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Forum ChoixPC » » Archives : Divers - blabla et le reste - » » ****THE STORY****
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Mot clé :       Auteur :
Auteur Sujet : ****THE STORY****
Redskin
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Nov 14, 2001
Messages: 466
De: Paris
Posté le: 17-12-2001 à 12:15  | N° d'ordre sur la page en cours : 1 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 1 / 44
Bonjour,ce topic concerne uniquement l'ecriture multi ecrivains d'un roman.
Merci aux persones etrangeres a cette aventure de ne pas poster de message ici!

Regles :

1-Pour les messages concernant le roman,les faire dans l'autre topic.

2-Faire en sorte que l'element introduit par l'ecrivain précedent colle a l'histoire.

3- Lorsque l'on est averti que notre tour est arrivé, mettre un petit message dans l'autre topic pour dire que l'on travaille à la suite du roman.

4-Chaque écrivain à 1 semaine pour rediger son texte. Si le délai va être dépassé, en avertir les lecteurs dans l'autre topic. Si cela n'est pas fait, le suivant de la liste prendra le relais 24h après la fin de la semaine attribuée.

5-On respecte l'ordre etabli .

6-Pas de smiley.

7-Pas de signature.



[ Ce message a été modifié par: kirin le 27-09-2002 à 20:43 ]


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Redskin
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Nov 14, 2001
Messages: 466
De: Paris
Posté le: 17-12-2001 à 14:34  | N° d'ordre sur la page en cours : 2 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 2 / 44
Voici la liste dans l'ordre d'ecriture des participants :

1- LN
2- SANDRINE ET TAZ
3- DEAUVILLE
4- PIERRE
5- KHELDAR
6- KIRIN
7- BUZZZ
8- LORENZO
9- LE MEROU
10-RIWANN
11-ADAMDELAHALLE
12-JULIEN

LN a toi de jouer

[ Ce message a été modifié par: Tian le 07-11-2002 à 14:29 ]


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LN
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Jul 20, 2001
Messages: 433
Posté le: 17-12-2001 à 16:33  | N° d'ordre sur la page en cours : 3 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 3 / 44
« Fichu réveil ! »

Geoffrey cherche à tâtons son réveil comme tous les matins. Ce jour là, il est au pied du lit, là ou il l’a jeté la veille.

Ah, silence bienfaisant…

Geoffrey pose son pied droit sur le sol et dans un effort difficile s’assoit complètement au bord du lit se prenant la tête entre les mains.

« Quelle m…. de se réveiller »

Ouvrant les yeux avec difficulté, il se dirige vers son ordinateur et appuie sur le bouton afin de le démarrer puis va satisfaire un besoin naturel.

Déjà un peu plus éveillé il porte ses pas vers la cuisine afin de prendre une tasse de café chaude grâce à la cafetière offerte par sa mère l’an dernier. Il cherche le pain, généralement posé à côté et n’en trouvant pas se rabat sur un paquet de biscuit traînant au fond d’un placard.

« Put… !»

Le biscuit d’une couleur verdâtre va directement à la poubelle après avoir été tout juste goûté. Geoffrey se dépêche de boire une gorgée de café. Tant pis, il mangera une barre de céréale au boulot comme d’habitude.
Il entends déjà sa mère lui dire « Geoffrey, le repas du matin est le plus important de la journée, il doit être équilibré etc…etc… ». Il a beau avoir trente cinq ans, elle continue à le considérer comme un gamin de quinze ans ! D’un haussement d’épaule, il repousse cette pensée inopportune et passe de nouveau devant son PC pour cette fois lancer Internet et son courrier électronique.

Dans la salle de bain, il ôte son caleçon et grimpe dans le bac de douche.
Temps obligatoire devant la glace pour se brosser les dents et se raser.

Cette fois, il y est : réveillé.

Grand, blond, les yeux bleus Geoffrey est un bel homme mais cela lui importe peu si ce n’est qu’avec son physique il n’a pas de problème avec les filles. Heureusement car il n’a guère le temps pour le jeu de la séduction et tout le tralala. Une fille de temps en temps mais rien de plus.

Il va enfiler un jean et un T-shirt, ils n’ont pas encore réussi à lui faire mettre leur fameux costard ! et s’installe enfin devant sa machine.
D’abord les mails de copains, certains demandant des conseils pour leur PC, d’autres racontant leurs déboires amoureux. Antoine donne une fête ce week-end ( avec des belles filles) « tiens cela peut être intéressant »,sa mère lui rappelle la réunion de famille de dimanche prochain « m…. j’avais oublié ». Elle a trouvé le truc pour l’obliger à répondre car il ne peux pas prétendre ne pas lire sa boite mail.
Enfin, un petit tour sur son forum, un coin bien a lui ou il peux s’éclater.

« Bip, bip… » Sa montre sonne huit heures.

« Et m….. »

Geoffrey sourit, en effet depuis qu’il est seul il peut se permettre un langage peu châtié. Il se lève, éteint son PC ; De toutes façons il répondra au bureau aux messages qui l’intéressent.

En effet, Geoffrey ancien hacker reconverti, travaille désormais pour l’Etat afin de tester leurs moyens de défense. Cela lui prend parfois du temps mais jusqu’ici il a toujours réussi à percer leurs systèmes, il faut dire qu’il est plutôt « bon ». Cela le fait rire d’être payé pour faire quelque chose d’à priori illégal.
En ce moment il est sur un projet du FBI visant à protéger leurs dossiers informatiques. Passionnant car c’est le 3ème mis en œuvre depuis qu’il est là, un nouveau défi.

Arrivé à son boulot,il sort sa carte l'identifiant que le garde regarde de très près

"Comme si il ne me reconnait pas ce m...eux"

Il lui faut encore passer au détecteur de métaux puis à la fouille corporelle

"ils pourraient au moins laisser faire ça à une belle minette"

Il peut enfin se diriger vers le distributeur de friandises situé à l’entrée du couloir menant à son bureau.

Tout en mangeant, il passe devant les bureaux de ses supérieurs qui lancent comme tous les matins un regard noir sur sa tenue et sa barre de céréale.

« Tous des coincés… »

Arrivé devant son bureau, il allume son PC et s’apprête à….



[ Ce message a été édité par: LN le 2002-01-08 12:10 ]


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Mégalo
''Exorciseur de PC''


Inscrit: Sep 05, 2001
Messages: 2324
Posté le: 26-12-2001 à 14:05  | N° d'ordre sur la page en cours : 4 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 4 / 44
...lire ses messages, comme d’habitude.

Il n’est pas parti pour battre des records ce matin.

Juste pour faire son boulot, un amusement pour lui : pirater sous couvert de la loi un système qui a déjà coûté des millions, le perfectionner, le rendre infaillible.

Au moins pour un temps...

Une douce et récréative routine pour Geoffrey, l’ancien hacker hors la loi.

Il rit.

Son métier n’a pas de nom.

Il réfléchit : hacker honnête, hacker légale, hacker…...

Il rit aux éclats.

Les hommes aux costards bien taillés le dévisagent un instant depuis leur bunker de verre : un bureau surélevé et entièrement vitré depuis lequel ils observent leurs recrues.

Geoffrey n’est pas le seul spécimen dans ce bocal à repris de justices...

Il les aperçoit et se reprend.

Il est presque libre aujourd’hui.

Un pied de nez aux bonnes mœurs, ce job !

Une vraie chance.

Il pense parfois à la cellule qu’il aurait pu occuper durant de longues années sans cet inattendu repêchages par les agents du gouvernement.

Il n’a tiré que 5 mois...

C’est peu 5 mois de taule comparé à sa peine initiale.

Mais suffisant pour ne jamais oublier.

Il s’en veut pourtant.

Il pense à son existence.

Il porte les mêmes sapes qu’il y a 15 ans, vit dans un bordel désorganisé, ne sait pas se faire cuire un œuf sans foutre le feu à la gazinière. Sa mère le considère comme un gamin.

Il sait qu’elle à raison.

Il sait qu’il doit changer.

Ca fait au bas mot vingt ans qu’il se dit qu’il doit changer.

Ca fait vingt ans qu’il s’excuse.

Ca fait vingt ans qu’il pleure sur son sort.

Mais il a un talent. Il l’exploite pour le compte du FBI maintenant.

Même cela il ne l’a pas choisi.

Il s’est fait serré par excès de zèle. Et on lui a donné une chance.

Il pleure maintenant.

Un des gars du bunker le regarde en secouant la tête. Il se tourne vers son collègue le plus proche et lui dit en enlevant ses lunettes :
« Ce type est aussi malade que brillant. Regarde comme il chiale ce gland »

« les glands deviennent parfois des chênes » lui rétorque l’autre, s’imaginant faire de l’esprit.

Mais l’homme aux lunettes manque de s’étouffer.

Geoffrey a cessé de pleurer.

Il pense à présent à cette soirée chez Antoine.

Il ira.

Antoine est un ami de longue date. Geoffrey l’apprécie beaucoup.

Antoine ne le juge pas, ne lui renvoie pas sa propre misère en peine gueule.

Et il y aura de jolies minettes.

En taule, on ne trouve pas ce genre de distractions.

Il doit se mettre au travail.

Quand il travaille, il oublie pour un temps ses tracas.

Son job, c'est sa passion, sa dope, son excuse.

Il commencera la matinée par la lecture de ses messages……


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tazandrine
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Dec 27, 2001
Messages: 223
Posté le: 31-12-2001 à 00:03  | N° d'ordre sur la page en cours : 5 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 5 / 44
« Tiens, encore un message d’Antoine ».
Sur l’écran, quelques lignes s’affichent :

surtout n’oublie pas samedi soir 21 h et apporte le champagne.
P.S : j’ai parlé de toi à l’une de mes amies (tu me connais ;-)) et elle a hâte de te rencontrer... En plus, elle est super canon...


Un sourire aux lèvres, Geoffrey se frotte machinalement les yeux.
« fichu écran . Il faudra que je pense un de ces jours, à me rendre chez l’ophtalmo ».
Ses pensées dérivent malgré lui vers sa mère.
« Il ne faut pas que j’oublie de lui faire envoyer un bouquet de fleurs pour le repas de famille. J’espère qu’elle ne va pas encore inviter Emilie...

Sa mère s’inquiétait à son sujet : 35 ans, pas de petite amie fixe... et à chaque visite, il avait droit à la même rengaine :
« quand vas-tu te marier ? Tu vas finir seul et à ce rythme, je vais mourir avant d’être grand-mère... »
Depuis peu, elle avait décidé de jouer les entremetteuses.
Emilie était la voisine de sa mère. Elancée, brune, les yeux verts, elle venait d’avoir 34 ans.
La vie ne l’avait pas épargné. Il y a 5 ans, elle avait perdu son mari et sa fille dans un tragique accident de voiture. Depuis, elle n’avait pas refait sa vie. La mère de Geoffrey qui appréciait la jeune femme voyait en elle la bru idéale... Elle n’avait que son nom à la bouche.
Geoffrey essayait d’ignorer les manœuvres de sa mère.
« Fatigante mais attachante, voilà les adjectifs qui te caractérisent parfaitement maman »
Il n’oubliait pas qu’elle avait toujours été présente, apportant un peu de lumière et de douceur lors de ses visites en prison. Le souvenir de ce séjour restait pénible. A côtoyer violeurs, tueur... il n’avait eu qu’une seule crainte : celle de devenir comme eux ou d’être leur victime.

Complètement perdu dans ses pensées, Geoffrey ne se rendit pas compte immédiatement que quelqu’un l’appelait et tambourinait à la fenêtre du bunker.
Il leva tranquillement la tête...
« Qu’est ce qu’il me veut cet abruti... C’est qui le mec à ses côtés avec toutes ces breloques accrochées à la veste »...


[ Ce message a été édité par: tazandrine le 2001-12-31 00:04 ]

[ Ce message a été édité par: tazandrine le 2001-12-31 00:05 ]


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Tian
''Chevalier pourfendeur d'écrans bleus''


Inscrit: Oct 17, 2001
Messages: 7474
De: passage
Posté le: 06-01-2002 à 17:42  | N° d'ordre sur la page en cours : 6 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 6 / 44
"Encore un qui ne doit rien y connaître en informatique mais veut en donner l'impression".

Un des passe-temps préférés de Geoffrey: Parler technique avec des néophytes prétentieux. Les abreuver de termes obscurs que même lui n'est pas sûr de comprendre jusqu'à leur faire régurgiter le dernier soupçon de fierté qu'ils auraient pu posséder.

Se délectant par avance, il commençe à remplir sa besace vengeresse d'extraits de sa connaissance.

Les présentations commencent alors.

"Geoffrey, je vous présente le Lieutenant-Colonel Madragues de la Section Technique de l'Armée de Terre."

Annonce Monsieur Le Tout Puissant Despote, Cerbère et Maître du Service Securité Informatique, comme aime à le qualifier Geoffrey. De son vrai nom Archibald Desmote, il a obtenu son poste plus de par son ascendance que ses compétences. Il fait aussi parti des privilégiés receptacles des inondations verbales incompréhensibles de son subalterne. Principalement lors de l'hebdomadaire torture que représentent les rapports d'activité. Il ne les lit d'ailleurs que pour se donner l'illusion de garder une emprise sur le contenu du travail effectué dans le microcosme qu'il gouverne.

"Il est venu nous faire part d'événements étranges qu'il souhaiterait nous voir investiguer"

Le militaire intervient alors.

"Bonjour Monsieur"

Un hochement de tête et un vague son difforme lui répondent.

"En fait d'événements étranges, il s'agit principalement de fuites d'informations confidentielles. Vos états de service nous font penser que vous pourriez être la personne la plus apte à nous aider. Et ce en respectant bien évidemment une discrétion absolue."

"Cet abruti de chef a encore dû dire que j'ai une vie sociale quasi-inexistante" pense immédiatement Geoffrey. "Oui je n'ai pas d'anneau au doigt. Et alors?"

Son moment de colère passé, il poursuit à haute voix:

"Il va falloir que vous m'en disiez un peu plus"


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Pierre
''Prince des sockets''


Inscrit: Jul 02, 2001
Messages: 11027
De: The White Tower of Ecthelion
Posté le: 08-01-2002 à 21:46  | N° d'ordre sur la page en cours : 7 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 7 / 44
Le militaire lui jeta un regard réprobateur, un de ces regards qui transpercent, et Geoffrey comprit que cela voulait dire "Fais ton boulot, je fais le mien"

Il se rappela une fois de plus ses jours et ses nuits en prison, la chance qu'il avait eu. Alors il ajouta :
"D'un point de vue informatique, j'entends"

C'est étrange, tout de même. Jusque là, aucune personne au FBI ne l'avait réellement impressionné, mais cet homme-là semblait vraiment savoir ce qu’il faisait.

"Je ne puis vous en dire plus si vous ne me donnez pas votre parole sur la confidentialité, ni sans être sûr que vous acceptez"

Geoffrey était intrigué. Il accepta donc.

On le conduisit dans un bureau, quelques étages plus haut. Là, une charmante secrétaire, brune aux yeux verts ("canon celle-là ! Tu m’étonnes qu’il ait envie de travailler ce gars"), lui apporta un dossier tout en souriant et s’en alla. Le militaire lui parla pendant une heure mais il n’apprit pas grand-chose de nouveau, hormis qu’il devrait beaucoup plus travailler, serait dans un autre bureau avec des "machines plus appropriées" (ce qui le fit grandement rire intérieurement), signait là un autre contrat, mais il retint surtout que la splendide secrétaire souriante n’était pas loin.
"Si seulement elle ne s’habillait pas comme eux."

Les jours suivants passèrent extrèmement vite car il prenait à présent encore plus d’amusement à travailler, si c’était possible. Si bien qu’il ne vit pas arriver le week-end. Ainsi, lorsque le samedi après-midi sa mère l’appela au téléphone pour l’inviter à manger, il repensa à la fête d’Antoine, et refusa donc gentiment son invitation. Celle-ci fut troublée, et finit donc par avouer :
"Mais j’ai prévenu Emilie et elle est d’accord. Elle risque d’être déçue si tu n’es pas la !
- Ecoute maman, tu lui dis que tu es désolée et...
- Mais je ne peux pas lui proposer demain midi à la place, il y a déjà la réunion de famille.
- Ah ! Oui ! C’est vrai... Euh...
- Tu viendras, n’est ce pas ? Tu m’avais dit que tu viendrais !
- Pfff... ok, c’est bon."

Il avait cédé, une fois de plus.

Mais quand arrivera-t-il à lui faire comprendre qu’il désire être VRAIMENT indépendant ?

Lorsqu’il aura une petite amie.

Voila. Il a trouvé la solution.

"Et pour Emilie je fais comment ?
- Mange avec elle. Entre femmes, vous aurez plein de choses à vous raconter, là, j’ai beaucoup de travail maman, désolé mais je ne peux vraiment pas"

Il n’avait plus envie de parler d’Emilie. Cette conversation lui avait rappelé l’idée de la fête, et il ne pensait plus qu’à cela désormais.
Antoine savait qui lui correspondait, quelle genre de personnes il apprécierait. Cette amie ne pouvait donc être qu’une personne aimable, charmante, intelligente, franche...

Il se surprit à rire à cette description de la personne parfaite.

Il ne mangea pas, certain de trouver assez chez son ami, et partit presque en avance.

Lorsqu’il arriva à l’étage de l’appartement d’Antoine, il aperçut une longue chevelure brune juste devant lui.

"Vous !?
- Oh, tutoyez-moi s’il vous plait, nous ne sommes pas au travail...


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uuvvww
''Exorciseur de PC''


Inscrit: Oct 27, 2001
Messages: 4835
De: Vous ne m'aurez jamais vivant !
Posté le: 16-01-2002 à 10:05  | N° d'ordre sur la page en cours : 8 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 8 / 44
s'il avait eu une cravate, nul doute qu'il l'aurait desserrée d'un cran...
mais il se contenta d'arborer le sourire le plus carnassier de son arsenal.
...
"Il mord déjà à l'hameçon, le coq prétentieux" pensa t’elle.
...

Dès qu'on leur ouvrit la porte, ils se dirigèrent vers un coin du salon.

"Alors, reprit-il, on vient décompresser après une longue journée de boulot ?
Oublier le travail dans l'alcool et la danse ?
-Oh ! je vous en prie, ne me sortez pas les plans "drague" les plus éculés.
Je ne suis pas d'humeur à ça ce soir...
De toute façon je suis déjà prise en main
- ...
- ... et sérieuse si vous voulez tout savoir."

Geoffrey ne prit la peine de dissimuler sa déception et il s'apprêtait à tourner les talons quand elle reprit :
" Cependant, si je suis venue à cette fête ce soir, c'est que je voulais vous voir.
- ???
- J'ai cru comprendre que vous aviez quelques compétences en informatique... "

Geoffrey laissa échapper un ricanement. Lui qui croyait être le roi du sarcasme, il avait trouvé son maître.

"Je me débrouille... Et ce serait pour quoi ? Pirater le compte bancaire de votre patron ?
- Perspective alléchante, mais ce sera pour une autre fois.
A la place, j'aimerais que vous m'aidiez à mettre la main sur certaines informations..."

Geoffrey resta quelques instants sans rien dire, plongé dans ses réflexions.
Elle ne plaisantait pas, son incroyable assurance et l'aplomb de son regard le mettaient mal à l'aise.
Une espionne ? Et pourquoi pas...

"Non, vous faites fausse route, dit-elle en le regardant avec un air amusé.
- Elle lit dans mes pensées en plus, eh bien le tableau est complet" pensa t’il.

"Et de quels genres d'informations souhaiteriez-vous disposer ?
- Ca, je vous le dirai en temps voulu... Puis-je prendre cette question comme un accord implicite ?
- Tant que vous ne me faites pas envoyer en prison, je ne suis pas contre l'idée de vous aider.
- Gentil garçon ! Si vous faites bien votre travail, il y aura une récompense à la clé"
... et elle ponctua ces paroles d'un regard appuyé.

Puis elle tourna les talons et se perdit dans la foule. Quelques instants plus tard, Geoffrey la vit passer la porte et s'en aller.
"Elle est venue expressément pour moi ? Bigre, c'est du sérieux...
- Geoffrey, vieille canaille !"

La voix d'Antoine, son pote de toujours le sortit de ses songes.

"Amène-toi, reprit Antoine, il y a la une fille qu'il faut absolument que je te présente.
Une merveille, rien à jeter"

...

"Deux heures du matin, p..... , je vais encore avoir la tête dans le c.. demain !"
Il se tourna de coté, la "merveille" respirait doucement, régulièrement.
Il la contempla un long moment, fille splendide, corps de rêve, voix lourde et sensuelle...
Et pourtant, à cet instant où leurs corps ne faisaient plus qu'un, le visage d'une autre lui était venu à l'esprit.

"De quels genres d'informations pourraient-elle avoir besoin ?
Avec le métier que je fais, des informations grassement négociables, ce n'est pas ce qui manque..."
Mais il sentait au fond de lui-même qu'il s'agissait d'autre chose.
Il le sentait... son instinct le le lui hurlait.
Cet instinct qui lui indiquait toujours les coups foireux dans lequel il allait se plonger.
Cet instinct qu'il n'avait sans doute pas suffisamment écouté par le passé...


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kirin
''Enchanteur de config''


Inscrit: Jun 04, 2001
Messages: 79282
Posté le: 24-01-2002 à 20:23  | N° d'ordre sur la page en cours : 9 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 9 / 44
« Je m’en suis bien tiré j’ai échappé au dîner dimanche soir » pensa Geoffrey sur le chemin du bureau lundi matin.

« Et j’ai bien fais de mettre ma chemise habillée, ce sera quand même mieux pour la réunion de ce matin… même si j’ai sûrement l’air d’un pingouin… quoique habituellement j’ai rien contre les pingouins au boulot ! »

Son sourire amusé à cette pensée se fige face au regard de la belle brune aux yeux verts, Isabelle, qui le tire brutalement de sa rêverie pour lui annoncer sèchement son en retard : tout le monde l’attend.

« Et m…. en plus c’est la douche froide, je n’aurais pas cru qu’elle puisse elle aussi me descendre du regard ! C’est une maladie décidément ! » pense notre Geoffrey.

Accompagnant la parole du geste, Isabelle l’invite à la précéder dans la salle de Réunion.

« C’est parti …. »

Le Colonel le salue rapidement de la tête à son entrée. Geoffrey n’a qu’à peine le temps de découvrir que 3 autres personnes qui lui sont inconnues siègent dans la pièce qu’Isabelle a pris place et que le Colonel enchaîne.

« Asseyez-vous, Monsieur Dupré.»

Puis, se tournant vers l’intéressé, le Colonel ajoute d’un ton péremptoire : « M. Desmotes vous pouvez prendre congé, votre présence n’est pas requise ».

« Mais… » tente de balbutier le Despote.

Sans lui laisser le temps de continuer le Colonel le coupe et ajoute, cette fois d’un ton glacial :

« Inutile que vous perdiez votre temps précieux, vous avez certainement bien plus important à faire, n’est-ce pas ? »

Geoffrey commence à esquisser un sourire, vite ravalé par le regard que lui jette l’un des 3 inconnus face à lui. Un silence pesant de quelques secondes s’installe et finalement le Despote se lève, livide et sort de la pièce aussi dignement que possible.

Dès que la porte se referme, le colonel reprend :

« Je ne vous présente pas l’agent Malonne, notre spécialiste communications »

et avant que Geoffrey ait eu le temps de se remettre de sa méprise sur les compétences de la fameuse secrétaire, le colonel poursuit en les désignant

« et voici les agents Escozi, responsable de mission et spécialiste de terrain, l’agent Dubar, entre autre spécialiste mécanique, et l’agent Rolof. A vous agent Escozi.».

« Merci mon colonel »

« Bonjour M. Dupré. Nous avons besoin de vos compétences et nous avons donc décidé de vous faire confiance, malgré votre passif, car nous ne doutons pas que votre séjour à l’ombre ne vous ait appris le sens des mots confidentialités et loyauté. »

Marquant une pause durant laquelle il dévisage Geoffrey, l’agent Escozi reprend :
« Désolé pour cette introduction très franche mais autant que tout soit clair. En effet, même si nous manquons de spécialistes pointus comme les tests de ces derniers jours ont confirmé que vous l’êtes, cela ne doit pas nous empêcher de nous montrer prudent. Ai-je été assez clair M. Dupré ? ».

Tout étonné du son et de l’assurance de sa voix, Geoffrey parvient à répondre assez distinctement :

« Très clair même… »

« Bien, bien-bien… Parfait même. Nous allons peut-être bien nous entendre et si tel est le cas l’agent Rolof n’aura pas à vous faire une démonstration toute personnalisée de certains de ses talents. Voilà le topo : un groupe de pirates informatiques, revendiquant le nom des « hackers libres » entre actuellement dans les systèmes informatiques bancaires pour y dérober des sommes élevées. Leur mode opératoire est tout à fait surprenant puisqu’ils ne prélèvent pas d’argent par eux-même ! »

« Mais comment… » tente de demander Geoffrey.

« Laissez moi terminer je vous prie M. Dupré. Ces personnes semblent bien être capable d’agir à la faveur de grosses opérations globales interbancaires et d’en changer les destinataires qui deviennent des comptes suisses bien évidemment, comptes où la trace se perd tout de suite vous vous en doutez par jeu de virements immédiats... »

« Actuellement, nous avons réussi à établir que ces hommes sont obligés d’agir en étant relativement proches de la banque ciblée afin d’intercepter les données cryptées sur le réseau et de pourvoir les modifier dans un délai raisonnable, à leur avantage, avant de les retransmettre. »

« Votre mission est de nous aider à localiser les banques menacées, et à localiser ces pirates. Ensuite nous nous chargeons du reste, n’est ce pas M. Rolof… ». Lequel se contente d’un sourire carnassier pour toute réponse.

« Des questions M. Dupré ? »

Mis très mal à l’aide par le sourire de M. Rolof, pris un peu au dépourvu et assommé par tant d’informations et de nouveautés, Geoffrey met quelques secondes avant de se ressaisir et de demander :

«



[ Ce message a été édité par: kirin le 2002-01-28 18:33 ]


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Christian
''Apprenti dompteur de configuration''


Inscrit: Jun 18, 2001
Messages: 1481
Posté le: 01-02-2002 à 20:08  | N° d'ordre sur la page en cours : 10 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 10 / 44
- et... De quels délais je dispose ?
- rapidité n'est-elle pas mère de sûreté ? Autre question ?"

Geoffrey hocha la tête négativement. Inutile d'amorcer une joute oratoire stérile et puis, nolens volens, ce "challenge" (comme auraient ses collègues fervents de "travaux shootés", d'"infos formatées" et autres "routines outsourcées") n'était pas pour lui déplaire.

Chacun prit congé. Il décida de déambuler un temps avant de regagner son logis. Il aimait ces moments flous, l' entre chien et loup de l'esprit qui vagabondait alors tout à son aise. Il en rêvait même naguère,lors de son séjour carcéral, prisonnier tout autant de barreaux de solitude que d'entraves physiques.

Cependant ce soir-là, ses pensées tenaient davantage de l'introspection que de la rêverie du promeneur solitaire. Il savait qu'à chaque mission importante, il passait par cette phase de retour sur lui-même. 35 ans, toujours célibataire, sa mère qui le pressait de grandir tout en agissant de manière à le protéger au maximum : le paradoxe n'était qu'apparent. Il avait retenu sans le vouloir cette phrase de la psychanalyste Mélanie Klein : "Nous sommes habités d'un monde que nous ne gouvernons pas". Bien qu'il en fût convaincu, le constater de facto ne manquait jamais de l'étonner. "A chasseur, chasseur et demi", énonça-t-il in petto, amer et amusé à la fois.

Geoffrey était familier de ce regard ironique et sans pitié sur sa propre personne (quoiqu'il se laissât aller parfois à quelque auto-mansuétude, dans ses rares moments d'allégresse). Prompt au sarcasme envers lui-même il s'en voulait de ne pas avoir montré d'esprit de répartie face à la dernière réflexion de son supérieur, et se mit à repenser à cet instant précis à sa mère; il slalomait dans le hasard balisé de ces chaînes associatives lorsqu'un néon scintillant, en agressant sa vue, le ramena d'un coup à la réalité de la réalité. Cette mission anti-hacker...

Et brusquement, l'homme en proie au doute, perdu dans ses questions existentielles, se mua en une machine humaine redoutable, capable de penser en hexadécimal. Les idées l'assaillaient déjà pour contrer ce cyber-gang, et il pressa le pas pour commencer ses investigations sur le Réseau.

Power on, connexion, log in, commencer par ce site secret de pirates dont l'adresse lui avait été communiquée en prison contre quelques cartouches de cigarettes. M..... l'ordinateur coinçait, comme du temps de l'écran bleu de Windows ! Machinalement, il regarda les tâches e n cours, pour isoler et "tuer" la responsable de ce plantage. Dans le listing il aperçut alors un hackerslibres.exe narquois ...


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buzzz
''Chevalier pourfendeur d'écrans bleus''


Inscrit: Jul 09, 2001
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De: ux point zéro
Posté le: 08-02-2002 à 02:02  | N° d'ordre sur la page en cours : 11 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 11 / 44

son visage pâlit.

Que faire ? Ce programme ne pouvait en aucun cas être un simple virus conçu pour détruire sa cible car la cible était Geoffroy, peut-être le deuxième meilleur hacker sur terre, au passé trouble et aux rêves interdits trop proches de ceux de ce gang de pirates. Il y avait des milliers d'ordinateurs dans le complexe, Geoffroy pouvait se servir de n'importe lequel pour surveiller le réseau. Ce programme était sûrement un moyen de le contacter. Enfin espérait-il...

Que faire... l'écran semblait ne rien afficher, la main moite se crispait sur sa souris. Il savait que quelque part, à un autre étage, un poireau de l'informatique, (c'est ainsi qu'il appelait les matons payés a vérifier bêtement chaque pas de son travail dans son dos) devait recevoir le signal de son écran ainsi que les doubles des fichiers avec lesquels il travaillait. Si les hackers avait conçu un simple message s'affichant a l'écran, le maton l'aurait immédiatement vu lui aussi. Trop risqué. Mais alors comment comptaient-ils le contacter ? Geoffroy resta une minute entière sans bouger, sans respirer, sans penser, à l'affût du moindre signe. Tous les composants de sa machine semblaient inactifs. Il comprit alors que la solution devait être ailleurs. Il baissa ses yeux sur son clavier et ne vit que ses doigts tendus, prêt a bondir. Rien. Il fit un geste de sa main droite pour déplacer sa souris, pour voir, voir s'il allait se passer quelque chose. Le curseur suivit, mais ne sembla pas aller jusqu'au bout. Comme si sa souris c'était arrêter. Alors il l'a fixa du regard. Cette souris optique 3D dernière génération avec repérage optique avancée était son plus fidèle joujou au bureau. Il la connaissait par cœur. En deux secondes il ne tarda pas a comprendre, le programme arrêtait et remettait en marche sa souris. Et a chaque fois sa led de repérage s'allumait, puis s'éteignait, une fois lentement et une fois rapidement... du morse, pitoyable.

Geoffroy fut alors surpris, car ces hackers savaient beaucoup de choses, ils avaient localisé son ordinateur dans la base, ils connaissaient le modèle de sa souris et savaient qu'il connaissait le morse. Trop d'informations, trop précises, trop complexes a réunir, lui, hacker de toujours, savait que dans le meilleur des cas on n'a au plus qu'un brèche parfois pour s'immiscer dans un système, alors trois chances réunis à la fois... Son instinct sentit le piège. Le message proposait de rallier leur équipe, il commençait a lui expliquer comment faire. Ce piège trop balourd énerva Geoffroy, il lança trois commandes et le programme disparut a jamais de son ordinateur.

Un souffle, un soupir, "c'était quoi encore ça !" c'écria Geoffroy dans ses pensées. Il était fatigué, il sentait une montée d'adrénaline le protégeant non pas du danger passé mais d'un danger proche. Tout à coup une main se posa sur son dos et une voix prononça :

"Félicitations !"

Oh non, c'était la farce du colonel. Geoffroy aurait aimé évité ce misérable test de loyauté et n'aurait pas voulu entendre le discours qui suivit :

"Votre conduite a été exemplaire, vous avez refusé le contact avec ce programme fait par nos soins où nous vous proposions de rentrer en contact avec ces terroristes débiles et menaçants... vous faites vraiment partie de l'équipe maintenant...."

Geoffroy n'écoutait plus. Il savait que ce test n'était pas là pour évaluer sa loyauté mais pour lui rappeler qu'"ils" veillaient, et qu'à la moindre faute, de près ou de loin, il serait jeté et oublié dans une prison avec un billet sans retour cette fois.

Geoffroy sortit de son humeur pessimiste quelques instants plus tard. Toutes les huiles étaient reparties dans leurs bureaux, sûrement pour se congratuler entre elles, ou pour stresser en sachant que lui seul, le hacker en jeans et chaussettes trouées, était l'unique salut possible a leur problème. Geoffroy en avait marre tout a coup. Il avait l'impression de rendre service a une bande de pingouins en costume qui n'hésiteraient pas à le casser en deux si l'affaire tournait mal. Il se mit à rêvasser et à jouer avec l'unique objet infantile à bord du navire : sa souris à repérage 3D. Un gadget qu'il avait acheté pour se marrer, sans réelle importance ; il regardait les petites lampes sur la partie inférieure qui permettaient a la petite bête de se localiser dans l'espace. Quel miracle de technologie : pour une fois, c'était une des rares choses a laquelle il ne comprenait rien dans sa machine, ce périphérique semblait le dépasser. Il le reposa tranquillement, et, là, sur le bureau, il vit les lampes se mettre à briller à 20 cm au-dessus du tapis. "Quoi ?" pensa Geoffroy, "ce n'est pas dans son habitude". Il vérifia alors rapidement les processus de sa machine et il n'y avait rien. Il fixa son regard sur son tapis sur lequel commençaient a se dessiner de vagues traits. Surprenant. Des lettres ne tardèrent pas à apparaître, puis un message entier :

"Piratage de transferts bancaires.... lundi 23 février GMT 23:14:11 Merchant Bank of China, Dest : Union Trade Schwitzerland Bank, packet name, T-RSA154-5454-5454ZGSZD1SQD, packet size 64684MB. GENOBANK ! GENOBANK ? GENOBANK ! GENOBANK GENOBANK GENOBANK GENOBANK GENOBANK GENOBANK"

Geoffroy reprit ses esprits. Ces codes correspondaient effectivement aux codes des transferts bancaires internationaux. Sur la liste des attaques qu'il avait entrevues lors de la réunion, il avait effectivement repéré le nom de ces deux banques. Mais il restait surpris pas par taille de la transaction : 64Giga de données. Pour une transaction qui ne prend que 2ko d'habitude. GENOBANK, oui, il s'agissait effectivement d'un projet informatique, la banque internationale du séquencçage du génome humain. Geoffroy ne comprenait plus rien, lui aurait-on vraiment parlé des bonnes banques ?




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Lhetre
''Prince des sockets''


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De: Tralfamadore
Posté le: 16-02-2002 à 00:03  | N° d'ordre sur la page en cours : 12 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 12 / 44
Il transcrit la série de chiffres sur un bout de papier replié en quatre. Merci maman pour cette mémoire infaillible. Puis les vieillies habitudes refirent surface. D'abord brouiller les pistes. Il se connecta sur son site xxx préféré, téléchargea le logiciel de connexion qui avait écrit quelques années auparavant et lança l'installation.

Deux étages plus haut ses anges gardiens suivirent la manoeuvre avec attention.
"Qu'est-ce qu'il nous fait maintenant ?" Escozi fut le premier à réagir, "Mais c'est un site porno !"
"Salaud ... comme si on le payait pour se rincer l'oeil." répliqua Rolof toujours amusé par les faiblesses humaines, "Ah ! C'est un homme comme un autre. Je connais un gars qui après trois mois de prison est devenu pédé" L'écran se figea. "Ben, il a du se faire coffrer pour découvrir sa vrai nature, haha! " Un message d'erreur fit son apparition pour disparaître aussitôt "... son truc est vérolé, tu parles d'un expert ..."
Escozi lança quelques commandes pour vérifier la mémoire du système en hochant la tête, tant d'années d'étude et de formation pour travailler avec un retardé, "Pourquoi le firewall l'a laissé passer ?" maintenant une série d'images de filles bien en chair s'alternait sur leur écran "Je parie qu'il est en train de se payer notre tête. Préviens le colonel."
Rolof était monté en grade à la force du poignet. Autodidacte et fier de l'être. Il pouvait écrire mille lignes de code sans une erreur, mais ne savait pas écrire "synonyme" sans devoir recompter les "y" trois fois pour se tromper quand même. Il aimait la logique impitoyable de la programmation, alors que l'orthographe, lui, hein ? Se faire donner des ordres par ce péteux insolent le, comment dire, faisait gerber. Il faillit demander à son collègue comment on écrit péteux.
"Me voilà rentré dans la brigade des moeurs maintenant" dit-il, sans bouger d'un millimètre.

"Vous semblez avoir une dent contre Géoffrey, colonel." dit Isabelle.
"Ce gars est doué de plus de talent de ce qu'il peut se permettre. Si au moins il avait des idéaux définis, que sais-je, s'il était intégriste par exemple, même trotskiste, nous saurions à quoi nous en tenir, nous pourrions le boucler une bonne fois pour toute, mais il parle de plaisir et de défis intellectuel. C'est un anarchiste pur, et pour ce qui me regarde un danger pour la société. Ses actes le prouvent."
"Si je me rappelle bien son dossier, sa condamnation vient d'avoir effacé des données sensibles de l'armée sur un serveur avant de le planter. Votre vision me semble un peu extrême."
Ils étaient arrivés devant le bureau du colonel.
"Ma chère mademoiselle, ce serveur était utilisé au même instant par un service de l'hôpital, et son arrêt a provoqué des dysfonctionnements dans trois de ses salles opératoires. Dans une de celles-ci une opération à coeur ouvert avait lieu, le pauvre homme en est décédé. Souvent on ne mesure pas les conséquences de ses actes, mais monsieur Geoffrey aura tout le loisir d'apprécier la porté du sien en travaillant pour nous."
"Vous pouvez mesurer le travail physique, mais comment vérifier le travail intellectuel d'un individu qui, d'après vous, refuse l'intégration ?"
"Nous avons nos moyens. En tant qu'individu il n'a pratiquement pas de concurrent, mais les capacités additionnées de nos techniciens nous assurent le contrôle sur ses actes. Bien entendu, tout ce que je viens de vous dire doit rester confidentiel."
Le colonel sortit son badge et le présenta à la fente à côté de sa porte. Le led resta rouge et un bip retentit. Il regarda son badge, il le frotta contre son pantalon et le repassa dans la fente. Rouge. Bip. La troisième tentative fut la bonne. La porte s'ouvrit sur son bureau et sur une pensée contrariante. Sa main s'arrêta un instant sur la poignée.
"Tout va bien, colonel ?" demanda Isabelle.
"Je dois vous laisser, des taches en suspens, vous comprenez sûrement. Bonne journée. Dites à vos supérieurs que tout est sous contrôle, mais n'avancez pas de date pour l'instant." il prit congé en courbant légèrement la tête, comme de son habitude.
La porte fermée derrière son dos, le doute accéléra ses mouvements et sa respiration, en bon chef paranoïaque tout ce qui sortait de la routine réveillait ses soupçons. Il se connecta au réseau interne, login, password, accès à toutes les données et à tous les autres postes. Dans la liste des connectés il choisit le poste de Geoffrey et il vit ... du cul ? Du cul sur un poste du centre sous son contrôle ?


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le mérou
''Exorciseur de PC''


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De: mon coin de paradis..
Posté le: 23-02-2002 à 14:42  | N° d'ordre sur la page en cours : 13 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 13 / 44
« Mais il se fout de ma gueule ! Et ouvertement de surcroît ! » Le colonel trépignait sur sa chaise et les multiples médailles qui rutilaient sur sa poitrine en tremblaient.

Ou alors…

Il changea de poste. Sur l’écran tactile de celui-ci, il sélectionna webcam…

« Toi mon gaillard, marmonna le colonel, tu sais qu’on apprends pas au singe à faire la grimace… et surtout pas à moi… ».
Tout en sélectionnant les caméras de la salle où travaillait Geoffroy, il continuait de regarder l’autre écran. Mais il n’y voyait qu’une succession de fenêtres qui s’ouvraient, aux noms évocateurs…culx.com, minou.fr…

La caméra sélectionnée, il zooma sur le poste du pervers récalcitrant…

« Mais il matte sérieusement en plus !!! » S’en était trop. Le colonel bondit de sa chaise et fonça vers la salle.

Pendant ce temps, geoffrey imaginait les sbires s’offusquer à la vue des sites visités.

« Quelle idée j’ai eu de bidouiller ce petit prog’ pour occuper les matons… » Il ricanait…tout en déchiffrant l’origine du code de transfert sur une autre machine…celle juste derrière lui…
Il avait, un soir d’heures sup, trafiqué les connexions réseau pour relier un autre pc à celui de son poste habituel sans passer par les câbles du réseau interne bien sur…
Personne ne se préoccupait de ce poste depuis 3 mois…date à laquelle l’écran avait sois disant grillé… et la maintenance… «a tellement à faire dans l’immeuble !! » Il se revoyait en train de sortir son pipeau au technicien d’entretien…

Geoffrey n’était pas peu fier de cette trouvaille. Il pouvait ainsi, grâce à 2 miroirs perdus au milieu des nombreuses breloques de son bureau, jouer sur cet autre écran et l’éteindre d’un clic de souris…ni vu, ni connu…

Soudain, la porte vitrée de la salle fit un bruit assourdissant, si bien qu’il fut persuadé de la voir en mille morceaux alors qu’il se retournait.
C’était le colonel, vert de rage.

« Vous !!! Je savais qu’on ne pouvait pas vous faire confiance !!! »

Clic ! l’écran redevint noir. Alt+tab, il bascula sur une fenêtre de programmes restée active derrière les nombreux sites porno.

Il se leva, droit comme un i, mimant le garde à vous : « monsieur ? il y a un problème ? »

Le colonel fit une manipulation sur le clavier du faux soldat, et montra du doigt les sites coupables : « Et ça, c’est quoi ? Vous croyez que vous pouvez vous moquer du gouvernement impunément ? C’est scandaleux ! »

Sur ces paroles qui résonnaient dans tout le service, Desmote fit son entrée :
« Ce n’est rien mon colonel, ça lui arrive…ça le détends qu’il me dit…vous savez, ces gars là, ils sont un peu bizarres à force de programmer et de surfer…alors on tolère un peu de fantaisie de temps en temps… »

Geoffrey resta cloué sur place. Comment ? Comment lui, le pingouin péteux, peut-il venir à mon secours ?

Les yeux ébahis, il le regarda s’avancer vers lui, sans prêter attention au fait que le petit morceau de papier sur lequel était inscrit le code gisait à terre…

Desmote se baissa, ramassa le papier et le reposa sur le bureau de geoffrey, qui n’arrivait toujours pas à comprendre et à articuler le moindre mot.

« Mettez un peu d’ordre dans votre bureau tout de même, et retournez travailler. Vous ne voulez pas manquer de respect au colonel n’est-ce pas ? »


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riwann
''Seigneur des chipsets''


Inscrit: Jun 25, 2001
Messages: 20759
Posté le: 01-03-2002 à 11:03  | N° d'ordre sur la page en cours : 14 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 14 / 44
Geoffrey bredouilla un « non » presque inaudible pour toute réponse…

Les apparences sont parfois si trompeuses se dit-il. Il avait appris à se méfier d’une telle quantité de choses et de personnes, d’abord dans son activité de pirate, puis durant son court séjour en cellule, que l’attitude du Despote ne pouvait apparaître qu’étrange. Pourquoi était-il venu à sa rescousse ? Celui-là même qui ne manquait pas une occasion de lui rappeler qui était le maître et d’où Geoffrey était sorti grâce à eux. Il s’égara dans ses pensées, se rappelant combien il regrettait de s’être fait prendre, même si son existence était plus simple maintenant. Il n’y avait plus à se couvrir sans cesse, protéger ses arrières, brouiller les pistes, fuir parfois… tout ceci n’était plus nécessaire, mais le piquant et l’excitation de la clandestinité virtuelle lui manquait parfois ; particulièrement lorsqu’il avait à supporter une hiérarchie militariste.

Madragues dévisagea sèchement Archibald Desmote, Monsieur Archibald Desmote, avant de s’en retourner aussi prestement qu’il était venu. Isabelle Malonne envoya un sourire complice à Geoffey qui aurait sans doute rougi si son esprit n’avait été occupé ailleurs, et emboîta le pas au colonel.

Desmote était hilare en regagnant son bureau dans lequel Madragues l’attendait. « Notre petit mise en scène a bien fonctionné n’est-ce pas ? » Lui lança t’il en s’affalant dans son large fauteuil de cuir marron…

Ce ne fût pas une journée très productive pour Geoffrey. Il ne cessait de tourner dans sa tête la scène de ce matin. Dans trois jours la prochaine action des « hackers libres » seraient dans les journaux. Il hésitait à agir. Trop de doutes l’assaillaient. Etait-ce un autre test de ses supérieurs ? Il rentra chez lui avec tous ces doutes, consulta ses messages, prit une douche et s’affala sur son lit…


Isabelle était plus belle que jamais. Elle portait un pantalon en soie beige, ample et souple, surmonté d’une veste de la même couleur dont la large ouverture laissait entrevoir la naissance de sa poitrine. La matière était fluide et laissait deviner les courbes parfaites de son corps. Ses chaussures à talons fins rehaussaient encore ses jambes interminables. Ses longs cheveux bruns n’étaient pour une fois pas attaché en ce chignon triste et rigoureux imposé par son statut professionnel. Ses yeux en amande exprimaient tout à la fois l’intelligence, le désir et la joie de vivre. Le maquillage était simple et discret mettant en valeur le dessin impeccable de ses lèvres. C’était de toutes évidences une femme magnifique.

Elle s’approcha de Geoffrey et repoussa la chaise sur laquelle il était assis pour travailler. Elle l’enfourcha, prit sa tête entre ses mains et le regarda droit dans les yeux. « Méfie toi des apparences Geoffrey, les gens ne sont pas ce qu’ils paraissent être… ». Elle remit ses cheveux en arrière d’un geste sensuel de la tête, ouvra la bouche à nouveau pour parler, et se mit à émettre des « bip » de plus en plus prononcés…
« Aïe !…ma tête !… décidément je n’aime pas les réveils matins ! »…
Quel rêve ! Cette « créature » l’obsédait donc au point de venir envahir ses songes ?

Il sourit à cette pensée, mais ravala rapidement son sourire. Il ne devait pas s’éprendre ainsi d’une femme, il ne le voulait pas. Trop de souvenirs lui revenaient encore en mémoire ; il ne pouvait oublier que c’était à cause d’une femme qu’il s’était fait pincé. Il avait eu du temps pour y réfléchir, et en avait tiré la conclusion qu’il n’était pas bon de trop s’attacher… et pourtant Isabelle commençait à le hanter… cette pensée le dérangea et il préféra la chasser de son esprit. « plus facile à dire qu’à faire ! »… Il pris la décision de se plonger dans le travail, sa passion ; il savait par expérience qu’une importante quantité de boulot permettait, non pas d’oublier les problèmes, mais au moins de ne pas trop y penser. C’était sans doute peu courageux de sa part, mais sa tranquillité d’esprit en avait besoin.

Ce matin il était bien décidé à tirer au clair cette histoire de code reçu sous le sceau du secret. Il arriva au bureau à 8h30 comme d’habitude. S’il avait toujours assurément du mal à se réveiller, cela ne l’empêchait pas pour autant d’être d’une ponctualité de métronome… il remarqua le peu d’agitation de la rue ce matin, et en traversant le parking des bureaux, il constata l’absence quasiment totale de véhicule. Cela faisait partie de ces petites choses qu’il notait, que son esprit notait, mais auxquelles il ne prêtait pas attention… en tout cas sur l’instant. Et il aimait regarder les gens, les observer, c’était une façon pour lui de se couper un peu de sa réalité virtuelle. Un paradoxe en somme. Les transports en communs qu’il empruntait chaque jour était une mine de recherches pour son étude de l’âme humaine, si complexe et mystérieuse à ses yeux.

Il présenta son badge au gardien, monta dans l’ascenseur. Le huitième étage était lui aussi vide, il gagna son bureau, alluma son micro ordinateur et comprit enfin pourquoi tout semblait désert. Nous étions samedi ! Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait, comme beaucoup de gens passionnés, il ne prenait pas vraiment la mesure du temps, et il lui arrivait d’en perdre toute notion, semaine, week-end, jours fériés, 11h ou 22h, tout pouvait parfois se mélanger, dans le but reconnu de finir le projet en cours. Comme, dans ces cas précis, il pensait constamment à son job, il était obsédé par le problème continuellement, il ne voyait pas l’intérêt de rentrer chez lui ou de faire quelque chose d’autre. Cela pouvait le rendre asocial. Il s’en rendait compte bien sûr, mais ne parvenait pas à lutter contre sa nature.

Quoi qu’il en soit, samedi ou pas, ce mystérieux code le hantait, il ne pouvait plus attendre…

Il reprit alors le déchiffrement de l’origine de ce code… Trois heures et demie plus tard, il pouvait enfin identifier l’émetteur du message, mais il n’en croyait pas ses yeux. Cela ne pouvait être lui, son ancien complice de toujours, celui là même qui avait plongé six mois avant lui et qui avait fini suicidé « volontaire » au fond d’une cellule du Delaware, du moins était-ce la thèse officielle… et pourtant le message avait bien la signature de son pseudonyme dans le « milieu », Jalrov, et les méthodes aussi…




[ Ce message a été édité par: riwann le 2002-03-01 15:57 ]


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Redskin
''En quête de stabilité sur le mont Asus''


Inscrit: Nov 14, 2001
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De: Paris
Posté le: 12-03-2002 à 19:14  | N° d'ordre sur la page en cours : 15 / 15 | N° d'ordre sur le topic : 15 / 44
Jalrov,Jalrov,Jalrov,se nom resonnait dans la tête de Geoffrey,il restais devant son écran les bras ballant pendant présque dix minutes avant de reprendre ses esprits.

De son vrai nom Igor Evitch,ils se connaissaient depuis plus de vingt ans et se consideraient comme des fréres.

Ils s'etaient rencontré au collége via leur passion commune (les micros-ordinateurs et les jeux vidéo)et tout de suite ils sont devenus inseparables.
Déjà à l'époque ils avaient montés une petite entreprise de piratage.Jalrov etait capable de fabriquer a l'identique les micros-ordinateurs du moment (Oric atmos,MO5,amstrad)et geoffrey s'occupait des copies sur casette audio des jeux et surtout de la partie commerciale et financiére de leur organisation a but super lucratif.

Igor était arrivé en France a l'age de huit ans suite a la mort tragique de ses parents en Russie ou il avait échappé de justesse a la mort aprés l'éxplosion soit disant accidentelle de leur voiture.Il avait des sequelles de brulure sur tout le corp et sur une la moitié du visage.Il n'etait pas vraiment beau a voir et Geoffrey était un des seul qui ne lui avait jamais montré son handicap.Au contraire il avait même reussi à lui redonner confiance en lui et à surmonter sa difference physique.

Jalrov parlait beaucoup à Geoffrey de son enfance en Russie et s'etait fait la promesse de connaitre un jour la véritée sur la mort des ses parents.

Soudain l'ordinateur de Geoffrey se mit a bipper .....

[ Ce message a été édité par: Redskin le 2002-04-06 08:37 ]


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