez pas chômé hier Monsieur Dupré, n’est-ce pas ? » Et sans attendre de réponse il poursuit :
« Avez-vous une idée de ce que contenaient les fichiers de cette disquette ? » Geoffrey secoua la tête pour signifier son ignorance.
« Nous avons perdu ces fichiers par la négligence de l’agent Malone, lançe t’il en fusillant la belle Isabelle du regard, et pour être franc avec vous, nous ne souhaitons pas arrêter dès aujourd’hui cette taupe de Sauron. C’est la tête de son patron que nous voulons, pas ce ridicule intermédiaire. »

Geoffrey ne comprenait pas ce qu’on attendait de lui. Les mots de son ami Igor lui revenaient en mémoire « tu ne roules pas pour la bonne écurie ». Le rôle tenu par Isabelle était lui aussi ambigu, sans compter que le Chauve avait un air inquiétant à la limite du malsain, et que cachaient les fichiers du micro de Sauron ? Durant un court instant il regretta le calme relatif de sa cellule.

« Ah oui, j’allais oublié, vous connaissez Monsieur Evitch je crois ? Il dirige la seconde équipe au sein de nos recherches en matière de sécurité informatique. Vous pourrez vous voir autant que vous voudrez dorénavant, car pour votre sécurité, nous allons vous loger à l’intérieur de la zone gouvernementale lui dit le Directeur pour le rassurer, et pour la suite, agissez comme si rien n’était arrivé… »

« Comme si rien n’était arrivé », facile à dire pensa Geoffrey au moment de remonter vers l’étage de son poste de travail. Igor s’arrêta au niveau souterrain –4 toujours muré dans un silence étrange et il resta seul avec Isabelle pour poursuivre l’ascension. Il appuya pour rejoindre le niveau souterrain –1, elle descendrait au –2… l’ascenseur fit une nouvelle halte, les portes s’ouvrir, Isabelle avança pour sortir puis recula et lui pris le bras :

« Il faut que je vous parle Geoffrey, c’est capital, j’ai besoin de vous… personnellement. ». Avant que Geoffrey n’ait pu prononcer la moindre parole, les portes de l’ascenseur s’étaient refermées…

C’est en arborant un sourire béat qu’il passa devant le poste de garde du niveau souterrain –1, il salua les vigils avec un signe de la tête ce qui fit dire à l’un deux que les informaticiens n’avaient vraiment pas toute leur cervelle.

« Elle a besoin de moi, sourit-il, elle m’a appelé Geoffrey… » il n’avait pris aucune substance et pourtant il se sentait planer…


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LN
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


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Posté le: 14-08-2002 à 14:19  | N° d'ordre sur la page en cours : 15 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 30 / 44
Plusieurs jours passèrent sans que Geoffrey n’ait de nouvelles d’Isabelle. Il était de plus en plus perplexe, que lui voulait-elle ? L’autre jour il fallait qu’elle lui parle de quelque chose de capital et d’un coup plus de nouvelles ? Elle n’était même pas chez elle… ce qu’il pouvait désormais facilement vérifier ayant déménagé à deux maisons de là.

Geoffrey s’inquiétait. En attendant il avait pris soin de cacher sa disquette sur lui-même, attaché à son autre jambe, le seul endroit où on ne pouvait fouiller sans qu’il s’en rende compte. Tout le monde semblait l’avoir oubliée celle-là…
Il avait menti à Igor en disant qu’Isabelle avait réussi à lui prendre sa disquette avant qu’il ait pu en faire une copie et que cette dernière avait volée en éclat avec le portable dans la salle de bain.

Il essayait quotidiennement de la déchiffrer sur son portable le soir, donnant l’impression de travailler tard. Chaque fois, il effaçait toute trace de son travail, faisait en sorte que son écran ne soit pas visible d’une quelconque caméra, on ne savait jamais et ne manipulait la disquette qu’avec d’extrêmes précautions pour les même raisons. Tout lui semblait étrange et il devenait un peu paranoïaque. Le travail était rude car devant travailler discrètement, il n’avait pu se procurer de livre sur le morse dans ce coin paumé ou il était désormais et il était obligé de faire tout de mémoire.
Pour l’instant ce qu’il en avait tiré était que cela parlait de chromosome Y, de génome humain. C’était une étude sur les hommes, il avait réussi à déchiffrer les mots « guerre » « défense » « catastrophe », le reste était un fouillis de mots scientifiques auxquels il ne comprenait rien.


Ce soir là, fatigué, il venait de finir d’effacer toute trace de son travail et rangé la disquette discrètement (faisant toujours attention à d’éventuelles caméra) lorsque retentit la sonnette de l’entrée.

Un instant interdit car personne ne venait jamais le voir, surtout à une heure si tardive, Geoffrey se décida à aller s’enquérir de son visiteur pour découvrir Isabelle par le judas de sa porte. Heureux de la revoir saine et sauve, il lui ouvrit d’emblée la porte.

« Bonsoir Mr Dupré, suivez moi »

Désormais, habitué aux manières directes d’Isabelle, Geoffrey se retrouve une fois encore à la suivre sans discuter. Tout juste eut-il le temps de fermer sa porte et de dire

« Ou étiez-vous passé ? »

« Plus tard » fut la seule réponse qu’il obtint.

Résigné à la suivre et à attendre plus d’informations, il pénètre après quelques minutes dans le sous-sol n°6. Isabelle le précéde dans une pièce sans fenêtre meublée d’une table et de quelques chaises. Elle ferme la porte et tape un code sur un boîtier à gauche de celle-ci.

« Elle veut procéder à un interrogatoire ? » se demande Geoffrey perplexe.

Isabelle s’assit sur une des chaises autour de la table et lui fait signe de faire de même.

« Mr. Dupré, cette pièce est insonorisée et je viens de mettre en route un système de brouillage afin que toute notre conversation reste strictement confidentielle ».

Geoffrey la regarde, sa curiosité piquée au vif, cela devenait intéressant.

« Vous avez du vous demander pourquoi je n’étais plus là pour vos rapports quotidiens »

« J’étais inquiet »

Seul un geste de la main lui répond.

« J’ai été voir nos supérieurs, ils semblent vous faire confiance malgré votre passif de hacker. L’observation dont vous avez été l’objet ces derniers mois a été positive »

« Je… »

« Ne m’interrompez pas, s’il vous plait, nous avons peu de temps devant nous. J’ai réussi à avoir cette salle ce soir mais cela doit rester secret et entre nous, personne ne sait que nous sommes là. »

De plus en plus intrigué, Geoffrey attend la suite.

« Vous avez donc la confiance de nos supérieurs. Je sais que vous avez également toujours votre disquette, avez-vous pu la déchiffrer ? »

« Pas totalement, c’est un charabia scientifique dans son ensemble » Geoffrey n’en dit pas plus, le mystère pour lui reste entier malgré ces quelques jours de réflexion. Où se trouve le « bon » camp, du côté d’Isabelle ou d’Igor ?

« Très bien, je vais vous expliquer ce qu’il en est »

Geoffrey la regarde étonné, on va enfin lui dire ce qu’il en est après tous ces mois dans le brouillard ? Il regarde Isabelle qui lui renvoie un regard des plus sérieux.

« Les Etats-Unis ont un des groupes de scientifiques travaillant sur divers projets dont beaucoup sont tenus secrets. Le professeur Dingalo, un éminent scientifique dont vous avez certainement entendu parler il y a plusieurs mois car il est mort assassiné, travaillait sur le séquençage du génome humain. Dans ses études, il avait trouvé une arme chimique capable de tuer tous les être humains porteur du chromosome Y, par conséquent tous les hommes. Ses études étaient dangereuses car l’effet de cette arme ne peut être limitée à un certain groupe d’homme. Si elle est utilisée ce sont tous les hommes de la planète qui disparaîtront. Vous imaginez si cette découverte tombe entre de mauvaises mains ».

A ce stade Isabelle fait une pause et Geoffrey la regarde effaré, tous les hommes de la planète anéantis ? Dans quoi s’était-il encore fourré ? Trop stupéfait pour dire quoi que ce soit, il laisse Isabelle continuer.

« Le Pr. Dingalo a été tué par des hommes provenant d’un pays soviétique ayant eu vent, on ne sait comment, de ses études et voulant se les approprier. Par chance leur tentative a échouée car nos règles de sécurité sont strictes et tous les travaux du professeur sont gardés précieusement dans des endroits inviolables. Nous pensions par conséquent être en sécurité mais nous avons découvert il y a quelques mois, que certaines parties de ses recherches avaient refait surface. Après une enquête assez difficile il s’est avéré que le professeur gardait chez lui certaines de ses recherche en cours. De fait elles étaient mal protégées, jusqu’ici nous avons récupéré une bonne partie de ses travaux mais il nous en manque encore. Trop peu pour être immédiatement utilisables mais suffisamment pour qu’un chercheur commence des études à partir de ces données et puisse aboutir aux mêmes résultats que le Pr. Dingalo. Votre disquette en est une infime partie. »

A ce stade Geoffrey ne peut s’empêcher de demander

« Pourquoi ne détruisez-vous pas tout ces travaux ? Cela éviterait de nouvelles « gaffes » »

« Nous ne pouvons pas, ces études sur le génome humain peuvent être d’une importance capitale pour l’humanité malgré leur côté obscur. Laissez moi continuer s’il vous plait ».

Geoffrey se tait attendant la suite avec impatience.

« Les dossiers du Pr. Dingalo tout en étant mal protégés le sont suffisamment pour nécessiter l’intervention de personnes telles que vous, spécialisées en informatique. »

« Belle phrase pour dire Hackers » pense Geoffrey.

« C’est là qu’intervient Igor, à l’époque il nous a semblé assez intègre et surtout très doué dans son domaine pour nous aider »

« Normal, c’est le meilleur » intervient Geoffrey.

Imperturbable Isabelle continue,

« Pendant quelques temps, il a pu récupérer un certaine nombre de fichiers mais depuis quelques mois, nous avons découvert qu’il y avait des fuites, certains dossiers sont entre les mains de nos adversaires, rien de très important dans les études du Pr. Dingalo mais plus ils en auront et plus un scientifique pourra aboutir à de recherches sérieuses. A partir de ce moment là, nos supérieurs ont décidés de le faire surveiller ».

Geoffrey ouvrir la bouche pour défendre Igor et la referma de suite en repensant à certaines des paroles de ce derniers qu’il avait eu le temps de se remémorer pendant ces derniers jours de réflexion : « Geoffrey, tu est dans la panade… tu ne roules pas pour la bonne écurie… mais toi et moi et les « quelques autres » ont peut donner à un camp une arme décisive. »

Du coup, il se tait et écoute la suite de l’histoire qu’Isabelle lui narre, elle est d’ailleurs en train de lui dire :

« C’est là que vous entrez en scène. Vous connaissez bien Igor, vous êtes également un très bon hacker, un informaticien capable de déjouer les plus performants systèmes de sécurité. Nous vous avons donc prié de travailler pour nous pour de plus ou moins fausses raisons et nous vous avons testé »

« J’avais remarqué » marmonne Geoffrey.

« Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre pays fasse reprenne ces recherches, les fasse aboutir et s’en serve comme d’une arme, le monde entier serait alors en péril. Il nous faut découvrir qui est la vraie taupe, savoir ce qu’elle a pu récupérer exactement comme dossier. Il en reste peu à récupérer mais il nous les faut. Vous allez désormais travailler avec Igor et le surveiller discrètement. »

Isabelle le regarde bien en face et lâche :

« En êtes-vous capable comme le pensent nos supérieurs ou allez vous tout raconter à votre « ami » ? ».

Geoffrey la regarde à son tour et prend le temps de réfléchir un minimum. Cela fait longtemps qu’il n’a pas vu Igor, plusieurs années. A l’époque, ils étaient très bons amis mais Igor était un vrai Hacker, un vrai voyou. Il aimait enfreindre la loi, fumer un joint de temps en temps mais surtout voler de l’argent grâce à ses talents de hacker. Geoffrey s’était laissé entraîner dans cette aventure. Non pas que lui-même n’aimait pas déjouer les systèmes de sécurité, cela était passionnant mais lui suffisait pour être content. L’argent n’avait jamais été son réel objectif.
Il se rappelle également les parole d’Igor de l’autre soir « une arme décisive ». Durant ces derniers jours il avait réfléchi à tous ça, et il ne lui semblait pas impossible qu’Igor se soit de nouveau laissé entraîner du côté des magouilles et de l’argent. De l’argent surtout, pour certains renseignements, on pouvait payer cher.

Geoffrey prend alors le temps de regarder Isabelle, son regard est franc, elle le laisse réfléchir. Elle lui a toujours parue honnête, un peu brusque certes mais semblant consciente de ses devoirs.

D’un coup sa décision fut prise. Pourquoi lui faisait-on confiance à lui, un ancien détenu ? Cela le laissé perplexe mais il savait en lui-même que jamais plus il n’enfreindrait la loi ni ne trahirait.
Il se pencha doucement et récupéra la disquette fixée sous son pantalon au niveau de sa jambe et la tendit à Isabelle.

« Très bien, je vous fait confiance » dit-il en la regardant droit dans les yeux à la recherche du moindre signe de triomphe. Mais les yeux d’Isabelle restèrent sérieux.

« Merci Geoffrey. Nos supérieurs avaient raison en ce qui vous concerne, j’avais personnellement encore quelques doutes après cette fameuse nuit avec votre « ami » Igor ».

Geoffrey fit la grimace, il était dur de plaire à Isabelle…

« Qui vous dit qu’Igor est seul ? Il y a déjà Sauron, il pourrait y en avoir d’autres. »

« C’est exact, Sauron est surveillé de près, il ne pourra plus avoir accès à des documents importants. Quand à Igor, ce sera à vous de le surveiller et de chercher un éventuel complice. Ne vous inquiétez pas, je reste là pour vous aider et j’attend vos rapports quotidiens. Vous viendrez chez moi les faire. Ma maison a été vérifiée, elle est sûre. Vous me ferez des rapports écrits.
Il est entendu que ce qui a été dit ce soir restera entre nous ».

Geoffrey asquièce.

« Très bien, il est donc temps de partir ».

Isabelle se lève, retape un code sur l’emplacement prévu à cet effet près de la porte et sort.
Geoffrey la suit sans mot dire trop occupé à réfléchir à tout ce qui vient de s’être dit. Il se retrouve quelques minutes plus tard, dans son lit, les yeux grand ouvert, à ressasser toute cette histoire.

« Un rapport tous les soirs chez Isabelle … hum… »



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